Extraits étiquetés avec : quiétude

  • Importance de la transmission

    Dans le christianisme comme dans le bouddhisme ou le soufisme, le but de la méditation est de parvenir à la pureté du cœur et de l'esprit qui font de tout homme le réceptacle ou le miroir sans tache de la pure lumière.

    L'accueil de cette lumière, rayonnement et présence de l'Être incréé, introduit l'homme dans un état de paix ne dépendant pas des circonstances (santé, humeurs, environnement, etc.), c'est-à-dire un état de paix non psychique, mais spirituel, ontologique. C'est l'expérience de cette Réalité que les chrétiens appellent hésychia, qui donnera naissance à l'hésychasme. […]

    Cette expérience est le fruit d'une transmission orale, de cœur à cœur, d'être à être, d'où l'importance dans le christianisme, comme dans le bouddhisme et le soufisme, de l'appartenance à une authentique lignée qui nous transmet sans corruption la juste praxis ou pratique, et l'authentique gnosis ou contemplation.

    Couverture de La montagne dans l’océan
    page(s) 21
  • Demeurer en paix

    Le mot « paix » peut laisser croire que, par la pratique de śamatha, il s'agit de goûter un état lénifiant, sans aspérités, sans souffrance, sans émotions fortes. Il vaut mieux entendre « paix » comme la fin de la guerre que l'on mène contre soi-même et contre ce qui est. Demeurer en paix pour voir ce qui est comme cela est. (Alain Gaffinel)

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
  • Demeurer en paix

    Le mot « paix » peut laisser croire que, par la pratique de śamatha, il s'agit de goûter un état lénifiant, sans aspérités, sans souffrance, sans émotions fortes. Il vaut mieux entendre « paix » comme la fin de la guerre que l'on mène contre soi-même et contre ce qui est. Demeurer en paix pour voir ce qui est comme cela est. (Alain Gaffinel)

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
  • Non-esprit

    Le Chan/Zen considère simplement que lorsque notre esprit demeure fixé sur des émotions, des impressions, des pensées, nous nous écartons automatiquement de la source de nos expériences. Le « non-esprit » ne signifie donc pas « absence de pensée », mais fonctionnement totalement libre de l'esprit en l'absence justement de toute fixation sur le flux des pensées. Nous savons très bien qu'au lieu d'être simplement présents aux choses telles qu'elles sont, et cela directement, nous sommes inattentifs. La carence d'une attention souple et fluide conduit à la perte de la spontanéité et du naturel.

    Le pratiquant de kyūdō, la « voie de l'arc », connaît ce phénomène. S'il décoche la flèche sous l'emprise de la moindre intention – vouloir atteindre à tout prix la cible, par exemple, ce qui caractérise une forme de convoitise –, le geste et le souffle sont contrariés. En revanche, s'il est pleinement présent en la détente du corps et de l'esprit, libéré de lui-même, les gestes s'effectueront d'eux-mêmes comme en un jeu, dans un état qui peut être proche de la quiétude.

    Couverture de Le grand livre du bouddhisme
    page(s) 510
  • Écouter sans effort

    Vous est-il déjà arrivé de rester là, assis dans le plus grand silence, sans que votre attention soit fixée sur rien, sans faire aucun effort de concentration, mais en ayant l'esprit très calme, vraiment silencieux ? Alors, on entend tout, n'est-ce pas ? Les bruits lointains comme les plus proches, jusqu'aux plus immédiats – ce qui signifie que l'on est vraiment attentif à tout. Votre esprit n'est plus confiné à une unique voie étroite. Si vous savez écouter ainsi, sans effort, sans contrainte, vous verrez s'opérer en vous un changement extraordinaire, un changement qui vient sans volonté délibérée, sans sollicitation ; et dans ce changement il est une grande beauté, et une immense profondeur de vision.

    Couverture de Le livre de la méditation et de la vie
    page(s) 15
  • Trouver le calme pour entendre les voix du cœur

    Dans presque toutes les démarches spirituelles, la première tâche consiste à se calmer suffisamment pour arriver à entendre les voix du cœur et percevoir ce qui se trouve au-delà de nos préoccupations quotidiennes. Que ce soit par la prière, la méditation, la visualisation, le jeûne ou le chant, nous devons sortir de notre rôle habituel et de nos journées affairées vécues en pilotage automatique. Nous devons trouver le moyen de devenir réceptifs et ouverts.

