• Un petit enfant qui dort

    [L]’image d'un petit enfant qui dort est l'une des images universelles de la douceur, comme si alors l'aura d'innocence et l'infini même du corps, de la peau, la confiance et l'abandon total dont fait preuve ce corps nous renvoyaient à cet abandon premier d'où nous venons.

    Couverture de Puissance de la douceur
    page(s) 134
  • La gratitude

    Autant considérer la santé des enfants, notre propre santé, nos amis, comme des cadeaux immenses et non comme un dû. En somme, la gratitude, c'est revisiter tout ce que l'on reçoit avec une liberté nouvelle et en profiter encore plus, sans s'accrocher, sans s'agripper.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 77
  • Supporter un moment le vide

    L'homme n'échappe aux lois de ce monde que la durée d'un éclair. Instants d'arrêts, de contemplation, d'intuition pure, de vide mental, d'acceptation du vide moral. C'est par ces instants qu'il est capable de surnaturel.

    Qui supporte un moment le vide, ou reçoit le pain surnaturel, ou tombe. Risque terrible, mais il faut le courir, et même un moment sans espérance. Mais il ne faut pas s'y jeter.

    Couverture de La pesanteur et la grâce
    page(s) 19
  • Chaque expérience est unique

    Lorsqu'un enfant s'exprime sur son expérience durant la méditation, par la parole ou le dessin, il est capital de lui laisser toute latitude pour donner son point de vue.

    Chacun doit avoir la possibilité de témoigner d'un vécu différent de celui des autres enfants ou de l'adulte, sans que son témoignage soit jugé ou comparé.

    Couverture de Méditer avec les enfants
    page(s) 31
  • Paradis & enfer

    Il n'y aucune différence entre le paradis et l'enfer.

    Couverture de Les ruines du ciel
    page(s) 76
  • Communication technologique versus communication humaine

    Nous vivons à une époque où fleurissent les moyens de communication sophistiqués. L'information peut atteindre l'autre bout de la planète en quelques instants. Pourtant, de nos jours, le dialogue entre les gens est devenu extrêmement difficile. Si nous ne réussissons pas à rétablir une bonne communication, nous ne connaîtrons jamais le bonheur.

    Couverture de La colère
    page(s) 15
  • Le bon et le mauvais

    [E]n scindant en deux les choses entre bonnes et mauvaises, tu ne réalises pas qu'en réalité elles sont inséparables, en décrétant le bon, tu crées le mauvais simultanément. Si tu affirmes que c'est bien d'être très ponctuel comme toi, tu impliques simultanément que c'est mal d'être en retard et tu auras peur de l'être.

    Couverture de Une vie en confiance
    page(s) 25-26
  • L’esprit chasseur qui court toujours après sa proie

    [D]'abord nous libérer peu à peu de cet esprit guerrier, chasseur qui court toujours après sa proie – des objectifs, un idéal… – qui nous empêche de savourer la vie avec ses imperfections et ses miracles quotidiens. Comment goûter au véritable repos si nous sommes perpétuellement en quête d'autre chose, le bonheur, une sagesse préfabriquée, un bien-être clé en main, une carrière conforme à un modèle façonné par la crainte, la comparaison et quelques troubles désirs ?

    Couverture de Vivre sans pourquoi
    page(s) 10
  • Ce qui dans la douceur fait lien

    [C]e à quoi [la douceur] nous convoque : penser la valeur de ce qui nous altère « vers le bien » et se dispense en conscience est essentiel. Parce qu'elle suppose un rapport du sujet à l'altérité, sa qualité ne désigne pas seulement la substance ou l'atmosphère qu'elle délivre, mais ce qui en elle fait lien : « intelligere ». Son privilège est l'accord. Elle tient compte de la cruauté, de l'injustice du monde. Être doux avec les choses et les êtres, c'est les comprendre dans leur insuffisance, leur précarité, leur immaturité, leur bêtise. C'est ne pas vouloir ajouter à la souffrance, à l'exclusion, à la cruauté et inventer l'espace d'une humanité sensible, d'un rapport à l'autre qui accepte sa faiblesse ou ce qu'il pourra décevoir en soi.

    Couverture de Puissance de la douceur
    page(s) 29
  • Conduite du sage

    [L]e Sage ne laissera sa conduite ni s'embarrasser dans des savoirs, ni s'engluer dans des accords, ni s'enliser dans des vertus, ni s'entraver dans des succès.

    Couverture de Nourrir sa vie
    page(s) 43
  • À distance de son vécu

    [L]a première grande découverte de la méditation attentive tend à être non un discernement global quant à la nature de l'esprit, mais la réalisation aigüe de la mesure dans laquelle les êtres humains sont normalement déconnectés de leur propre expérience. Même les activités quotidiennes les plus simples ou les plus agréables – marcher, manger, converser, conduire, lire, attendre, penser, faire des projets, jardiner, faire l'amour, boire, se souvenir, aller chez un thérapeute, écrire, faire un petit somme, s'émouvoir, faire du tourisme –, toutes se déroulent rapidement dans une masse confuse de commentaires abstraits tandis que l'esprit se hâte vers sa prochaine occupation mentale. […] Cette attitude abstraite est le scaphandre, le rembourrage d'habitudes et de préjugés, l'armure avec laquelle il se met habituellement à distance de son propre vécu.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 65-66
  • Importance des retraites de méditation

    [P]our de nombreux bouddhistes, l'essentiel du chemin est constitué par les moments de retraite solitaire. Là, dans le silence et l'isolement, chacun se confronte à ce qu'il est d'une manière directe. Tous les rôles que nous affichons aux yeux du monde, où que l'on pose sur nous, celui de mari, de mère, celui de notre situation sociale, disparaissent. Nous entrons en nous-mêmes sans avoir besoin d'aucun point de référence. L'anxiété constante que nous portons toujours avec nous se dissipe peu à peu.

