Extraits étiquetés avec : mal-être

  • Purifier ce qui a été meurtri

    Qui n’est pas marqué par les souffrances de ses ancêtres ? Est-ce que la tâche de chacun de nous ne consiste pas à s’accommoder de la situation dont nous héritons ? N’avons-nous pas à apprendre à faire que cet héritage, parfois très lourd, ne nous conduise pas à faire le mal ?

    Chacun de nous n’a-t-il pas à mettre fin à ce qui reste obscur dans le passé de ses aînés ? Vivre n’est-ce pas purifier ce qui a été meurtri ?

    Couverture de Narcisse n’est pas égoïste
    page(s) 35
  • La pensée précède toutes choses

    La pensée précède toutes choses.
    Elle les gouverne, elle en est la cause.
    Qui parle ou agit avec une pensée mauvaise,
    La souffrance le suit pas à pas,
    Comme la roue suit le sabot du bœuf.

    La pensée précède toutes choses.
    Elle les gouverne, elle en est la cause.
    Qui parle ou agit avec une pensée pure,
    Le bonheur s'attache à ses pas,
    Comme l'ombre qui jamais ne le quitte.

    Couverture de Dhammapada
    page(s) 23
  • La nature de l’esprit : l’écoulement

    Quand l'eau stagne, elle pourrit, sent mauvais et peut causer des maladies. De même, lorsque l’esprit stagne, l'obsession, la fixation et l'aveuglement apparaissent. Tout cela crée des désordres et, pour finir, de la douleur. La nature de l'eau est de couler. La rivière coule. L'esprit aussi s’écoule naturellement, quand nous ne créons pas d'obstacles. Des contenus mentaux, des pensées, des souvenirs, des sensations apparaissent continuellement, comme des remous sur l'eau de la rivière, puis disparaissent rapidement dans le courant de l'esprit. N'essayez pas d'arrêter, de fixer ou de faire stagner le mouvement de l'esprit. Ce mouvement est la source de la créativité. Il nous est nécessaire pour créer notre vie quotidienne, jour après jour.

    Couverture de Enseignements d’un maître zen
    page(s) 20-21
  • Le sentier désertique

    J'appris à négliger les querelles du monde et à considérer quelle part me revenait de la confusion et de la culpabilité générales… Car on peut toujours redevenir innocent, si l'on reconnaît sa faute et sa souffrance et qu'on les supporte jusqu'au bout au lieu de mettre les autres en accusation…

    J'étais plongé en moi-même, tout à mon propre sort, avec le sentiment, parfois, qu'il s'agissait de celui de tous les hommes. Je retrouvais en moi la guerre et les envies meurtrières de l'univers, toute sa légèreté, toute sa lâcheté.  J'avais à perdre d'abord le respect, puis le mépris de moi-même. Il fallait continuer à fixer le chaos avec l'espoir tantôt s'allumant, tantôt s'éteignant, de trouver au-delà de ce chaos la nature de l'innocence. Chaque homme éveillé à sa pleine conscience doit suivre une fois au moins ce sentier désertique – mais ce serait peine perdue que d'en parler à d'autres.

    Couverture de Siddhartha
    page(s) XI
  • Imperfection, insatisfaction

    Bien qu'elle soit généralement traduite par « souffrance », la dukkha est un mot très complexe qui se réfère également à la maladie, à l'inconfort, à l'angoisse, à la déception, à l'attente : en fait, toutes les nuances et variations des états psychiques et physiques imparfaits et insatisfaits.

    Couverture de Bouddhisme et psychanalyse
    page(s) 22
  • Le but illuminé

    Le but illuminé nous engage tout d'abord à nous sentir concerné par les souffrances des autres, et ensuite, dans un second stade, à vouloir intensément atteindre l'illumination pour le bien des autres, c'est-à-dire pour les guider vers la libération.

    Couverture de C.G. Jung et la sagesse tibétaine
    page(s) 31-32
  • Quelles graines plantons-nous ?

    Notre plus grand ennemi est notre égoïsme, ou, comme disent les bouddhistes, notre crispation de l'ego, notre suffisance, notre amour-propre. Toutes nos souffrances viennent de là. Les trois poisons de l'esprit, cupidité, haine et ignorance, polluent nos pensées et nos actes et nous apportent confusion, fatigue et souffrance. Analysons nos propres expériences, et nous découvrirons qu'à travers nos actions, conscientes ou inconscientes, motivées par des pensées positives ou négatives, nous plantons des graines qui, à l'avenir, porteront des fruits.