    Couverture de Après l’extase la lessive
    page(s) 55
  • Cesser de lutter

    Où trouver la paix ? Où trouver l'état de non-manque ? Peut-être justement en ne cherchant plus la paix, en ne cherchant plus à niveler tous mes chaos intérieurs. Et en apprenant ainsi une paisible cohabitation. J'aime cette idée que le calme advient quand on a cessé toute lutte et toute tentative d'aplanir ce qui ne peut l'être.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 89
  • Attention, absorption

    La pratique de la tranquillité consiste à concentrer l'esprit sur un objet ou un sujet précis et à l'y maintenir jusqu'à l'obtention d'un état de parfaite concentration. […] Cet exercice donne au méditant le bien-être et la détente, tant physique que mentale. Le point ultime de cette pratique consiste en l'absorption du pratiquant par l'objet de sa méditation, les expériences mystiques et les changements d'états de conscience.

    Cependant, quand on n'a pas la vision intuitive, la pratique intensive de cette méditation risque de compromettre l'équilibre psychique du pratiquant. C'est pourquoi il convient de toujours chercher conseil auprès d'un maître qualifié.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 11-12
  • La quiétude libère, mais crée du désir

    Dans la méditation connue sous le nom de śamatha se basant sur la concentration, il advient que les activités du moi se suspendent momentanément et que, par-là, le flot de l'être n'étant plus entravé par l'attachement égotique et les conflits existentiels, il se libère.

    Cet état d'extase, on voudra le voir se répéter. Au cas cependant où le désir est exaucé, il n'aidera en rien son bénéficiaire à se libérer du désir lui-même.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 8
  • La vision claire mène à la tolérance

    La méditation apporte à ses pratiquants la quiétude et la vision éclairée et cela doit contribuer à chasser l'esprit d'intolérance des divers groupes s'intéressant à la spiritualité. Car, quand des expériences profondes se figent en convictions, c'est en effet le contraire qui se passe : elles nous séparent de ceux cherchant la vérité ailleurs. La croyance établie n'a rien de commun avec la certitude intime qui, elle, nous laisse libres d'explorer toutes les voies, sans craindre les différences ou rejeter certaines d'entre elles. Il est primordial de les observer sous divers angles, d'en acquérir une connaissance directe et de comprendre pourquoi les uns et les autres empruntent une certaine voie et non pas une autre.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 7
  • Śamatha & vipassanā

    Vipassanā peut être traduit par « vision intérieure ». C'est une conscience claire et exacte de ce qui se passe pendant que cela se passe.

    Śamatha peut être traduit par « concentration » ou « tranquillité ». C'est un état dans lequel l'esprit est amené à se tenir concentré sur un objet unique et sans qu'il soit permis de s'en éloigner. Quand c'est accompli, un calme profond se répand dans le corps et l'esprit, un état de tranquillité qui doit être ressenti pour être compris.

    Couverture de Méditer au quotidien
    page(s) 18
  • La conscience panoramique

    À mesure que le méditant interrompt de manière répétée le flux de la pensée discursive et redevient attentif à sa respiration ou à son activité quotidienne, l'agitation de l'esprit se dompte graduellement. On commence à pouvoir envisager cette agitation comme telle et à devenir patient envers elle, plutôt que de se perdre automatiquement en elle.

    Par la suite, les méditants font état d'une perspective plus panoramique. Cette dernière se nomme conscience. À ce stade, la respiration n'est plus nécessaire en tant que centre vers lequel diriger l'attention. Selon une analogie traditionnelle, l'attention se rapporte aux mots isolés d'une phrase, tandis que la conscience est la grammaire qui englobe la phrase tout entière.

