Extraits étiquetés avec : avidité

  • L’existence est un chemin

    L’existence est un chemin. Quelle perspective bouleversante ! Au lieu de nous réjouir des bonnes nouvelles et de déplorer les mauvaises, nous changeons de comportement. Nous sommes désormais prêts à travailler avec tout ce qui survient. Parallèlement, au lieu de croire que notre bien-être et notre bonheur dépendent des circonstances, nous comprenons qu'ils viennent de notre état d'esprit. Tout cela va complètement à l'encontre de nos habitudes.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 32
  • Nature insatisfaisante de la vie

    À un moment ou un autre, nous ressentons tous de l'insatisfaction dans notre vie – de l'agitation, de l'irritation, de la disharmonie, de la souffrance. […]

    Ces insatisfactions personnelles ne restent pas circonscrites à nous-mêmes ; nous partageons sans cesse notre souffrance avec les autres. L'atmosphère entourant chaque personne malheureuse se charge d'agitation, et tous ceux qui entrent dans cet environnement risquent alors de se sentir également malheureux, agités. Les tensions individuelles se combinent ainsi pour créer les tensions de la société.

    C'est le problème fondamental de la vie : sa nature insatisfaisante. Des choses que nous ne voulons pas arrivent ; des choses que nous voulons pas n'arrivent pas. Et nous ignorons comment et pourquoi fonctionne ce processus, tout comme chacun est ignorant de son propre commencement et de sa propre fin.

    Couverture de L’art de vivre
    page(s) 29-30
  • Oscillant entre le désir et la peur

    L'homme oscille entre le désir et son négatif, la peur : peur que la vie nous impose ce que nous ne voulons pas, peur que la vie nous refuse ce que nous voulons, peurs conscientes et peurs refoulées se manifestant sous des formes déguisées et mensongères. Le disciple qui vient trouver un maître vit dans ce monde de l'ego qui est celui de l'attachement à toutes sortes de facteurs extérieurs à lui dont dépendent aujourd'hui son bonheur ou son malheur.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 28
  • Ne plus rien chercher

    Le Sage est celui qui ayant trouvé tout ne cherche plus rien.

    Parce qu'il vit dans un état qui ne le satisfait pas, tout être humain est sans cesse poussé à chercher autre chose, que ce soit le soleil aux Baléares, une fille en discothèque, Dieu au monastère, l'oubli dans l'alcool, l'argent à la Bourse, l'admiration chez les autres ou midi à quatorze heures. Et cette recherche n'a pas de fin et ne pourrait finir que si l'Infini et l'Éternel étaient trouvés.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 25
  • Le cœur de la confusion

    Le cœur de la confusion consiste en ce que chaque homme a une perception de soi qui lui paraît être solide et continue. Lorsque surviennent une pensée, une émotion ou un événement, quelqu'un est conscient de ce qui se passe. Vous avez conscience de lire ces mots. Cette perception de soi est en fait un phénomène transitoire et discontinu que, dans notre confusion, nous prenons pour un phénomène solide et continu. Et comme nous prenons notre vue confuse pour la réalité, nous nous efforçons de maintenir et de conforter ce soi solide. Nous tâchons de le nourrir de plaisirs et de le protéger de la douleur. L'expérience menace sans cesse de nous révéler notre caractère transitoire, aussi tentons-nous continuellement de dissimuler toute possibilité de découvrir notre condition réelle.

    Couverture de Pratique de la voie tibétaine
    page(s) 13
  • Le mal est un niveau de nous-mêmes à rencontrer sur le chemin

    On donne [aux] forces [malfaisantes] davantage de réalité et de puissance si on leur résiste. Elles aussi participent du divin. Il n'est besoin que d'apprendre à se centrer et à maintenir son attention sur une conscience plus profonde, pour que notre réaction n'ait plus de raison d'être. Évidemment, quand le dragon est à votre porte et que vous n'êtes pas suffisamment ouvert pour accueillir toute son énergie, mieux vaut tourner les talons. Il peut alors être utile de faire appel à un rituel qui permette de se centrer et de se protéger. Cela revient à sortir par la porte du fond.

    Mais, tôt ou tard, nous devons lui ouvrir la porte et accueillir cette énergie pour l'incorporer. Il faut, pour ce faire, avoir atteint un stade de centrage et de confiance suffisamment élevé. Il est aisé de comprendre comment l'homme égoïque peut considérer Dieu comme un champion vainqueur des forces du mal, mais ça, c'est une image élaborée par nos attirances personnelles qui ne peut avoir aucun sens. En fait, il est plus sage de réaliser qu'au fur et à mesure de notre aspiration vers une conscience plus élevée, le mal est un niveau de nous-mêmes à rencontrer sur le chemin.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 38
  • Mourir et renaître sans cesse

    Je ne suis pas le même Trungpa que vous avez vu il y a quelques jours. Je suis, à ce moment même, un nouveau Trungpa, tout frais ! Et je serai toujours ainsi. Je serai mort et disparu ce soir et, en ce moment, à cet instant précis, je meurs et je nais. La prochaine fois que je donnerai une causerie, je serai donc un tout autre homme.

