Extraits étiquetés avec : bonheur

  • Piégé par le manque

    [N]otre incapacité bien connue à concevoir le « paradis »: tant que j'éprouve encore du manque, je n'y suis pas satisfait, donc ne peux être heureux ; ou bien, si j'y suis satisfait, je manque alors du manque qui me fait désirer et je me lasse de ce bonheur que j'ai.

    Couverture de De la vraie vie
    page(s) 103
  • Percer à jour le déni dont se fortifie le bonheur

    [V]ivre, c'est ne cesser de s'opposer à ce qui s'oppose à la vie ; quand on cesse de résister à la non-vie (de résister à la mort), on meurt. […L]a vraie vie débute précisément quand on a percé à jour ce déni dont se fortifie le bonheur dans son utopie ; et qu'on a la force, enfin, d'y renoncer.

    Couverture de De la vraie vie
    page(s) 101
  • Déni inhérent à la pensée du bonheur

    [L]a pensée du bonheur ne se maintiendrait-elle, en dépit de son aporie, que par la force de son déni ? – d'où lui viendraient sa puissance hallucinatoire et sa construction délirante. Déni de ce que la violence ne peut en réalité disparaître – et même n'a pas à disparaître – parce qu'elle est intrinsèque à la vie ; ou de ce que la mort est au sein même de la vie et non seulement ce qui la finit – autrement dit, que les opposés sont solidaires, comme le prônait Héraclite. Déni surtout de ce que l'un est la condition de l'autre ; et, d'abord, de ce que la vie ne peut se concevoir, se promouvoir, que sous la condition de la mort.

    Couverture de De la vraie vie
    page(s) 100
  • Le bonheur, faux universel

    L'amour, lui qui sert à dire aussi bien le désir de possession que le don surabondant de soi-même, qui est son opposé, à la fois l'érôs et l'agapé, a eu besoin du statut mythique que lui a conféré l'Occident (« l'Amour ! ») pour asseoir son unité forcée.

    Or, de même, le « Bonheur », servant à dire aussi bien la chance que la béatitude, réclame-t-il un statut d'idéalité pour imposer sa fausse consensualité, voire son prétendu statut d'universel. De là que son manque de rigueur fait sa faveur ; ou que la confusion du terme est ce qui fait sa commodité, jusqu'à le légitimer. Car ne sert-il pas à couvrir – à noyer sous son autorité – ce qu'on craint le plus peut-être d'avoir à penser ?

    Ne faudrait-il pas d'ailleurs commencer par porter au sein du mot le soupçon ? Ce terme de bonheur n'est-il pas d'emblée suspect pour ce qu'il fige et fend à la fois ? Pour la fixation qu'il impose en bloquant sous son unité le cours du vécu ; et pour le forçage qu'il opère en scindant, de façon antinomique, « bonheur » et « malheur ». Car, en se dressant contre le « malheur », le « bonheur » fait perdre à la fois la cohérence et la continuité qui font le tissu indémêlable de nos vies.

    Couverture de De la vraie vie
    page(s) 96-97
  • Ce qui est, est

    Nous n'inventons rien, nous ne recherchons pas des états psychiques extraordinaires. « Ce qui est, est », là est notre bonheur, agréable ou douloureux, peu importe.

    Couverture de La montagne dans l’océan
    page(s) 28
  • L’existence est un chemin

    L’existence est un chemin. Quelle perspective bouleversante ! Au lieu de nous réjouir des bonnes nouvelles et de déplorer les mauvaises, nous changeons de comportement. Nous sommes désormais prêts à travailler avec tout ce qui survient. Parallèlement, au lieu de croire que notre bien-être et notre bonheur dépendent des circonstances, nous comprenons qu'ils viennent de notre état d'esprit. Tout cela va complètement à l'encontre de nos habitudes.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 32
  • Plaisir d’exister et d’être soi

    La joie dont je parle ici est moins l'émotion réactive aux événements extérieurs favorables que la jubilation intérieure qui anime toute vie, qui exprime sa puissance naturelle d'être et d'agir. C'est la joie de vivre, le plaisir d’exister et d’être soi que nous ressentons tous depuis l'enfance et qui forme la source éternellement vive et active de tout bonheur.

