• Ce qui est destructeur recèle une part de créativité

    De façon […] générale, les préconceptions surgissent dès qu'il est question de notre relation à l'argent, au travail ou au sexe, ou même de la relation à nos parents. Il s'agit de sujets épineux, en particulier dans le contexte de la vie urbaine. Nous avons des difficultés à nous y relier, en particulier tels qu'ils se manifestent dans la vie urbaine. Cela ne signifie pas, néanmoins, qu'il faille les fuir. Parce qu'ils ont un caractère difficile et destructeur, ils doivent aussi contenir une part de créativité. C'est précisément à cet aspect créatif qu'il s'agit de se relier. Vous n'avez pas à abandonner quelque chose à cause de son caractère destructeur.

    Couverture de Argent, sexe et travail
    page(s) 22
  • Marcher pour le plaisir de marcher

    Le Bouddha semblait marcher uniquement pour le plaisir de marcher, indifférent à sa destination.

    Couverture de Sur les traces de Siddharta
    page(s) 15
  • Un art de vivre

    Le dharma, c'est la loi de la Nature, une loi universelle. La nature de la colère, c'est de vous rendre malheureux ; celle de l'avidité, de vous rendre malheureux : toute cela relève de la loi de la Nature. Si, comme le Bouddha, vous la comprenez à votre tour, vous vous mettrez alors à vivre une vie meilleure, car en vivant en harmonie avec cette loi, vous échapperez à la souffrance.

    De ce point de vue nous pouvons dire que le bouddhisme est un mode de vie, un code de conduite. Un mode de vie aisé à pratiquer, qui nous apprend comment vivre en paix et harmonieusement, et n'engendrer que paix et harmonie pour autrui.

    Couverture de Trois enseignements sur la méditation Vipassana
    page(s) 43
  • Un avec ce qui ne change pas

    À mon avis, un changement radical ne se produit qu'au moment où nous découvrons notre identité parfaite en tant que Conscience. À cet instant, nous ne sommes qu'Un avec ce qui ne change pas, ce qui n'a aucune caractéristique particulière, ce qui se trouve au-delà du temps, de l'espace et de la causalité.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 18
  • Refuser la situation et l'émotion pénible associée

    Dans la souffrance, on refuse non seulement la situation mais aussi l'état émotionnel pénible qu'elle déclenche. Ce point essentiel marque la différence avec l'émotion simple. On se débat à la fois contre l'extérieur et contre soi-même. On voudrait ne pas ressentir ce qu'on ressent.

    Couverture de Souffrir ou aimer
    page(s) 32
  • Je ne suis rien et je suis tout

    Comme l'a déclaré le grand maître indien Nisargadatta Maharaj : « La sagesse me dit que je ne suis rien, l'amour que je suis tout. Entre les deux, ma vie s'écoule. »

    « Je ne suis rien » ne signifie pas qu'il y a une terre désolée au fond de moi. Si nous ne sommes rien, la conscience nous conduit à un espace limpide et dégagé, dépourvu de centre et de périphérie, sans cloisonnements. Un espace où aucune barrière ne peut entraver l'expression sans limite de l'amour.

    Or, en n'étant rien de cette façon, nous sommes aussi, inévitablement, tout. Comprendre que l'on est « tout » ne veut pas dire s'autoglorifier, mais reconnaître sans le moindre doute que l'on n'est pas séparé du reste du monde.

    Ensemble, l'espace ouvert et dégagé du « rien » et l'interconnexion du « tout » nous éveillent à notre nature véritable.

    Couverture de L'amour qui guérit
    page(s) 38
  • La discipline pour aller à la rencontre de notre ombre

    Si la pratique de la pleine conscience paraît simple, elle n'est pas nécessairement facile. Elle exige beaucoup d'efforts et de discipline parce que les forces qui nous empêchent de « faire attention », c'est-à-dire nos habitudes et nos réactions automatiques, sont extrêmement tenaces. Ces habitudes sont si fortes et tellement ancrées en nous qu'il faut un engagement certain et un travail régulier pour atteindre et soutenir cet état de pleine conscience. […]

    Ce travail est également révélateur car il nous permet littéralement de voir avec plus d'acuité des domaines de notre existence que nous préférions ignorer. Cela peut mettre en lumière des émotions profondément enfouies – tristesse, douleur, amour-propre blessé, colère, peur – sentiments d'habitude refoulés dans notre inconscient.

    Couverture de Où tu vas, tu es
    page(s) 26
  • Reconnaître notre propre confusion

    Sans avoir l'honnêteté de reconnaître notre propre confusion, dans notre expérience la plus ordinaire, aucune possibilité d'ouverture réelle n'est possible. La spiritualité n'est pas une entreprise de fuite en avant, mais une manière de s'ancrer toujours plus radicalement au cœur de notre vie. [préface de Fabrice Midal]

    Couverture de Enseignements secrets
    page(s) 15
  • Plus vite à l’essentiel

    Lire est une passion lente. S'émerveiller d'un rire gravé dans l'air va plus vite à l’essentiel.

    Couverture de Noireclaire
    page(s) 22
  • La paix en soi

    Si vous prenez l'habitude d'une fréquentation quotidienne du cœur de votre être au sein d'une méditation ou d'une promenade dans la nature, alors vous aurez moins de risque de disparaître à vos propres yeux pendant des semaines entières. Chaque jour, votre rituel vous ramènera à l'essentiel.