    Dans notre vie habituelle, nous nous consumons souvent à fuir ces moments de solitude et de silence où rien d'extérieur ne vient nous donner la moindre confirmation – si bien que généralement, sans même nous en rendre toujours compte, nous essayons de nous en échapper. Nous nous occupons sans cesse : nous parlons, téléphonons, ouvrons le journal, allumons la télévision ou la radio… Aucun moment de vraie liberté. Nous courons après une sécurité, un bien-être, sans prendre conscience qu'il réside en nous.

    C'est pour cela que les retraites de méditation sont si importantes. Elles nous aident à retrouver l'essentiel.

    Couverture de Quel bouddhisme pour l’Occident ?
    page(s) 352-353
  • Méditation : un terme égarant

    Bouddhiques ou autres, il existe de nombreuses activités du corps et de l'esprit. Dans son usage général dans l'Amérique et l'Europe moderne, le terme méditation possède toute une série de significations ordinaires distinctes :

    • état de concentration dans lequel la conscience réfléchie est centrée sur un seul objet ;
    • état de relaxation psychologiquement et médicalement bienfaisant ;
    • état dissocié dans lequel des phénomènes de transe peuvent se produire ;
    • état mystique dans lequel sont vécus les réalités ou les objets religieux les plus élevés.

    Ces différentes significations ont en commun d'être des états modifiés de conscience ; le méditant accomplit quelque chose pour sortir de son état de réalité ordinaire, non concentré, non relaxé, non dissocié et inférieur.

    La tradition bouddhique de la présence/conscience est conçue comme l'exact opposé de ces significations. Le but du pratiquant est de devenir attentif, de vivre ce que son propre esprit fait quand il le fait, d'être présent à son propre esprit.

    Couverture de L'inscription corporelle de l'esprit
    page(s) 62-63
  • Le plus simple, le plus en rapport à l'existence

    Ce second temps est celui où l'on se détache à son insu de la compétence exercée, de la technicité dont on a acquis la maîtrise, non pas qu'on voudrait s'en débarrasser ou qu'on en serait déçu, mais, parce que, commençant de revenir sur ce chantier déjà avancé, on s'inquiète de ce qu'il a laissé échapper et qui toujours, au fond, est le même : le plus simple, plus élémentaire et plus radical, plus en rapport à l'existence même (ou le fameux « les choses mêmes »).

    Couverture de Une seconde vie
    page(s) 44-45
  • Exercer son esprit à être plus présent

    La méditation est à l'esprit ce que la gymnastique fut, au début du XXème siècle, pour le corps. […]

    Méditer consisterait, à une époque qui connaît un déficit structurel d'attention – entraînant les conséquences que nous connaissons : stress, dépression, hyperactivité, état d'angoisse chronique  –, à exercer son esprit à être plus présent.

    Couverture de La méditation
    page(s) 9
  • Silence sur les questions métaphysiques

    Essayons d'abord d'apprécier la signification du silence par lequel le Bouddha Śākyamuni accueille les questions métaphysiques ultimes. Ce n'est pas le silence de l'ignorance car le Bouddha prend soin d'affirmer que ce qu'il sait, par rapport à ce qu'il enseigne, est comparable au feuillage de la forêt par rapport aux feuilles tenues dans une seule main. Quand on lui pose quatorze questions, cosmogoniques ou métaphysiques ultimes, portant sur l'état du Bouddha après la mort, le caractère éternel ou non du monde, son origine créée ou non, etc., il demeure silencieux. Mais il prend aussitôt la parole pour expliquer son silence : une réponse théorique forcément imparfaite « ne conduit pas au bien-être, au dharma, à la vie sainte, au détachement, au sans-passion, à la cessation, à la tranquillité, à la réalisation, à l'illumination, au nirvāna ».

    Couverture de De la mort à la vie
    page(s) 167-168
  • Le colérique souffre profondément

    Le colérique souffre profondément. Sa douleur est telle qu'elle le remplit d'amertume : il est toujours prêt à se plaindre et à rejeter la responsabilité de ses problèmes sur autrui. C'est la raison pour laquelle on éprouve un grand malaise à l'écouter et que l'on s'efforce de l'éviter.

    Couverture de La colère
    page(s) 9
  • Revenir constamment à la source de l’esprit

    [I]l n'est pas nécessaire de vouloir trancher toutes les pensées car si on se tient à la source d'où elles surgissent, si on ne les suit pas, alors elles ne nous dérangent pas. On peut voir sans s'attacher aux objets de la vue, entendre sans s'attacher au son.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 12-13
  • Les deux ailes du chemin

    Il semble exister deux approches distinctes de la voie spirituelle : la méthode intellectuelle et la méthode intuitive. Dans la tradition intellectuelle, le développement spirituel est perçu comme un affinement de la précision intellectuelle, qui s'opère principalement par l'étude de la théologie. Par contre, dans la tradition intuitive ou mystique, le développement spirituel est vu comme un élargissement de la conscience ou de la dévotion au moyen de diverses pratiques, dont celle de la méditation. Aucune de ces approches n'est pourtant complète sans l'autre. Ces deux méthodes ne s'opposent pas. Au contraire, ce sont deux canaux qui se réunissent pour former le cheminement spirituel.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 37-38
  • Oui inconditionnel

    L'amour est un oui inconditionnel qui est pleine ouverture, engagement à laisser être celui que l'on aime, être ce qu'il est, en pariant pour ce qu'il y a en lui de meilleur. Il est accompagné d'un sens de joie et de détente profond et tendre. Il est aussi empli d'une dimension de chaleur bienveillante.

    Couverture de Et si de l’amour on ne savait rien ?
    page(s) 23