Extraits étiquetés avec : changer

  • Agression subtile

    Nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais pratiquer pour s'améliorer implique une sorte d'agression subtile : l'idée que ce que nous sommes ne va pas, que nous devrions le changer.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 50
  • Illusions d’être permanent et le centre du monde

    [L]'être humain refuse le changement, refuse le vieillissement, refuse la mort, vit attaché au souvenir du passé. Il voudrait tant sentir, il voudrait tant faire comme si, il voudrait tant croire : « Je suis sans changement », c'est-à-dire : rien ne peut m'atteindre, rien ne peut me diminuer, rien ne peut me détruire, je ne risque rien, je vis au-delà de toute transformation, je suis dans une sécurité intérieure parfaite, je suis sans aucune menace possible contre ce « Je suis ».

    Mais tout vient le démentir. Lui-même veut sans cesse éprouver autre chose, donc cherche le changement, cause de sa peur, et vit dans l'instabilité intérieure la plus totale, basculant sans cesse de la joie à la souffrance, de l'espérance à la crainte, jamais parfaitement dans le présent.

    Et l'être humain voudrait que l'univers entier soit le prolongement ou la projection de lui-même, que tout soit lui, que chacun soit son alter ego, « un autre moi-même ». Il veut que tout soit à son image et qu'idéalement le monde réponde à son attente, c'est-à-dire que tous les autres fassent ce qu'il souhaite qu'ils fassent, lui donnent ce qu'il veut recevoir, le délivrent de ce dont il désire être débarrassé. Cet alter ego, miroir docile de ses rêves, il veut le trouver partout : le mari dans sa femme, la femme dans son époux, le père dans son fils, l'employé dans son patron. Chacun veut que l'autre soit et agisse d'une certaine façon qui corresponde à ses désirs, chacun veut que tout arrive en conformité absolue avec son ego : être le centre du monde et ne rencontrer en face de soi que le oui, le oui, toujours le oui.

    Alors que nous avons tout le temps à faire face au non.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 31-32
  • N’acceptant ni l’espace ni le temps

    Par définition, l'homme est situé dans l’espace et dans le temps et il n’accepte ni l'un ni l'autre. Dans l’espace, c'est-à-dire dans la multiplicité. Dans le temps, c'est-à-dire dans le changement.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 27
  • Un changement profond implique certains risques

    Évidemment, un changement profond implique certains risques. L'énergie induite par le processus d'ouverture dépassera le seuil de ce que nous sommes capables d'intégrer, si nous l'abordons comme nous avons appréhendé les autres choses de la vie. Peuvent en résulter une intensification des tendances névrotiques, des psychoses, ou même le développement ou l'aggravation de désordres physiques. Sans doute l'inflation de l'ego est-elle le danger le plus courant de toute expansion rapide de conscience. Ainsi que l'a démontré Jung, une inflation de l'ego est souvent suivie d'une brutale retombée. L'intégration ne peut alors se solder que par la régression à un stade antérieur de développement. Néanmoins, même de telles éventualités ne sont pas sans issue.

    L'effondrement le plus terrible peut prendre une signification tout autre, si nous sommes capables de nous engager avec courage et persévérance sur les chemins de la créativité.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 30-31
  • Un avec ce qui ne change pas

    À mon avis, un changement radical ne se produit qu'au moment où nous découvrons notre identité parfaite en tant que Conscience. À cet instant, nous ne sommes qu'Un avec ce qui ne change pas, ce qui n'a aucune caractéristique particulière, ce qui se trouve au-delà du temps, de l'espace et de la causalité.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 18
  • Transformation de l’identité en singularité

    Règle n°6

    Le changement est la transformation de l’identité en singularité, c'est-à-dire de ce que l'on ne veut pas changer en ce que l'on ne peut pas changer.

