Extraits étiquetés avec : bodhicitta

  • Tendresse envers la vie

    La bodhicitta, ou tendresse envers la vie, s'éveille lorsqu'on ne se protège plus de la vulnérabilité de son état, de la fragilité basique de l'existence. Elle éveille parce qu'on a créé un lien avec la souffrance d'autrui. On s'entraîne aux pratiques de la bodhicitta pour arriver à s'ouvrir au point de laisser entrer en soi la douleur des autres, de la laisser toucher son cœur, et de la transformer en compassion.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 22
  • Dharma et sangha en soi-même

    « Prenant refuge dans le bouddha en moi-même, je fais le vœu de réaliser la Grande Voie afin de faire naître l'esprit le plus élevé. » L'esprit le plus élevé est la bodhicitta, l'intention ou le vœu de pratiquer et d'aider l'infinité des êtres vivants jusqu'à atteindre l'éveil parfait. Il y a ceux qui pratiquent uniquement pour être soulagés de leur souffrance sans penser à la souffrance d'autrui. Ce n'est pas l'esprit le plus élevé.

    « Prenant refuge dans le dharma en moi-même, je fais le vœu d'atteindre une compréhension et une sagesse aussi vastes que l'océan. » Le dharma vivant ne peut être touché que par la manifestation d'un bouddha, d'une sangha ou d'un bon pratiquant.

    « Prenant refuge dans la sangha en moi-même, je fais le vœu, avec tous les êtres, d'aider à bâtir une sangha sans obstacle. » Si vous êtes motivé par le désir de créer une petite sangha afin de pratiquer et de rendre des amis heureux avec la pratique, vous pratiquez le troisième refuge.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 140
  • Prendre conscience du bouddha en soi-même

    Il est impossible de donner naissance à l'essence des être éveillés [bodhicitta] sans pratiquer d'abord la méditation, c'est-à-dire la discipline de l'attention, appelée śamatha, et celle de la vigilance, appelée vipassanā. Et puis, il est nécessaire de s'adonner aux trois disciplines portant le nom de sīla, samādhi et prajñā de sorte que l'on sache ce qu'il faut faire et ne pas faire.

    Quand on pratique les disciplines appelées sīla, samādhi et prajñā, on commence à prendre conscience du bouddha en soi-même.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 25
  • Une plus grande existence innée

    Nous aimerions bien posséder notre monde, si bien que nous agissons pour que tout ce que nous voyons autour de nous soit parfaitement en ordre, selon notre désir d'assurer la sécurité du « je », du « moi-même » – c'est le moïsme.

    Grâce aux sources d'inspiration que sont la sīla, le samādhi et la prajñā – la discipline, la méditation et la conscience discriminante –, nous ne succombons pas à l'égocentrisme, au moïsme. De plus, à force de voir notre propre égocentrisme, nous donnons naissance à une plus grande existence innée, nous éveillons ce qu'on appelle en sanskrit la bodhicitta.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 24-25
  • Éradiquer les souffrances du monde

    [N]ous sommes capables de nous connecter au meilleur de nous-mêmes et d'aider les autres à faire de même. La bodhicitta est une sagesse humaine fondamentale permettant d'éradiquer les souffrances du monde.

    Couverture de Il n’y a plus de temps à perdre
    page(s) 19
  • La bodhicitta

    Le mot sanskrit bodhicitta est souvent traduit par « esprit d'éveil » et évoque un intense désir de soulager la souffrance. Au niveau relatif, la bodhicitta se manifeste sous forme d'aspiration. De façon plus précise, c'est une aspiration du fond du cœur à se libérer de la douleur de l'ignorance et des schémas habituels afin d'être capable d'aider les autres à faire de même. Ce désir d'apaiser la souffrance d'autrui est le point essentiel. On commence par ses proches en faisant le souhait d'aider ceux que nous connaissons et aimons, mais l'aspiration sous-jacente est universelle et englobe tout le monde. La bodhicitta est une sorte de « mission impossible » : le désir de mettre fin à la souffrance de tous les êtres, y compris ceux que l'on n'a jamais rencontrés et ceux que l'on déteste.

    Couverture de Il n’y a plus de temps à perdre
    page(s) 11
  • Donner constamment

    Le principe du bodhicitta absolu ou ultime se fonde sur le développement de la pāramitā de la générosité, symbolisée par le joyau qui exauce tous les souhaits. En tibétain, générosité se dit jinpa et signifie « don », « ouverture », « abandon ». Dans la notion de générosité il y a donc l'idée de ne rien garder pour soi mais de donner constamment. La générosité est une ouverture qui existe d'elle-même, une ouverture complète. On cesse d'être l'esclave de ses propres combines et projets. Et la meilleure façon de s'ouvrir est d'établir une relation d'amitié avec soi-même et les autres.