    Couverture de L’expérience du bonheur
    page(s) 37
  • Notre responsabilité

    Avant de vouloir guérir le monde, c'est dans notre vie quotidienne qu'il est nécessaire de créer les conditions du paradis.Cette responsabilité ne dépend que de nous : dans la simplicité de chaque geste posé, dans la vérité de chaque parole offerte, dans la justesse de chaque choix de vie.

    Le bonheur est avant tout une attitude face à la vie : une posture corporelle harmonieuse et détendue, une disponibilité intérieure à la grâce d'exister, un espace d'ouverture pour accueillir toute la beauté du vivant, une constante détermination à agir au service du bien de tous, uniquement guidé par la puissance de l'amour.

    La félicité se construit intérieurement jour après jour en cultivant la douceur et la gaieté dans chacune de nos relations. En recherchant la paix et la beauté dans chacune de nos situations et de nos actions. En prenant soin de demeurer dans la vérité et le sacré dans chacune de nos pensées. En voyant dans chaque instant de vie une opportunité de joie non seulement pour soi-même mais pour tout ce qui vit. Le bonheur ne vient pas de la chance mais de la bonté.

    Couverture de L’expérience du bonheur
    page(s) 21-22
  • Être pleinement soi pour aimer

    Si vous voulez aimer, ne vous sacrifiez pas, soyez vous-mêmes.

    Aimer, c’est être pleinement soi pour l’autre, pour le bonheur de l’autre.

    Couverture de Narcisse n’est pas égoïste
    page(s) 24
  • Goutte à goutte

    Ne mésestime pas le mal,
    En te disant : « Impossible qu'il m'atteigne ! »
    Goutte à goutte une cruche se remplit :
    Le sot, accumulant le mal, en sera abreuvé.

    Ne mésestime pas le bien,
    En te disant : « Impossible qu'il m'atteigne ! »
    Goutte à goutte une cruche se remplit :
    Le sage, accumulant le bien, s'en trouvera comblé.

    Couverture de Dhammapada
    page(s) 58
  • Dompter l’esprit

    Cet esprit rétif, mobile, virevoltant,
    Il est bon de le dompter.
    Un esprit dompté est source de bonheur.

    Couverture de Dhammapada
    page(s) 33
  • La pensée précède toutes choses

    La pensée précède toutes choses.
    Elle les gouverne, elle en est la cause.
    Qui parle ou agit avec une pensée mauvaise,
    La souffrance le suit pas à pas,
    Comme la roue suit le sabot du bœuf.

    La pensée précède toutes choses.
    Elle les gouverne, elle en est la cause.
    Qui parle ou agit avec une pensée pure,
    Le bonheur s'attache à ses pas,
    Comme l'ombre qui jamais ne le quitte.

    Couverture de Dhammapada
    page(s) 23
  • Corps de jouissance

    Chaque fois que vous touchez quelque chose en harmonie, quelque chose qui brille, vous touchez le sambhogakāya du Bouddha. C'est le corps de récompenses, le corps de jouissance, symbolisant la paix et le bonheur du Bouddha, le fruit de sa pratique.

    Le corps de jouissance peut être décrit de deux manières. La première est de se réjouir pour soi-même et la deuxième de se réjouir pour les autres. Quand vous pratiquez la pleine conscience, vous y trouvez la joie comme fruit de la pratique. Ceux qui vous entourent ressentent aussi ce bonheur et les fruits de votre pratique. Lorsqu'une personne est heureuse, en paix, ce bonheur et cette paix rayonnent autour d'elle et les autres peuvent en profiter. Si vous pratiquez bien, vous pourrez envoyer de nombreux sambhogakāya dans le monde pour aider à soulager la souffrance des êtres vivants. Nous avons tous la capacité de transformer de nombreux êtres vivants, à condition de savoir cultiver la graine d'éveil qui est en nous.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 144
  • Les trois joyaux, des réalités palpables

    Le boudhha, le dharma et la sangha sont des choses que l'on peut toucher. Ce ne sont pas des sujets de spéculation. Le boudhha est un être humain qui a existé. Sa vie et son enseignement nous sont connus. Nous pouvons utiliser notre temps, notre énergie et notre intelligence pour entrer en contact avec le boudhha. La foi et la confiance réelles naissent du contact vécu, et non de ce que quelqu'un nous a dit d'y croire.

    Nous pouvons accéder directement au dharma. Le dharma existe sous forme écrite, dans la tradition et dans la pratique. Lorsque des gens pratiquent le dharma, on peut voir les fruits de leur pratique. Le dharma est aussi quelque chose de concret que l'on peut toucher, expérimenter et vérifier, ce qui fait naître en nous une foi et une confiance réelles.