    Les méditants rapportent également qu'ils font l'expérience de l'espace et des vastes dimensions de l'esprit. À ce propos, une métaphore traditionnelle compare l'esprit au ciel (arrière-plan non conceptuel) dans lequel les différents contenus mentaux, tels des nuages, se lèvent puis s'éloignent.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 66-67
  • La conscience panoramique

    À mesure que le méditant interrompt de manière répétée le flux de la pensée discursive et redevient attentif à sa respiration ou à son activité quotidienne, l'agitation de l'esprit se dompte graduellement. On commence à pouvoir envisager cette agitation comme telle et à devenir patient envers elle, plutôt que de se perdre automatiquement en elle.

    Par la suite, les méditants font état d'une perspective plus panoramique. Cette dernière se nomme conscience. À ce stade, la respiration n'est plus nécessaire en tant que centre vers lequel diriger l'attention. Selon une analogie traditionnelle, l'attention se rapporte aux mots isolés d'une phrase, tandis que la conscience est la grammaire qui englobe la phrase tout entière.

    Les méditants rapportent également qu'ils font l'expérience de l'espace et des vastes dimensions de l'esprit. À ce propos, une métaphore traditionnelle compare l'esprit au ciel (arrière-plan non conceptuel) dans lequel les différents contenus mentaux, tels des nuages, se lèvent puis s'éloignent.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 66-67
  • La conscience panoramique

    À mesure que le méditant interrompt de manière répétée le flux de la pensée discursive et redevient attentif à sa respiration ou à son activité quotidienne, l'agitation de l'esprit se dompte graduellement. On commence à pouvoir envisager cette agitation comme telle et à devenir patient envers elle, plutôt que de se perdre automatiquement en elle.

    Par la suite, les méditants font état d'une perspective plus panoramique. Cette dernière se nomme conscience. À ce stade, la respiration n'est plus nécessaire en tant que centre vers lequel diriger l'attention. Selon une analogie traditionnelle, l'attention se rapporte aux mots isolés d'une phrase, tandis que la conscience est la grammaire qui englobe la phrase tout entière.

    Les méditants rapportent également qu'ils font l'expérience de l'espace et des vastes dimensions de l'esprit. À ce propos, une métaphore traditionnelle compare l'esprit au ciel (arrière-plan non conceptuel) dans lequel les différents contenus mentaux, tels des nuages, se lèvent puis s'éloignent.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 66-67
  • Voir le fonctionnement de l'esprit

    Calmer l'esprit, dans le bouddhisme, n'a pas pour but de l'absorber mais de le mettre en mesure d'être attentif à lui-même assez longtemps pour acquérir un discernement quant à sa propre nature et à son propre fonctionnement.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 64
  • Voir le fonctionnement de l'esprit

    Calmer l'esprit, dans le bouddhisme, n'a pas pour but de l'absorber mais de le mettre en mesure d'être attentif à lui-même assez longtemps pour acquérir un discernement quant à sa propre nature et à son propre fonctionnement.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 64
  • Voir le fonctionnement de l'esprit

    Calmer l'esprit, dans le bouddhisme, n'a pas pour but de l'absorber mais de le mettre en mesure d'être attentif à lui-même assez longtemps pour acquérir un discernement quant à sa propre nature et à son propre fonctionnement.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 64
  • Faire disparaître la surveillance centralisée

    En réalité, voyez-vous, on ne peut pas vraiment se concentrer. Parce que si l'on essaye très sérieusement de se concentrer, on a besoin à la fois de penser qu'on a à se concentrer sur le sujet et besoin d'autre chose pour passer au-delà, pour passer plus avant. Il y a ainsi deux processus imbriqués, dont le second est comme une sorte de surveillant qui vérifie si vous faites bien ce qu'il faut. Et ce second élément, qui participe intrinsèquement à la chose, doit être supprimé, retiré tout à fait, sinon l'on aboutit à être bien plus conscient et attentif au fait qu'on se concentre, qu'on est réellement en état de concentration. Et cela devient un cercle vicieux.

    Par conséquent, on ne peut pas exercer seul et développer seul la concentration tant qu'on ne fait pas disparaître la surveillance centralisée, l'effort qui veille à bien faire — qui n'est pas  autre chose que l'ego. Dans la pratique de śamatha, la conscience qu'on prend de la respiration ne correspond pas à une concentration sur elle.

    Couverture de Méditation et action
    page(s) 130