Extraits étiquetés avec : communication

  • Ne pensez pas : regardez !

    La difficulté de la communication pour l'homme est que nous ne pouvons ordinairement communiquer sans mots ou signes, mais que même l'expérience ordinaire tend à être faussée par nos habitudes de mise en mots et de rationalisation. Les outils commodes du langage nous permettent de décider d'avance du sens que nous pensons devoir donner aux choses, et la tentation n'est que trop aisée de ne voir les choses que d'une façon qui cadre avec nos préconceptions logiques et avec nos formules verbales.

    Au lieu de voir les choses et les faits tels qu'ils sont, on les voit comme des reflets et des vérifications de phrases que l'on a précédemment construites dans son esprit. On oublie vite comment voir simplement les choses, et on substitue ses mots et ses formules aux choses mêmes, manipulant les faits de façon à ne voir que ce qui s'accorde convenablement avec ses préjugés.

    Le zen utilise le langage contre lui-même pour anéantir ces préconceptions et détruire dans nos esprits cette « réalité » spécieuse de façon que nous puissions voir directement. Il dit, comme l'a noté Wittgenstein : « Ne pensez pas : regardez ! »

    Couverture de Zen, tao et nirvâna
    page(s) 71
  • Nous ne savons pas communiquer

    Jamais dans toute l'histoire de l'humanité nous n'avons disposé d'autant de moyens de communication – télévision, téléphone, fax, radio sans fil, numéros verts, courrier électronique – mais nous sommes restés des îles. Il y a si peu de communication entre les membres d'une famille, entre les individus d'une société ou entre nations. Il y a tant de guerres et de conflits.

    Nous avons de toute évidence besoin de cultiver l'art de l'écoute et de la parole. Nous ne savons pas communiquer les uns avec les autres. Nous sommes peu habiles à tenir une conversation intelligente ou sensée. La porte universelle de la communication doit être à nouveau ouverte.

    Lorsque nous ne pouvons pas communiquer, nous devenons malades, nous souffrons et déversons notre souffrance sur les autres.

    Nous payons des psychothérapeutes pour écouter notre souffrance, mais si les psychothérapeutes ne pratiquent pas la porte universelle, ils ne pourront pas nous écouter. Les psychothérapeutes sont des êtres humains qui souffrent comme nous. Ils peuvent aussi avoir des problèmes avec leur conjoint, leurs enfants, leurs amis, la société. Ils ont aussi des formations internes. Ils ont beaucoup de souffrance qu'ils ne peuvent pas communiquer, même aux êtres qui leur sont les plus chers. Dans ce cas, comment peuvent-ils rester assis à écouter notre souffrance et la comprendre ?

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 68-69
  • Solitude & sexualité

    Le sentiment de solitude est universel dans notre société. Il n'y a pas de communication entre nous-mêmes et les autres, même au sein de la famille, et notre sentiment de solitude nous pousse à avoir des relations sexuelles. Nous croyons avec naïveté que nous nous sentirons moins seuls ainsi, mais ce n'est pas vrai. S'il n'y a pas suffisamment de communication avec notre partenaire au niveau du cœur et de l'esprit, une relation sexuelle ne fera qu'agrandir le fossé entre nous et nous détruira tous les deux. Notre relation sera orageuse et nous nous ferons souffrir mutuellement.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 55
  • Communication, communion

    La communication est chose plus importante que l'expression verbale, et il ne peut y avoir communion entre deux personnes que si l'intention de se comprendre existe. Si vous ne désirez pas comprendre, si vous n'êtes ici que pour critiquer, pour exprimer des mots ou pour intellectualiser, il ne peut y avoir de communication.

    Couverture de L'esprit de création
    page(s) 16
  • Communication technologique versus communication humaine

    Nous vivons à une époque où fleurissent les moyens de communication sophistiqués. L'information peut atteindre l'autre bout de la planète en quelques instants. Pourtant, de nos jours, le dialogue entre les gens est devenu extrêmement difficile. Si nous ne réussissons pas à rétablir une bonne communication, nous ne connaîtrons jamais le bonheur.