    La sangha est une communauté qui pratique le dharma. Une bonne sangha exprime le dharma. Quand nous voyons une sangha qui révèle par sa pratique un certain degré de paix, de calme, de bonheur et de transformation, la foi et la confiance naissent en nous.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 115
  • Se sentir compris

    Quand on vit ensemble, on se soutient mutuellement. On commence à comprendre les émotions et les difficultés de l'autre. Quand l'autre a montré qu'il comprenait nos problèmes, nos difficultés et nos aspirations profondes, nous lui sommes reconnaissants de cette compréhension. Dès lors que vous vous sentez compris, vous cessez d'être malheureux. Le bonheur, c'est avant tout se sentir compris.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 57
  • Oscillant entre le désir et la peur

    L'homme oscille entre le désir et son négatif, la peur : peur que la vie nous impose ce que nous ne voulons pas, peur que la vie nous refuse ce que nous voulons, peurs conscientes et peurs refoulées se manifestant sous des formes déguisées et mensongères. Le disciple qui vient trouver un maître vit dans ce monde de l'ego qui est celui de l'attachement à toutes sortes de facteurs extérieurs à lui dont dépendent aujourd'hui son bonheur ou son malheur.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 28
  • Passage de l’été d’arhat à celui de bodhisattva

    Le but du Hīnayāna est d'atteindre l'état d'arhat, un état dans lequel ne se produit jamais aucune pensée ni aucune émotion conflictuelle ; l'esprit demeure unifié et pacifié […]

    Du point de vue du Mahayāna, on ne considère pas cet état comme définitif [… :] la conscience de l'arhat devient beaucoup plus claire et s'élève en elle la vision de la souffrance immense des êtres en même temps que la volonté de les libérer et de les établir dans la paix et le bonheur. La compassion est née.

    Couverture de Bouddhisme profond
    page(s) 22
  • Communication technologique versus communication humaine

    Nous vivons à une époque où fleurissent les moyens de communication sophistiqués. L'information peut atteindre l'autre bout de la planète en quelques instants. Pourtant, de nos jours, le dialogue entre les gens est devenu extrêmement difficile. Si nous ne réussissons pas à rétablir une bonne communication, nous ne connaîtrons jamais le bonheur.

    Couverture de La colère
    page(s) 15
  • Habiter l’intemporel

    Dans un monde où tout va de plus en plus vite, il est difficile d'évoquer la beauté et la richesse intemporelles de l'instant présent. Mais plus les choses s'accélèrent, plus il est important de se plonger dans l’intemporel, voire de l'habiter, afin de ne pas de couper de certaines dimensions de notre humanité qui marquent la frontière entre bonheur et tristesse, sagesse et folie, bien-être et agitation corrosive du mental, du corps et du monde. […]

    À une époque d'accélération exponentielle, il est plus important que jamais d'apprendre à habiter l’intemporel et à y puiser consolation et clairvoyance.

    Couverture de L’éveil des sens
    page(s) 23-24
  • Vertus de la compassion

    [L]e paradoxe de la compassion, c'est que nous en sommes nous-mêmes l'un des plus grands bénéficiaires. […E]lle nous rend plus heureux. Elle nous sort de notre état d'esprit habituel, empli de déceptions, de regrets, d'inquiétudes pour nous-même, et nous focalise sur quelque chose de plus grand.

    Contrairement à ce que l'on pourrait d'abord penser, la compassion rend plus optimiste, car, bien que focalisée sur la souffrance, en nous permettant de contribuer à y mettre fin, elle nous remplit d'énergie.

    La compassion nous donne le sentiment d'avoir un but dans la vie, qui se situe au-delà de nos insignifiantes obsessions habituelles. Elle allège le cœur et supprime le stress.

    Elle nous rend plus patient et plus apte à nous comprendre nous-même et à comprendre les autres. Elle offre à notre esprit une alternative à la colère et aux autres états réactionnels, ce qui s'est révélé particulièrement utile pour les vétérans des guerres atteints de troubles de stress post-traumatique.

    Enfin, la compassion nous tire de l'isolement et de la peur. Par un joli retour des choses, elle nous fait aussi bénéficier davantage de la bonté des autres à notre égard.

    Couverture de N’ayons  plus peur
    page(s) 35-36