    Démonstration

    L’identité est composée de tous les items dont peut se targuer un individu : son origine, son pays, son histoire, ses symptômes. La définition qu'il se donne en eux le rigidifie parce qu'ils sont le lieu de sa maîtrise et de sa suffisance. La singularité apparaît chaque fois que l’identité est négligée. Elle est comme le style : évidente et insaisissable. Elle suppose le risque de la solitude irrémédiable, de ce qui est estimé comme menace de mort et, bien que donnée une fois pour toutes, elle n'est appréciée que par les autres, jamais par soi. La perte, pour le patient, de son identité, qu'il ne veut pas changer, est nécessaire pour que soient abandonnés les repères habituels qui constituaient son rapport non modifié à soi, aux autres  et à l'environnement et pour qu'il laisse advenir, à travers ce qui lui est donné en propre et qu'il ne peut pas changer, une nouvelle configuration de son monde. CQFD.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 324-325 (La fin de la plainte)
  • Le changement en proportion inverse de la volonté de changer

    Règle n°1

    Le changement de la relation à soi, aux autres et à l'environnement est en proportion inverse de la volonté de changement.

    Démonstration

    Le changement est un mouvement qui va d'un état à un autre. Il est donc impossible d'accéder au second si l'on n'est pas d'abord passé par le premier. Mais cette opération ne va pas de soi, car il n'est pas naturel à l'être humain d'être pleinement là où il est. Donc pour commencer à changer, il lui faudra d'abord s'assurer qu'il a investi le point de départ. Il ne doit donc pas se soucier de changer. CQFD.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 317 (La fin de la plainte)
  • Être fidèle à sa place

    En essayant de devenir quelqu'un d'autre, vous perdez votre pratique et votre vertu. Être fidèle à votre place, ou votre travail, c'est réaliser que votre être véritable est là. C'est un point très important.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 27
  • Transfigurer le monde

    La plupart des hommes, malcontents, veulent changer le monde. La voie initiatique invite à une transformation intérieure qui enchantera le monde extérieur, qui le transfigurera.

    Couverture de L'esprit de solitude
    page(s) 35
  • Changer le monde

    Dans la tradition orientale, l'homme, dit-on, avant de songer à changer le monde pense à se changer lui-même. Mais ne s'agit-il pas de la même chose ?

    Couverture de Zen et connaissance
    page(s) 7
  • La mauvaise relation que nous entretenons avec l'émotion

    Entre ceux qui sont coupés de leurs émotions et ceux qui, à l'opposé, sont submergés par elles, la proportion de ceux qui vivent en bonne intelligence avec celles-ci reste minoritaire. De fait, la plupart des personnes qui viennent en thérapie voient l'émotion comme une perturbatrice dont il faut se débarrasser. On peut comprendre cette représentation négative, puisque l'émotion bouleverse le cours de notre vie psychique qu'elle domine sur le moment. Elle échappe à notre volonté de contrôle et nous fragilise dans nos rapports sociaux.

    Or ce n'est pas tant l'émotion qui est fauteuse de troubles que la mauvaise relation que nous entretenons avec elle : c'est sa répression qui engendre des perturbations mentales et physiques durables. La présence des émotions et, surtout, leur circulation fluide sont donc des caractéristiques essentielles de la bonne santé psychique. Je constate que certains, ayant déjà accompli un travail thérapeutique sérieux dans d'autres cadres, savent bien analyser leurs fonctionnements et les expliquer en faisant des liens significatifs avec leur passé, mais plafonnent dans leur processus de changement. Ils restent cantonnés à un plan verbal intellectualisé et manquent d'une connexion profonde avec eux-mêmes. C'est seulement lorsqu'ils contactent simultanément la représentation mentale et le ressenti émotionnel et corporel qui lui est associé que le changement peut se produire. L'émotion ressentie dans le corps apporte la saveur d'authenticité qui suscite l'adhésion : « Oui, c'est cela qui m'a atteint, blessé et engendré telle et telle conséquence… »

    Enfin, l'émotion recèle un grand potentiel : grâce à elle nous prenons conscience de ce qui nous touche, en positif comme en négatif, et nous entrons en contact avec notre sensibilité. Elle est la voie directe et incontournable d'accès au cœur, elle est le matériau brut à transformer pour le travail intérieur, en des sentiments plus ouverts et stables comme l'amour, la joie et la sérénité.

