Extraits étiquetés avec : culpabilité

  • Le sens du chemin de la méditation

    [L]e sens du chemin de la méditation : se voir tel que nous sommes. Certes, nous découvrons des aspects que nous aurions préféré ignorer : notre arrogance, nos faiblesses, notre besoin d'être sans cesse rassuré, notre angoisse… Mais, pour que leur pouvoir s'affaiblisse, il est important d'y faire face. […]

    [C]es aspects ne sont pas des fautes ou des péchés, mais des habitudes mentales transitoires sur lesquelles nous pouvons travailler. […]

    [C]'est justement parce qu'elle nous confronte à nos difficultés que la méditation est précieuse. Elle nous évite en effet deux écueils habituels : vouloir fuir ce que nous ressentons ou chercher à le contrôler. Deux attitudes qui ne font que nous rendre encore plus malheureux. […]

    Le chagrin, la perte et la souffrance ne font qu'empirer quand nous essayons de les ignorer, de les nier ou de vouloir les contrôler. Le parcours vers la guérison commence par la rencontre avec nos difficultés. Ceux que nous prenions pour des monstres semblent alors bien moins terrifiants et nous nous découvrons plus humbles et plus confiants que nous ne le pensions.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 46-49
  • Éclaircir et libérer

    Narcisse est-il le symbole du pouvoir qu’a toute œuvre d’art d’éclaircir et de libérer notre rapport à nous, aux autres et au monde ? […]

    Lire les textes et contempler les peintures qui éclairent ce mythe permettent de mieux discerner la violence de notre temps. Car les forces de mort et de ressentiment exigent le sacrifice de soi, nous enfoncent dans la culpabilité d’être et la méconnaissance des exigences propres à toute existence humaine.

    Couverture de Narcisse n’est pas égoïste
    page(s) 11
  • Le sentier désertique

    J'appris à négliger les querelles du monde et à considérer quelle part me revenait de la confusion et de la culpabilité générales… Car on peut toujours redevenir innocent, si l'on reconnaît sa faute et sa souffrance et qu'on les supporte jusqu'au bout au lieu de mettre les autres en accusation…

    J'étais plongé en moi-même, tout à mon propre sort, avec le sentiment, parfois, qu'il s'agissait de celui de tous les hommes. Je retrouvais en moi la guerre et les envies meurtrières de l'univers, toute sa légèreté, toute sa lâcheté.  J'avais à perdre d'abord le respect, puis le mépris de moi-même. Il fallait continuer à fixer le chaos avec l'espoir tantôt s'allumant, tantôt s'éteignant, de trouver au-delà de ce chaos la nature de l'innocence. Chaque homme éveillé à sa pleine conscience doit suivre une fois au moins ce sentier désertique – mais ce serait peine perdue que d'en parler à d'autres.

    Couverture de Siddhartha
    page(s) XI
  • Pratiquer avec douceur

    Même après de longues années de méditation, beaucoup d'entre nous continuent à pratiquer avec dureté. [...]

    La plaisanterie classique est qu'un bouddhiste est soit en train de méditer soit en train de se sentir coupable de ne pas méditer. Il n'y a pas beaucoup de joie là-dedans.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 190 (21 - Inverser la roue du samsara)
  • Deux grandes catégories d’émotions

    [D]eux grandes catégories d’émotions :

    • Les émotions primaires ou fondamentales présentes dès la naissance, avant toute mentalisation. […] Ce sont la peur, la tristesse, la colère, la joie, le dégoût, la surprise. Elles ont chacune leur tonalité particulière, incluant un ressenti spécifique et un schéma de réaction.

    • Les émotions secondaires qui apparaissent dans le cadre des relations avec autrui et où la pensée intervient sous la forme d'un jugement ou d'une comparaison. Ce sont la honte, la peur du jugement d'autrui et du rejet, le dégoût de soi. Dans cette catégorie, j'inclus également des sentiments tels que la culpabilité, l'envie, l'humiliation, la jalousie, la haine qui présentent des caractéristiques communes avec les émotions secondaires : la relation avec autrui, la pensée et le jugement y jouent un rôle central.

    Couverture de Souffrir ou aimer
    page(s) 26-27
  • Le droit d'être pleinement

    La première leçon que m'a donnée Narcisse était l'impératif de me connaître. La deuxième, tout aussi surprenante, fut le droit que j'avais d'être, d'être pleinement, d'être comme je suis, d'être heureux. Gratuitement heureux, inconditionnellement heureux. Ici et maintenant. Tout de suite et sans remords. Sans honte. Sans culpabilité.

    Couverture de Sauvez votre peau !
    page(s) 36
  • Victime de ses pulsions

    On peut neutraliser un dangereux coupable par tous les moyens nécessaires (y compris la violence si aucun autre moyen n'est envisageable), sans perdre de vue qu'il n'est qu'une victime de ses pulsions, ce que nous-même ne serons pas si nous parvenons à éviter la haine.

    Couverture de Plaidoyer pour le bonheur
    page(s) 178
  • L'esprit le futur, dans le passé

    Quand l'esprit est dans le futur, le corps manifeste inquiétude ou espoir ; dans le passé, culpabilité, nostalgie ou regrets.

    Couverture de Le mandala de l’Être
    page(s) 12
  • La place du choix

    [La place du choix, c]'est la place neutre et bienveillante, à partir de laquelle on peut tout recevoir de ce qui se passe en soi, autant les craintes du personnage que les élans créateurs venus de l'individualité profonde. C'est un poste d'observation et de présence à soi. C'est là que l'on se souvient selon quels idéaux on veut vivre et que l'on comprend la nature des freins qui nous ralentissent. […]

    En réalité, [la place du choix est celle] du disciple de la vie, celui qui observe, qui évalue et qui tire des conclusions sans jugement et sans culpabilité. Pour cela, il s'agit de se donner le droit de mener une expérience avec soi, comme si vous étiez un laboratoire ou une œuvre à compléter. [La place du choix] est celle du laborantin, celle de l'artiste de la vie.

    Couverture de Le meilleur de soi
    page(s) 264