    Où conduit la voie de l'autonomie ? Vers la paix en soi. Il s'agit d'un état de satisfaction et de plénitude où l'on vit dans la liberté de ne rien attendre des autres ou de quoi que ce soit. Ainsi on goûte à la présence et l'on est nourri par la présence, la présence à l'être, la présence à soi-même, la présence à l'existence. Cette présence calme devient un état intérieur qui peut se transporter dans toutes les situations, même celles où il y a du bruit et de l'effervescence.

    Couverture de Le meilleur de soi
    page(s) 281-282
  • Les trois yeux de la connaissance

    Ken Wilber, dans Les trois yeux de la connaissance, rappelle la formule bonaventurienne des trois yeux :

    • l'œil de chair perçoit le monde extérieur de l'espace, du temps et des objets ;
    • l'œil de raison utilise la logique, articule les faits, élabore des concepts et connaît le mental lui-même ;
    • l'œil de contemplation connaît les réalités transcendantes et les vérités salutaires qui mènent à la libération du monde phénoménal et à la réalité ultime.

    L'œil de chair, celui de l'expérience sensori-motrice, nous est commun avec les animaux.

    L'œil de raison utilise les informations qui en proviennent, mais perçoit directement les formes subtiles et les idées. Il comprend et transcende l'œil de chair, de même que le mental dirige et anime (anima) le corps. Le domaine matériel est formé et dirigé par le mental, ce que montrent son intelligibilité logico-mathématique, tout autant que les miracles, ou les effets psycho-kinétiques enregistrés par la parapsychologie.

    L'œil de contemplation, enfin, transcende l'œil de raison comme celui-ci transcendait l'œil de chair. Il connaît de façon immédiate ce qui est au-delà de la logique et des concepts, ce qui est conscience pure, lumineuse et béatifique. L'achèvement de la méditation et de l'homme se trouve dans cette contemplation de la réalité ultime, qui est aussi la réalisation de sa nature essentielle.

    Couverture de Méditation et psychothérapie
    page(s) 48-49
  • La fontaine de la vie

    Je me suis profondément
    désaltérée à la fontaine de la Vie,
    Je ne suis plus assoiffée. […]

    L'Amour a embrasé
    chaque lieu de la terre,
    Je ne suis plus solitaire.

    Couverture de La méditation
    page(s) 97
  • Exercer son esprit à être plus présent

    La méditation est à l'esprit ce que la gymnastique fut, au début du XXème siècle, pour le corps. […]

    Méditer consisterait, à une époque qui connaît un déficit structurel d'attention – entraînant les conséquences que nous connaissons : stress, dépression, hyperactivité, état d'angoisse chronique  –, à exercer son esprit à être plus présent.

    Couverture de La méditation
    page(s) 9
  • Le dharma ? Le chaos cosmique

    [A]tteindre l'autre rive est encore un piège. Il n'y a pas d'autre rive, pas de fleuve à traverser, car nous sommes l'union des deux rives à chaque instant de présence.

    Couverture de Chan & zen
    page(s) 25
  • Gardien du silence et de la paix

    Le vieux gardien du silence et de la paix
    Maintient ses pics haut dans les cieux.
    Il se penche sur l'homme dans une compassion profonde
    Son silence est lourd de défi.
    C'est un défi lancé à l'humanité entière.
    Il nous faut répondre, maintenant ou jamais.
    Il est temps maintenant de nous réveiller et de répondre.
    Si maintenant nous échappe, il n'y aura pas d'avenir.

    Couverture de La méditation
    page(s) 102
  • Voir l'impermanence

    Pour Patanjali, seul l'homme qui a développé vivéka, la discrimination, peut percevoir cette douleur universelle conséquente à l'impermanence. L'homme ordinaire est trop impliqué, trop identifié au courant du devenir pour en prendre conscience. […]

    Dans notre société qui ne vit que pour le corps et sa perpétuation, l'impermanence est devenue de plus en plus cachée, inaccessible. […] Nous organisons notre vie comme si elle était définitivement stable et la mort est perçue comme un scandale absolu. Lorsque nous nous résignons à elle, c'est précisément de la résignation et non une acceptation pleine et entière.

    Couverture de Les sept clés de la méditation
    page(s) 37
  • L'heure de méditation

    Ce qui m'aide, c'est la pratique d'une heure de méditation par jour. Pendant cette heure-là, je regarde passer les idées telles qu'elles se présentent en mon esprit sans refuser ni m'agripper à aucune d'elles.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 94
  • Laisser le château de sable se dissoudre dans la mer

    Nous sommes comme des enfants qui construisent un château de sable. [...]

    L'astuce c'est d'en jouir au maximum mais sans fixation et, le moment venu, de le laisser se dissoudre dans la mer.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 78 (8 - Les huit dharmas de ce monde)
  • Ne saisissant rien

    À la vue d'une branche qui balance, de feuilles s'envolant au vent d'automne, au son d'une cloche, il saura que ne saisissant rien il n'en possède pas moins une richesse inestimable, celle de l'ainsi-venu ô combien plus précieuse que tous les avoirs de l'ego !

    Couverture de Le sourire du Bouddha
    page(s) 14
  • Les plus déterminant c'est l'esprit

    Tel est donc le point principal : de tous les types de plaisirs ou de douleurs que nous, êtres humains, pouvons éprouver, les plus déterminants sont ceux qui viennent de l'esprit. Dans l'ensemble, le progrès matériel, extérieur, allège la souffrance et garantit le plaisir sensoriel. Mais il lui est très difficile d'avoir un véritable effet sur la souffrance ou le bonheur liés à notre activité mentale.

    Couverture de La grande paix de l’esprit