    Couverture de La colère
    page(s) 15
  • Santé des relations

    Pour maintenir notre corps en bonne santé, notre cœur doit assurer une circulation sanguine stable et constante. Pour entretenir la santé de nos relations, nous devons maintenir un flux constant de communication consciente. Nombre d'entre nous ont pourtant des difficultés à communiquer efficacement, à cause du trop-plein de colère ou de frustrations qu'ils ont accumulé.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 34-35
  • Ramène à toi tous les blâmes

    Un slogan relié aux enseignements du Mahāyāna dit : « Ramène à toi tous les blâmes ». [...]

    Il implique que la douleur provient de la tendance à s'accrocher tellement fort pour que les choses se fassent à notre façon, et que l'une de nos principales portes de sortie quand nous nous sentons mal à l'aise, ou dans une situation ou un lieu indésirables, se résume à en rejeter la responsabilité sur un autre. Nous construisons d'ordinaire une barrière appelée blâme qui nous dispense de communiquer authentiquement avec les autres et nous la fortifions avec nos conceptions sur celui qui a raison et celui qui a tort.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 117 (13 - Élargir le cercle de compassion)
  • Communiquer vraiment jusqu'au cœur

    Entrer en relation avec autrui en toute compassion est un pari. Communiquer vraiment jusqu'au cœur et être présent à quelqu'un d'autre – enfant, conjoint, parent, client, patient ou la SDF dans la rue – cela signifie ne pas se fermer à cette personne, ce qui veut dire, avant tout, ne pas se fermer à soi-même. Ça veut dire nous autoriser à ressentir ce que nous sentons sans le rejeter. Ça veut dire accepter tous les aspects de nous-mêmes, y compris ce que nous n'aimons pas.

    Faire cela demande de l'ouverture, ce que dans le bouddhisme on appelle parfois la vacuité – ne pas s'attacher ou se retenir à quoi que ce soit. Ce n'est que dans un espace ouvert où l'on ne porte pas de jugement qu'il est possible de reconnaître ce que l'on ressent. Ce n'est que dans un espace ouvert où nous ne sommes pas prisonniers de notre propre interprétation de la réalité que nous pouvons voir, entendre et sentir qui sont vraiment les autres. C'est ce qui permet d'être et de communiquer avec eux correctement.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 115 (13 - Élargir le cercle de compassion)
  • C'est le processus qui compte

    L'essentiel n'est pas d'essayer d'atteindre l'harmonie ou d'aplanir toutes les choses. Je vous souhaite bonne chance si c'est votre but. Il s'agit de vivre ensemble sur cette terre avec nos différences et de communiquer pour le plaisir de communiquer. C'est le processus qui compte, non le fruit.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 165 (19 - La communication qui vient du cœur)
  • Renoncer à savoir quoi faire

    Si nous voulons vraiment communiquer, nous devons renoncer à savoir quoi faire. Quand nous arrivons avec notre programme, il ne fait que nous empêcher de voir la personne en face de nous.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 162 (19 - La communication qui vient du cœur)
  • La juste communication

    La communication est antérieure aux premiers mots que nous disons — quand ce serait tout simplement bonjour ! ou comment allez-vous ? —, elle existe déjà, de même qu'elle se poursuit encore quand la conversation a pris fin. Il y a là un tout, qu'on ne doit pas traiter à la légère mais qu'il faut, au contraire, mener de la bonne manière, très prudemment, en étant vrai, sincère et pas égocentrique. Car alors la notion de dualité a disparu, et c'est à sa place que s'établit le juste type de communication. Cela, on y parvient uniquement par l'expérience d'une recherche personnelle  ; on ne peut y arriver en copiant tout simplement l'exemple de quelqu'un d'autre.

    Couverture de Méditation et action
    page(s) 23