    Couverture de L´entraînement de l'esprit
    page(s) 35
  • Donner et recevoir

    La pratique de tonglèn – donner et recevoir – est conçue pour éveiller la bodhicitta, pour nous mettre en contact avec notre cœur noble authentique. C'est une pratique qui consiste à prendre la douleur et à renvoyer de la joie ; elle va donc complètement à l'encontre de notre habitude bien ancrée de faire exactement le contraire.

    Quand nous inspirons la souffrance, celle-ci pénètre en quelque sorte cette armure. Notre tendance à parer les coups n'est plus aussi immuable.

    Quand nous expirons notre soulagement et notre sentiment d'espace, nous favorisons aussi la dissolution de l'armure. L'expiration est une métaphore de l'ouverture de tout notre être. Quand une chose est précieuse, plutôt que de la serrer très fort, nous pouvons ouvrir les mains et la partager. Nous pouvons la donner tout entière. Nous pouvons partager la richesse de cette insondable expérience humaine.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 127-129 (14 - L’amour qui ne mourra pas)
  • Le point de vulnérabilité toujours présent

    [B]odhicitta : ce nom sanscrit signifie « cœur noble ou éveillé ». On dit qu'il est présent chez tous les êtres. De même que le beurre est présent dans le lait et que l'huile est présente dans la graine de sésame, ce point de vulnérabilité est présent en vous et moi. […]

    Quelle que soit la part de méchanceté, d'égoïsme ou d'avidité dans notre vie, nous ne pouvons pas perdre le cœur authentique de la bodhicitta. Il est présent dans tout ce qui vit, jamais abîmé, toujours entier.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 125-126 (14 - L’amour qui ne mourra pas)
  • Assumer la responsabilité de ses actes

    Assumer la responsabilité de ses actes est une autre façon de parler de l'éveil de la bodhicitta, parce qu'une partie de la prise de responsabilité consiste à être capable de voir les choses très clairement. Une autre partie de cette responsabilité c'est la douceur, ce qui suppose aussi de ne pas porter de jugements, ne pas désigner les choses comme justes ou fausses, bonnes ou mauvaises mais plutôt se regarder soi-même avec douceur et honnêteté. Enfin, c'est aussi la capacité de continuer à aller de l'avant.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 153 (18 - Prendre la responsabilité de ses actes)
  • Quand mûrit le cœur éveillé

    Le principe de base du lojong veut qu'on puisse se lier d'amitié avec ce qu'on rejette, ce qu'on considère comme « mauvais » en soi-même et chez les autres. En même temps, on peut apprendre à être généreux envers ce qu'on aime, ce qu'on considère comme « bon ». Si on commence à vivre de cette façon, quelque chose qui a pu être enfoui en soi-même depuis longtemps commence à mûrir. La tradition appelle ce « quelque chose » bodhicitta, ou cœur éveillé. C'est quelque chose qu'on possède déjà mais qu'on n'a, généralement, pas encore découvert.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 19 (1 - Pas de fuite, pas de problème)
  • Départ biaisé sur la voie

    Il semble que nous prenions souvent un départ biaisé sur une voie spirituelle. Les aspirations qui nous guident sont complètement narcissiques. On pratique le zen pour avoir un superego, un ego indolore, pour être au-delà de la souffrance. Mais de l'autre, nous n'avons pas grand-chose à faire.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 97
  • Les deux ailes de la bodhicitta

    La pensée de l'Éveil – bodhicitta en sanskrit – a deux aspects : d'une part, elle envisage l'ensemble des êtres et, d'autre part, elle est centrée sur la connaissance transcendante.

    Dans son premier aspect, la pensée de l'Éveil implique une compassion impartiale pour tous les êtres, ne laissant place à aucune distinction entre « amis » et « ennemis ». […]

    Le deuxième aspect de la pensée de l'Éveil, centré sur connaissance transcendante, est la compréhension de la nature des phénomènes – la vacuité –, de laquelle jaillit spontanément la compassion universelle, tournée vers tous les êtres.

    Il ne faut jamais dissocier ces deux aspects de la pensée de l'Éveil : les moyens habiles de la compassion et la compréhension de la vacuité. Ils nous sont aussi indispensables l'un que l'autre pour atteindre l'Éveil, comme les deux ailes d'un oiseau lui sont nécessaires pour voler.

    Couverture de Le trésor du cœur des êtres éveillés
    page(s) 16-18