    Couverture de Souffrir ou aimer
    page(s) 13-14
  • Si le mal-être perdure

    Chaque être humain rencontre tôt ou tard des vicissitudes dans son existence et les surmonte comme il peut. Si le mal-être, la souffrance perdurent, si les échecs dans la vie affective et professionnelle se répètent, il commence à s'interroger sur son impuissance à changer. Pourquoi souffre-t-il, pourquoi ne parvient-il pas à réaliser ses désirs ni à construire, pourquoi se trouve-t-il en proie au doute, à l'insatisfaction, au manque ? Creusant cette question avec un thérapeute, il aboutira généralement au fait qu'il s'est senti mal aimé, qu'il a connu des abus, des carences, des pertes ou des ruptures affectives. Le lien central entre ces manquements à l'amour et la souffrance apparaîtra inévitablement.

    Couverture de Souffrir ou aimer
    page(s) 11
  • Sentir partout à la fois

    Rien ne peut changer si tout ne change pas, et tout change si tout est senti à la fois au même instant. Sentir partout à la fois veut dire que l'on y est et que, enfin, on s'est laissé troubler et bouleverser au point de ne rien refuser, de tout laisser venir.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 336-337 (Il suffit d'un geste)
  • Changer, progresser

    L'idée que l'on puisse travailler avec son propre esprit, l'idée que l'on puisse changer, progresser, apparaît pour notre époque comme une provocation.

    Couverture de Frappe le ciel, écoute le bruit
    page(s) 15
  • Écouter sans effort

    Vous est-il déjà arrivé de rester là, assis dans le plus grand silence, sans que votre attention soit fixée sur rien, sans faire aucun effort de concentration, mais en ayant l'esprit très calme, vraiment silencieux ? Alors, on entend tout, n'est-ce pas ? Les bruits lointains comme les plus proches, jusqu'aux plus immédiats – ce qui signifie que l'on est vraiment attentif à tout. Votre esprit n'est plus confiné à une unique voie étroite. Si vous savez écouter ainsi, sans effort, sans contrainte, vous verrez s'opérer en vous un changement extraordinaire, un changement qui vient sans volonté délibérée, sans sollicitation ; et dans ce changement il est une grande beauté, et une immense profondeur de vision.

    Couverture de Le livre de la méditation et de la vie
    page(s) 15
  • Dévalorisation & idéalisme

    Les gens que tourmente le sentiment de n'être pas à la hauteur développent souvent une forme d'idéalisme chargé de les aider à purifier et à transcender leur nature imparfaite. Cette quête de perfection repose sur le postulat que pour trouver sa place, il faut se changer soi-même.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 36-37
  • L'impression de ne pas être assez bien

    S’il y a en nous le désir de nous changer, c'est que nous avons l'impression de ne pas être assez bien. Ce désir provient d'une agression envers soi-même, de l'aversion envers son esprit, sa parole ou son corps actuels.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 138-139 (16 - Abandonne tout espoir de fruit)
  • Changer est possible

    [L]'une des principales difficultés que l'on rencontre en essayant d'examiner son esprit est la conviction profonde, et souvent inconsciente, que l'on est comme on est, et que l'on n'y peut rien changer. […]

    [P]resque toute la communauté scientifique s'accorde à penser que le cerveau est structuré de telle sorte qu'il est possible d'effectuer de véritables changements dans notre expérience de tous les jours.

    Couverture de Bonheur de la méditation
    page(s) 54-55
  • Le poids qui nous alourdit

    Le poids qui nous alourdit est aussi léger qu'une plume. Il n'est pas plus lourd qu'une respiration. Il n'a pas plus de poids que la lourdeur d'un regard. Ce qui le rend lourd est notre croyance en nos drames, en nos désirs et en nos chaînes, qui sont autant de raisons que nous inventons pour limiter notre liberté parce qu'elle nous fait trop peur. En fait, le changement n'est pas plus lourd que la prochaine pensée, car ce sont nos pensées qui définissent notre réalité.

    Couverture de Le meilleur de soi
    page(s) 288