Extraits étiquetés avec : équanimité

  • Placement de l’esprit

    Placement de l’esprit sur tel ou tel [objet], établissement continu, replacement, établissement soutenu, discipliner, pacifier, pacifier entièrement, focaliser, établissement égal.

    « Placement » signifie que l’esprit s'attache à l'objet d'observation ; « établissement continu », qu'il se place continûment sur l'objet ; « replacement », que, conscient de la distraction, il l'abandonne ; « établissement soutenu », qu'ayant écarté la distraction il s'établit sur l'objet d'observation avec assiduité ; « discipliner » veut dire développer la joie ; « pacifier »  indique qu'après avoir constaté les inconvénients de la distraction on apaise le mécontentement ; « pacifier entièrement », que l'inertie, l'opacité, etc., qui ont surgi sont dissipées ; « focaliser », que l'on s'évertue pour entrer dans l'absence d'application ; « établissement égal », que l’esprit devenu égal on procède dans l'équanimité.

    Couverture de Les étapes de la méditation
    page(s) 45-46
  • En premier lieu, stabiliser l’esprit

    En premier lieu le méditant devra cultiver le calme continu afin de stabiliser l’esprit. Mouvant comme l'onde, en l'absence de la base du calme continu, l’esprit reste dépourvu de stabilité, et l’esprit qui n'est pas établi dans l'égalité reste incapable de connaître la réalité telle qu'elle est.

    Couverture de Les étapes de la méditation
    page(s) 42
  • Sereine harmonie

    Depuis que l'amour m'a visitée
    La solitude règne sur ma vie.
    D'incessants événements me traversent
    Sans laisser de cicatrices mémorielles.
    La joie et la douleur jouent sans fin
    Sans toucher l'être intérieur.

    Couverture de La méditation
    page(s) 108
  • Un état d’esprit équilibré

    Le mot jhāna est un dérivé de jhā (qui provient du sanskrit dyai), qui signifie « brûler » « supprimer » ou « absorber ». Ce qu'il veut dire, en tant qu'expérience, est difficile à exprimer. En général, il est traduit par « état méditatif profondément concentré », ou « concentration d'absorption », voire simplement « absorption ».

    Cependant, traduire jhāna par « absorption » risque d'être trompeur. Vous pouvez être absorbé dans n'importe quoi – payer vos impôts, lire un roman, concevoir une vengeance, pour citer quelques exemples simples. Mais il ne s'agit pas de jhāna. Le mot « absorption » peut aussi suggérer que l'esprit devient tel une pierre ou un légume, sans aucune sensation, perception ni conscience. Quand vous êtes totalement absorbé dans l'objet de votre méditation, quand vous vous unissez à lui, ne faites plus qu'un avec lui, vous êtes complètement absent. Mais ce n'est toujours pas le jhāna, du moins pas ce que les bouddhistes considèrent comme un « vrai jhāna ». Car dans le vrai jhāna, vous pouvez être inconscient du monde extérieur, mais êtes entièrement présent à ce qui se passe intérieurement.

    Le vrai jhāna est un état d’esprit équilibré dans lequel de nombreux facteurs mentaux sains travaillent ensemble avec harmonie. À l'unisson, ils rendent l'esprit calme, détendu, serein, paisible, apaisé, doux, malléable, vif et équanime. Dans cet état d'esprit, la pleine conscience, l'effort, la concentration et la compréhension sont consolidés. Tous ces facteurs travaillent ensemble, en équipe.

    Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience
    page(s) 25-26
  • Négligence des richesses intérieures

    [L]e temps et les efforts que les gens consacrent à accumuler et à préserver leurs richesses matérielles ou « extérieures » leur laiss[ent] très peu l'occasion de cultiver leurs « richesses intérieures » – des qualités comme la compassion, la patience, la générosité et l'équanimité. Ce déséquilibre rend les gens particulièrement vulnérables quand ils sont confrontés à des problèmes sérieux comme le divorce, les maladies graves et les douleurs chroniques, d'ordre physique ou émotionnel.

    Couverture de Bonheur de la sagesse
    page(s) 21
  • Faire retour

    À l'automne d'une vie, le sage épris de Tao, en Chine, fait retour. Le Daodejing ne dit-il pas : « Lorsqu'on a fait de grandes choses et obtenu de la réputation, il faut se retirer à l'écart » ? Le fonctionnaire-lettré, à l'issue d'une vie au service du pouvoir, n'aspire plus qu'à une chose, au calme et au repos.

    [idéogramme chinois] fan, « retour », est un autre nom du Tao. Se retirer au sein des montagnes et eaux, c'est cesser de se disperser dans le monde de poussières et, en accomplissant le mouvement même du Tao, faire retour à l'origine. En s'établissant dans la campagne et vivant une vie simple, l'homme de la voie épure une existence auparavant troublée par les passions. Dans le calme tout naturellement revient la transparence foncière de l'être, puis bientôt la vision de la racine, qui puise dans une absence à soi-même et y trouve l'équanimité. Pour l'adepte du bouddhisme, de l'apaisement naît la connaissance suprême et l'extinction.

    Couverture de Voyageant parmi les nuages
    page(s) 77
  • Arroser les semences avec la respiration consciente

    Nous sommes conscients que nous avons la chance de pratiquer la méditation et qu'il n'y a pas de moment plus important que le moment présent. Nous installant calmement dans le moment présent, une immense joie apparaît. Celle-ci surgit aussi chaque fois que nous « touchons » en nous l'énergie de la Confiance, de la Compassion, de la Bonté, de l'Équanimité, de la Liberté… Les semences de ces sources d'énergie sont présentes dans les profondeurs de notre conscience. Il suffit de rentrer en contact avec elles et de les arroser avec la respiration consciente pour qu'elles s'épanouissent.

    Couverture de La respiration essentielle
    page(s) 40-41