    Couverture de C.G. Jung et la sagesse tibétaine
    page(s) 28
  • Dans la vie mondaine, nous tournons en rond

    Avant de s'engager sur la voie, les individus, dans chacune de leurs actions, ne sont motivés que par des désirs égocentriques d'acquérir bien-être, pouvoir, réputation, etc., c'est-à-dire d'avoir du plaisir et d'échapper à la souffrance. Mais ils se rendent rarement compte que la ruée pour le bien-être, le pouvoir et tout autre désir mondain ne leur donnera jamais satisfaction. Cette poursuite éperdue est ce que les bouddhistes nomment la condition du saṃsāra – terme sanskrit signifiant « décrire un cercle ».

    Le perpetuum mobile de la vie mondaine nous voit passer d'une situation à une autre, d'une humeur à une autre, désirer un objet, l'acquérir et en jouir, passer de la saturation au rejet, puis à la frustration pour nous retrouver au point de départ, boucler la boucle, et suivre toujours le même processus encore et encore.

    Couverture de C.G. Jung et la sagesse tibétaine
    page(s) 26-27
  • Entrer en rapport avec le malaise

    Dans l'apprentissage du guerrier, la question centrale n'est pas de savoir comment éviter l'incertitude et la peur, il s'agit de voir comment entrer en rapport avec le malaise.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 25
  • Tendresse envers la vie

    La bodhicitta, ou tendresse envers la vie, s'éveille lorsqu'on ne se protège plus de la vulnérabilité de son état, de la fragilité basique de l'existence. Elle éveille parce qu'on a créé un lien avec la souffrance d'autrui. On s'entraîne aux pratiques de la bodhicitta pour arriver à s'ouvrir au point de laisser entrer en soi la douleur des autres, de la laisser toucher son cœur, et de la transformer en compassion.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 22
  • Regarder profondément

    Vous devez commencer par regarder profondément dans la nature de votre colère, de votre désespoir et de votre souffrance pour vous libérer, afin d'être disponible pour les autres.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 69
  • Nature insatisfaisante de la vie

    À un moment ou un autre, nous ressentons tous de l'insatisfaction dans notre vie – de l'agitation, de l'irritation, de la disharmonie, de la souffrance. […]

    Ces insatisfactions personnelles ne restent pas circonscrites à nous-mêmes ; nous partageons sans cesse notre souffrance avec les autres. L'atmosphère entourant chaque personne malheureuse se charge d'agitation, et tous ceux qui entrent dans cet environnement risquent alors de se sentir également malheureux, agités. Les tensions individuelles se combinent ainsi pour créer les tensions de la société.

    C'est le problème fondamental de la vie : sa nature insatisfaisante. Des choses que nous ne voulons pas arrivent ; des choses que nous voulons pas n'arrivent pas. Et nous ignorons comment et pourquoi fonctionne ce processus, tout comme chacun est ignorant de son propre commencement et de sa propre fin.

    Couverture de L’art de vivre
    page(s) 29-30
  • Illusions d’être permanent et le centre du monde

    [L]'être humain refuse le changement, refuse le vieillissement, refuse la mort, vit attaché au souvenir du passé. Il voudrait tant sentir, il voudrait tant faire comme si, il voudrait tant croire : « Je suis sans changement », c'est-à-dire : rien ne peut m'atteindre, rien ne peut me diminuer, rien ne peut me détruire, je ne risque rien, je vis au-delà de toute transformation, je suis dans une sécurité intérieure parfaite, je suis sans aucune menace possible contre ce « Je suis ».

    Mais tout vient le démentir. Lui-même veut sans cesse éprouver autre chose, donc cherche le changement, cause de sa peur, et vit dans l'instabilité intérieure la plus totale, basculant sans cesse de la joie à la souffrance, de l'espérance à la crainte, jamais parfaitement dans le présent.

    Et l'être humain voudrait que l'univers entier soit le prolongement ou la projection de lui-même, que tout soit lui, que chacun soit son alter ego, « un autre moi-même ». Il veut que tout soit à son image et qu'idéalement le monde réponde à son attente, c'est-à-dire que tous les autres fassent ce qu'il souhaite qu'ils fassent, lui donnent ce qu'il veut recevoir, le délivrent de ce dont il désire être débarrassé. Cet alter ego, miroir docile de ses rêves, il veut le trouver partout : le mari dans sa femme, la femme dans son époux, le père dans son fils, l'employé dans son patron. Chacun veut que l'autre soit et agisse d'une certaine façon qui corresponde à ses désirs, chacun veut que tout arrive en conformité absolue avec son ego : être le centre du monde et ne rencontrer en face de soi que le oui, le oui, toujours le oui.

