Extraits étiquetés avec : se poser

  • Placement de l’esprit

    Placement de l’esprit sur tel ou tel [objet], établissement continu, replacement, établissement soutenu, discipliner, pacifier, pacifier entièrement, focaliser, établissement égal.

    « Placement » signifie que l’esprit s'attache à l'objet d'observation ; « établissement continu », qu'il se place continûment sur l'objet ; « replacement », que, conscient de la distraction, il l'abandonne ; « établissement soutenu », qu'ayant écarté la distraction il s'établit sur l'objet d'observation avec assiduité ; « discipliner » veut dire développer la joie ; « pacifier »  indique qu'après avoir constaté les inconvénients de la distraction on apaise le mécontentement ; « pacifier entièrement », que l'inertie, l'opacité, etc., qui ont surgi sont dissipées ; « focaliser », que l'on s'évertue pour entrer dans l'absence d'application ; « établissement égal », que l’esprit devenu égal on procède dans l'équanimité.

    Couverture de Les étapes de la méditation
    page(s) 45-46
  • En premier lieu, stabiliser l’esprit

    En premier lieu le méditant devra cultiver le calme continu afin de stabiliser l’esprit. Mouvant comme l'onde, en l'absence de la base du calme continu, l’esprit reste dépourvu de stabilité, et l’esprit qui n'est pas établi dans l'égalité reste incapable de connaître la réalité telle qu'elle est.

    Couverture de Les étapes de la méditation
    page(s) 42
  • Concentration

    [L]a pratique formelle de la méditation assise avec concentration sur l'objet de la méditation est importante au quotidien. Dans la tradition Theravāda, cet objet est soit le souffle (dans la méditation śamatha), soit le flux de l'apparition et de la disparition des pensées et des sensations, ou observation de soi (dans le vipassanā).

    Couverture de Bouddhisme et psychanalyse
    page(s) 29
  • Parler/écouter versus pratiquer

    Les théologiens consacrent beaucoup d'encre, de temps et de respiration à parler de Dieu. C'est exactement ce que le Bouddha enseignait à ses disciples de ne pas faire, parce qu'il voulait qu'ils aient le temps de pratiquer śamatha (s'arrêter, se calmer), vipassanā (regarder profondément), la prise de refuge dans les Trois joyaux, les Cinq entraînements, etc.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 124
  • Les surprises du retraitant

    L'expérience de dix jours [de retraite silencieuse Vipassanā] sera sans doute source d'un certain nombre de surprises pour le débutant. La première : la méditation n'est pas de tout repos ! […] Les instructions sont de pratiquer en y consacrant tous ses efforts, et cependant sans aucune tension ; mais tant qu'on n'y parvient pas, l'exercice peut devenir frustrant ou même épuisant.

    Autre surprise, au commencement, les intuitions intérieures acquises par l'observation de soi ont peu de chance d'être toutes agréables et béatifiques. Notre image de nous-mêmes est généralement très sélective. En nous regardant dans un miroir, nous avons soin de prendre la pose la plus avantageuse, l'expression la plus agréable. De même, chacun possède une image mentale de soi qui fait ressortir des qualités admirables, minimise des défauts et omet totalement certains côtés de son caractère. Nous voyons l'image que nous voulons voir, non la réalité. Mais la méditation Vipassanā est une technique d'observation de la réalité sous tous les angles. Au lieu d'une image de soi soigneusement sélective, le méditant se trouve confronté à la vérité toute nue. Certains aspects seront inévitablement difficiles à accepter. […]

    Puis, autre surprise : les difficultés se dissipent. À une certain point, les méditants apprennent à faire des efforts sans effort, à maintenir une vigilance détendue, une concentration détachée. Au lieu de se débattre, ils s'absorbent dans la pratique. […] L'esprit devient calme comme un lac de montagne à l'aube, parfait miroir de son paysage, et révélant en même temps ses profondeurs à qui l'observe de plus près. Quand vient cette clarté, chaque instant est plein d'affirmation, de paix et de beauté.

    Couverture de L’art de vivre
    page(s) 22-23
  • Les quatre attentions

    [La méditation] repose en premier lieu sur les Quatre complètes attentions :

    1. La complète attention au corps
    2. La complète attention aux sensations
    3. La complète attention à l'esprit
    4. La complète attention aux phénomènes

    Par la pratique de ces quatre attentions, l'esprit se stabilise. Elles sont un équivalent de ce que l'on appelle la « pacification mentale » (sct. śamatha, tib. chiné). L'esprit est focalisé sur un seul objet, sans se laisser entraîner par l'emprise d'aucune pensée quelle qu'elle soit, ni bien sûr par aucune émotion conflictuelle. Il reste ainsi parfaitement au repos.

    La première des quatre attentions complètes est celle portée au corps. Elle est fondée sur l'assimilation que nous faisons de notre personne à notre corps. Dans cette technique, l'esprit est fixé sur ce simple sentiment d'être le corps, sans y ajouter aucun jugement ni aucune appréciation du type : « Ce corps est une bonne chose ou il est une mauvaise chose ; il est plaisant ou il est douloureux ; il est en bonne santé ou il est en mauvaise santé ; il existe ou il n'existe pas, etc. » On est seulement présent à l'impression d'avoir un corps, sans aucune distraction. […]

    Au travers du corps, des sensations variées sont éprouvées : le froid ou le chaud, le doux ou le rugueux, etc. Lorsque, quelle que soit la sensation perçue, là encore sans jugement, l'esprit reste concentré sur elle, sans distraction, c'est la seconde complète attention.

    La troisième attention porte sur les ressentis de l'esprit : la joie ou le mécontentement, le bonheur ou la souffrance, n'importe quel type de mouvement mental. On est simplement présent à ces mouvements, sans aucunement développer les pensées ni les suivre. On se contente de les observer de manière neutre.

    L'attention aux phénomènes, enfin, se pratique de la même manière, s'appliquant aussi bien aux formes, qu'aux sons, aux odeurs, etc. Lorsque, par exemple, une forme est perçue par le regard, on ne cherche pas à s'en détourner, on n'y apporte non plus aucun jugement ni aucun commentaire – « Ceci est beau ou ne l'est pas ; je l'apprécie ou ne l'apprécie pas… » – mais on garde l'esprit posé sur l'objet perçu, sans distraction, simplement présent. On fait de même pour un son, une odeur ou tout autre objet des sens.

    Couverture de Bouddhisme profond
    page(s) 20-21
  • Prendre conscience du bouddha en soi-même

    Il est impossible de donner naissance à l'essence des être éveillés [bodhicitta] sans pratiquer d'abord la méditation, c'est-à-dire la discipline de l'attention, appelée śamatha, et celle de la vigilance, appelée vipassanā. Et puis, il est nécessaire de s'adonner aux trois disciplines portant le nom de sīla, samādhi et prajñā de sorte que l'on sache ce qu'il faut faire et ne pas faire.

    Quand on pratique les disciplines appelées sīla, samādhi et prajñā, on commence à prendre conscience du bouddha en soi-même.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 25
  • Retrouver un monde

    Le mandala nous apprend à retrouver un monde, c'est-à-dire l'unité où nous pouvons nous poser et nous sentir à nouveau reliés aux êtres et aux choses.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 9