Extraits étiquetés avec : auto-dévalorisation

  • Jouer la sécurité

    Nous esquivons l'expérience du moment présent. Nous fuyons les sentiments de peur et de honte, trop brutaux, en nous racontant continuellement des histoires sur ce qui se passe dans notre vie. […] Parce que nous vivons dans un état d'angoisse indéterminée, nous n'avons même pas besoin d'attendre que survienne un problème pour élaborer en cascade des scénarios plus désastreux les uns que les autres. Vivre ainsi dans l'avenir forge l'illusion que nous avons le contrôle de notre vie et nous blinde contre l'échec personnel.

    Nous nous occupons. Être continuellement affairé représente un moyen socialement approuvé de rester à distance de notre douleur. […]

    Nous devenons nos critiques les plus virulents. Sans cesse notre voix off nous rappelle que nous échouons régulièrement, que les autres gèrent leur existence avec beaucoup plus d'efficacité et de succès que nous. Nous prenons là souvent le relais de nos parents, en insistant continuellement sur nos défauts.

    Nous nous focalisons sur les défaillances des autres. […]

    Plus nous nous racontons anxieusement des histoires sur notre échec à venir ou sur ce qui ne tourne pas rond chez nous ou chez les autres, plus nous enracinons les réflexes routiniers – les circuits cérébraux – qui génèrent le sentiment d'insuffisance. À chaque fois que nous dissimulons une défaite, nous renforçons notre peur d'être insuffisant. Quand nous luttons pour impressionner ou surpasser les autres, nous renforçons la croyance implicite qui veut que nous ne soyons pas assez bien tel que nous sommes.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 44-46
  • Apprécier qui nous sommes

    Au lieu de nous détendre et d'apprécier qui nous sommes et ce que nous faisons, nous nous comparons à un idéal et tentons de combler l'abîme qui, pensons-nous, nous en sépare.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 43
  • Dévalorisation & idéalisme

    Les gens que tourmente le sentiment de n'être pas à la hauteur développent souvent une forme d'idéalisme chargé de les aider à purifier et à transcender leur nature imparfaite. Cette quête de perfection repose sur le postulat que pour trouver sa place, il faut se changer soi-même.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 36-37
  • La transe de la déconsidération

    Lorsqu'on se croit déficient et dépourvu de valeur, l'idée qu'on puisse être sincèrement aimé est difficile à admettre. Nous vivons, pour la plupart d'entre nous, sous l'emprise d'un sentiment dépressif latent qui nous interdit d'envisager être un jour, au moins en pensée, proche des autres. Car nous craignons d'être rejeté si jamais ils venaient à réaliser à quel point nous sommes bête ou ennuyeux, égoïste ou mal dans notre peau ; et si nous ne nous trouvons pas assez attirant, alors il est probable, pensons-nous, que nous n'aurons jamais de vie amoureuse. Nous mourons d'envie, pourtant, de vivre une expérience qui nous permette de trouver notre vraie place, de nous sentir à l'aise avec nous-même et autrui, pleinement accepté. Mais la transe de la déconsidération nous rend inaccessible la douceur de ce sentiment d'adéquation.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 31
  • Travailler avec la confusion

    Tout ce que tu peux apprendre en travaillant sur ce qui te décourage, t’effraie, te déroute, tout sentiment de haine ou d’infériorité, tout ce que tu peux faire en travaillant là-dessus, fais-le s’il te plaît, parce que ça sera une grande inspiration pour les autres.

    Couverture de Entrer en amitié avec soi-même
    page(s) 199-200 (18 - Les quatre rappels)