    Alors que nous avons tout le temps à faire face au non.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 31-32
  • Refus de notre condition

    [Quiconque] ressent au plus profond de lui une souffrance, un refus de sa condition. Quelle condition ? Celle d'être limité. Simplement. Tout être humain aspire à l'illimité (assim) ou à l'infini. Et cela se manifeste d'une façon également très simple : soit en prenant, en acquérant, première façon de nier ou de supprimer les limites, soit en détruisant, en tuant ce qui fait sentir ces limites.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 27
  • Bouddhisme versus disciplines déistes

    Bien que la voie du Bouddha ne soit déiste, elle n'entre pas en contradiction avec les disciplines postulant l'existence d'un Dieu. Les différences entre les voies portent plutôt sur l'accent et la méthode. Les problèmes fondamentaux du matérialisme spirituel sont communs à toutes les disciplines spirituelles. Dans l'approche bouddhiste, on part de la confusion et de la souffrance qui sont notre lot, et l'on s'emploie à démêler l'écheveau des causes. Dans l'approche déiste, on part de la richesse divine, et l'on tâche d'élever sa conscience jusqu'à faire l'expérience de la présence de Dieu. Mais dès lors que notre confusion et nos points négatifs sont un obstacle à la relation avec Dieu, l'approche déiste doit s'en occuper aussi. L'orgueil spirituel, par exemple, est tout à fait un problème commun aux disciplines déistes et au bouddhisme.

    Couverture de Pratique de la voie tibétaine
    page(s) 12
  • Guérison véritable

    Certains thérapeutes considèrent […] comme guéri un homme débarrassé de troubles manifestes, qui se sent heureux de vivre, efficace et capable de contacts satisfaisants avec le monde. Pour d'autres thérapeutes, la guérison ne sera réelle que si le sujet a vraiment retrouvé le chemin de son Être essentiel, c'est-à-dire la manière dont l'Être surnaturel est présent en lui et tend à prendre forme en ce monde. Seul est en bonne santé donc l'homme qui, en tant que personne, est devenu transparent à son Être essentiel. En lui-même il a trouvé le sens de sa vie, la source inépuisable de guérison et de transformation, celle qui jaillit même au sein de la souffrance.

    Couverture de Pratique de l’expérience spirituelle
    page(s) 12
  • Tout passe par la compréhension de soi

    L'homme qui désire sincèrement approfondir l'affreux problème de la douleur doit commencer par lui-même. Ce n'est que par une compréhension créatrice de nous-mêmes qu'il peut exister un monde heureux et créateur, un monde dans lequel les idées n'existeront plus.

    Couverture de L'esprit de création
    page(s) 20
  • La voie

    Chercher la Voie consiste à chercher une solution à la souffrance humaine et non à tenter d'échapper à celle-ci. Ni les plaisirs sensuels ni les austérités ne permettent d'atteindre la Voie.

    Couverture de Sur les traces de Siddharta
    page(s) 82
  • La douleur nous pourfend

    — Nous passons notre temps à ressasser nos souvenirs et à rêver d'avenir. Si j'ai bien compris ce que vous avez dit, plus nous prenons conscience que nous sommes pris au piège de ce processus, plus nous éprouvons la douleur directement. Alors, au lieu de nous efforcer de l'éliminer, nous devons entrer dedans. Nous devons tout simplement voir, de plus en plus clairement, que c'est comme ça que nous sommes. C'est bien cela que vous voulez dire ?

    — L'important, c'est de ne pas philosopher. […] La douleur nous pourfend. Et quand nous faisons réellement et sincèrement l'expérience de la douleur psychologique, telle quelle, nous n'avons plus de place pour élaborer des idées conceptuelles sur ceci et sur cela, tellement notre expérience de la douleur est pleine et vraie.

    Couverture de Mandala
    page(s) 34-35
  • Éteindre le feu de la colère

    Quand quelqu'un nous blesse par ses paroles ou par ses actes, nous avons tendance à prendre des mesures de rétorsion, afin que cette personne souffre à son tour. Nous espérons ainsi diminuer notre propre tourment. […]

    En réalité, en agissant ainsi, vous inciterez l'autre à se venger. Il en résultera une escalade dans la souffrance de part et d'autre. En fait, vous avez tous deux besoin de compassion et d'aide, pas d'une punition.

    Couverture de La colère
    page(s) 27