    On ne peut se fier à un seul point de repère particulier. Dans un sens, voilà une affirmation extraordinairement rafraîchissante, qui fait du bien, mais d'un autre côté c'est un peu triste parce qu'on veut s'accrocher au passé, sans trêve.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 34
  • Paisible tel un lac

    Quand il méditait, il pouvait désormais lâcher prise et ne se focalisait plus ni sur le passé, ni sur le futur. Il atteignit un stade de sérénité paisible et d'extase extrême même s'il sentait les graines de ses pensées et de l'attachement encore présentes en lui. Quelques semaines plus tard, Siddharta expérimenta un niveau encore plus élevé de méditation et ces fameuses graines disparurent à leur tour. Puis, il arriva à un stade de concentration tel que même les notions d'extase et de non-extase cessèrent d'exister. Son cœur s'apaisa tel un lac par une calme journée.

    Maître Alara, impressionné par les progrès si rapides de Siddharta, lui apprit comment atteindre l'état méditatif du royaume de l'espace infini, dans lequel l'esprit ne fait plus qu'un avec l'univers. Les phénomènes visuels et matériels cessent de se produire, et l'espace est perçu comme la source illimitée de toute chose.

    Siddharta suivit les instructions d'Alara et concentra toute son énergie à la réalisation de cet état qu'il atteignit en moins de trois jours. Néanmoins, il restait prisonnier de ses angoisses les plus profondes. Il retourna demander de l'aide à Alara qui lui déclara :

    — Tu dois franchir l'étape suivante. Le royaume de l'espace infini est de même nature que ton propre esprit. Ce royaume n'est pas une production de ta conscience mais ta conscience elle-même. Maintenant, tu dois expérimenter le royaume de la conscience infinie.

    Siddharta revint vers son lieu de méditation et connut en deux jours le royaume de la conscience infinie. Il vit que sa conscience devenait partie prenante de chaque phénomène se produisant dans l'univers. Mais ses émotions négatives et ses inquiétudes continuaient à le tourmenter. Il revint trouver maître Alara qui le regarda avec un profond respect.

    — Tu approches du but suprême. Rentre dans ta hutte et médite sur la nature illusoire de tout phénomène. Tout, dans l'univers, est créé par ton propre esprit : les formes, les sons, les odeurs, le goût et la perception tactile du chaud, du froid, du dur, du doux… Ces créations de l'esprit n'existent pas de la façon dont on les conçoit habituellement. Notre conscience est comme un artiste qui matérialiserait toute sensation par une création psychique ou physique. Une fois que tu auras atteint le royaume de la non-matérialité, tu auras réussi. C'est un état dans lequel on s'aperçoit qu'aucun phénomène n'existe en dehors de notre esprit.

    Couverture de Sur les traces de Siddharta
    page(s) 79-80
  • Tel le bon gardien de troupeau

    Tel le bon gardien de troupeau reconnaissant chacune de ses bêtes, un bhikṣu est capable d'identifier chaque composante de son propre corps. Tel le bouvier n'ignorant rien du caractère de chaque buffle, un bhikṣu sait quels actes du corps, de la parole et de l'esprit sont bons ou mauvais. Comme un bon gardien de troupeau sachant laver parfaitement ses bêtes, un bhikṣu doit purifier son esprit et son corps des désirs, attachements, colères et aversions.

    Couverture de Sur les traces de Siddharta
    page(s) 20
  • Concilier notre potentiel et nos névroses

    Il nous faut atteindre une certaine maturité pour apprendre à concilier notre potentiel et nos névroses. La pratique de l'observation de l'esprit permet de développer cette maturité.

    Cette réflexion introspective désigne l'attitude d'esprit et la méthode qui consistent à regarder en toute lucidité et sans jugement de valeur tout ce qui surgit dans notre esprit. C'est un exercice difficile : nous avons en effet tendance à rejeter nos expériences déplaisantes et à susciter les plus agréables. La beauté et la bonté extraordinaires inhérentes à cette méthode résident dans le fait qu'elle exige tout simplement de faire l'expérience de l'ensemble de ce que nous vivons.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 26-27
  • Prisonnier d’une idée du temps

    Quand vous vivez complètement chaque instant sans rien attendre, vous n'avez aucune notion du temps. Quand vous êtes prisonnier d’une idée du temps – aujourd'hui, demain, l'année prochaine – votre pratique devient égoïste. Des désirs variés se mettent à vous tirailler en tous sens.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 27
  • Prendre soin de l’expiration

    Prendre soin de l’expiration est très important. Mourir est plus important que s'agripper à la vie.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 25
  • Entrer en contact

    Au cœur de l'attention, réside un acquiescement qui nous dispose à entrer en rapport direct à ce qui survient.

    Chercher à comprendre peut facilement être une forme d'évitement. Une manière de tout tenir à distance. La voie consiste davantage à entrer en contact. Être bouddhiste est d'une extrême simplicité : demeurer au plus près de ce qui est, sans le rejeter ou le saisir.

    Couverture de ABC du bouddhisme
    page(s) 24
  • Le contentement

    Le contentement signifie ne pas avoir d'avidité exagérée envers la nourriture, les vêtements, le logement, les médicaments ou quoi que ce soit d'autre, allant au-delà de vos besoins de base. Celui qui est satisfait a une vie très facile et sa pratique de la méditation devient facile aussi.

    Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience
    page(s) 38
  • Dangers d’une pratique incorrecte des jhāna

    Il est important de savoir qu'il existe, en réalité, certains « dangers » lors d'une pratique incorrecte des jhāna. Une personne prudente devrait en être pleinement informée. Voici les deux principaux dangers :

    • un pratiquant peut se retrouver « piégé » dans l'extase jhanique ;
    • il peut développer de l'orgueil autour de sa réalisation.
    Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience
    page(s) 32
  • Les facteurs perturbateurs

    Nous progressons lentement vers la concentration, avant tout en affaiblissant certains facteurs perturbateurs, puis en les mettant « en suspens ». En réalité, les éléments qu'il faut affaiblir ne sont que de petites choses : la peur, l'anxiété, la colère, l'avidité, la honte, par exemple. Ce sont de simples habitudes mentales, mais elles sont si profondément gravées en nous que nous croyons qu'elles sont naturelles, qu'elles font partie de notre esprit et, d'une certaine façon, qu'elles constituent des réactions au monde justes, correctes et appropriées. Qui plus est, nous pensons qu'elles sont nous ; nous croyons qu'elles sont, d'une manière ou d'une autre, inscrites dans notre nature fondamentale et nous nous identifions à elles.

    Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience
    page(s) 23-24
  • Trois niveaux du mal-être

    Ce qui est non satisfaisant (dukkha) peut-être considéré selon trois niveaux. Le premier concerne la vue habituelle négative des états de l'existence : la naissance (le traumatisme de la sortie du ventre de la mère, par exemple), la vieillesse, la maladie, la mort. Le deuxième parle de la difficulté de la relation aux êtres et aux choses (être uni à ce que l'on n'aime pas, être séparé de ce que l'on aime, ne pas avoir ce que l'on désire). Le troisième s'applique à une explication des éléments de toute expérience humaine (marqué par l'activité de saisie, de rejet ou d'aveuglement). [Thierry-Marie Courau]

    Couverture de Vingt clés pour comprendre le bouddhisme
    page(s) 26
  • Trois qualités fondamentales : l'intelligence naturelle

    [La] voie impose de nous révéler à nous-mêmes trois qualités présentes lorsqu'on est humain, trois qualités fondamentales qui ont toujours été en nous mais qui peut-être ont été occultées et presque oubliées. Ces qualités sont l'intelligence naturelle, la chaleur humaine naturelle et l'ouverture d'esprit naturelle. […]

    L'intelligence naturelle est toujours à notre portée. Quand nous ne sommes pas pris au piège de l'espoir et de la peur, nous savons intuitivement quelle est la bonne façon d'agir. Si nous n'obscurcissons pas notre intelligence avec la colère, l'apitoiement sur nous-mêmes ou l'avidité, nous savons ce qui nous sera utile et ce qui fera empirer les choses.

    Couverture de Vivez sans entrave
    page(s) 14
  • Voir simplement les phénomènes

    Wanshi nous dit : « Quand vous réalisez cela, vous ne pouvez plus être entraîné par les conditions extérieures. » Par « conditions extérieures », il veut parler de ce qui provoque les vents qui agitent notre esprit : la recherche de profit, d'approbation, d'honneurs, de positions, rechercher ce que l'on aime, rejeter ce que l'on n'aime pas. Tout cela nous entraîne dans un cycle de souffrance. Il arrive parfois que l'on transporte cet état d'esprit dans zazen lui-même, en recherchant une condition spéciale, en détestant les douleurs (considérées comme un obstacle à un bon zazen), ou bien les pensées, les préoccupations qui surgissent, et qui nous empêchent soi-disant de « faire le vide dans notre esprit ».

    Lorsqu'une douleur vient, on l'accueille et l'accepte telle qu'elle est, sans rien dramatiser. Une pensée, un souvenir, une préoccupation surgissent, on les voit tels qu'ils sont, comme une bulle qui monte à la surface de l'eau et retourne rapidement à son origine. Pratiquer la vraie réalité, c'est ne pas s'attacher à l'idée d'une réalité spéciale au-delà des phénomènes et voir simplement les phénomènes comme phénomènes. Juste cela. Rien de spécial.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 14
  • Comme dans un miroir que rien ne peut obscurcir

    Comme le dit Wanshi : « Tout fonctionne sans laisser de trace. Tout est reflété comme dans un miroir que rien ne peut obscurcir. » L'esprit et tous les phénomènes s'harmonisent puisqu'on pratique sans utiliser sa conscience personnelle. C'est-à-dire sans vouloir obtenir quelque chose ou rejeter quoi que ce soit, sans juger, sans discriminer, avec un esprit complètement ouvert – mushin – sans intention, sans arrière-pensées. Ainsi on peut trouver la paix de l'esprit.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 13