Extraits étiquetés avec : détente

  • Les surprises du retraitant

    L'expérience de dix jours [de retraite silencieuse Vipassanā] sera sans doute source d'un certain nombre de surprises pour le débutant. La première : la méditation n'est pas de tout repos ! […] Les instructions sont de pratiquer en y consacrant tous ses efforts, et cependant sans aucune tension ; mais tant qu'on n'y parvient pas, l'exercice peut devenir frustrant ou même épuisant.

    Autre surprise, au commencement, les intuitions intérieures acquises par l'observation de soi ont peu de chance d'être toutes agréables et béatifiques. Notre image de nous-mêmes est généralement très sélective. En nous regardant dans un miroir, nous avons soin de prendre la pose la plus avantageuse, l'expression la plus agréable. De même, chacun possède une image mentale de soi qui fait ressortir des qualités admirables, minimise des défauts et omet totalement certains côtés de son caractère. Nous voyons l'image que nous voulons voir, non la réalité. Mais la méditation Vipassanā est une technique d'observation de la réalité sous tous les angles. Au lieu d'une image de soi soigneusement sélective, le méditant se trouve confronté à la vérité toute nue. Certains aspects seront inévitablement difficiles à accepter. […]

    Puis, autre surprise : les difficultés se dissipent. À une certain point, les méditants apprennent à faire des efforts sans effort, à maintenir une vigilance détendue, une concentration détachée. Au lieu de se débattre, ils s'absorbent dans la pratique. […] L'esprit devient calme comme un lac de montagne à l'aube, parfait miroir de son paysage, et révélant en même temps ses profondeurs à qui l'observe de plus près. Quand vient cette clarté, chaque instant est plein d'affirmation, de paix et de beauté.

    Couverture de L’art de vivre
    page(s) 22-23
  • Corps et esprit inséparables

    Il réalisa que le corps et l'esprit étaient une seule et même entité inséparable. La paix et la détente du corps étaient intimement liées à celles de l'esprit. Tourmenter le corps revenait à torturer l'esprit.

    Couverture de Sur les traces de Siddharta
    page(s) 89
  • Un état d’esprit équilibré

    Le mot jhāna est un dérivé de jhā (qui provient du sanskrit dyai), qui signifie « brûler » « supprimer » ou « absorber ». Ce qu'il veut dire, en tant qu'expérience, est difficile à exprimer. En général, il est traduit par « état méditatif profondément concentré », ou « concentration d'absorption », voire simplement « absorption ».

    Cependant, traduire jhāna par « absorption » risque d'être trompeur. Vous pouvez être absorbé dans n'importe quoi – payer vos impôts, lire un roman, concevoir une vengeance, pour citer quelques exemples simples. Mais il ne s'agit pas de jhāna. Le mot « absorption » peut aussi suggérer que l'esprit devient tel une pierre ou un légume, sans aucune sensation, perception ni conscience. Quand vous êtes totalement absorbé dans l'objet de votre méditation, quand vous vous unissez à lui, ne faites plus qu'un avec lui, vous êtes complètement absent. Mais ce n'est toujours pas le jhāna, du moins pas ce que les bouddhistes considèrent comme un « vrai jhāna ». Car dans le vrai jhāna, vous pouvez être inconscient du monde extérieur, mais êtes entièrement présent à ce qui se passe intérieurement.

    Le vrai jhāna est un état d’esprit équilibré dans lequel de nombreux facteurs mentaux sains travaillent ensemble avec harmonie. À l'unisson, ils rendent l'esprit calme, détendu, serein, paisible, apaisé, doux, malléable, vif et équanime. Dans cet état d'esprit, la pleine conscience, l'effort, la concentration et la compréhension sont consolidés. Tous ces facteurs travaillent ensemble, en équipe.

    Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience
    page(s) 25-26
  • Un grain de bon sens

    Si la pratique spirituelle détend, si elle donne un peu de paix à notre esprit, c'est merveilleux – mais cette satisfaction que nous éprouvons personnellement a-t-elle quelque rapport avec ce qui se passe dans le monde ? La question fondamentale, c'est de savoir si nous vivons d'une façon qui ajoute de l'agressivité et de l'égocentrisme au chaos dans lequel nous nous trouvons, ou si nous y ajoutons un grain de bon sens dont le besoin se fait terriblement sentir.

    Couverture de Vivez sans entrave
    page(s) 10
  • Une seule porte de sortie

    À mon sens, il n'existe qu'une seule porte de sortie : réaliser que vous êtes déjà tout ce que vous cherchez, que vous êtes la plénitude et le bonheur auxquels vous aspirez, que ce bonheur est en vous et que vous l'aviez oublié. Alors, vous pouvez vous détendre et profiter de la vie.

    Couverture de La guérison du cœur
    page(s) 248
  • La voie est le but

    Grâce à la bonne disposition de notre esprit, nous sommes prêts à entrer en rapport direct avec tout ce qui se produit, d'une manière précise et douce. C'est ce qui mène à la bonne humeur et à la détente fondamentales.

    Quand nous nous rendons compte que la voie est le but, nous avons le sentiment que les choses se laissent travailler.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 195 (22 - La voie est le but)
  • Nous détendre dans toute sensation

    Nous devons cesser de croire que nous pouvons décamper et nous établir ailleurs. Nous pouvons simplement nous détendre – nous détendre dans l'épuisement, l’indigestion, l’insomnie, l'irritation, la joie ou toute autre sensation.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 176 (20 - Le coup du non-choix)
  • La détente dans ce qui est

    Il est bon de se souvenir que la pratique n’a aucun accomplissement pour but – ni gain ni perte – sinon la cessation de la lutte et la détente dans ce qui est. C'est ce qu'on fait quand on s'assoit en méditation. Cette attitude s'étend à toute la vie.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 167 (19 - Trois méthodes pour travailler avec le chaos)
  • Les six facettes de la solitude calme

    [N]ous commençons à entretenir avec la solitude une relation qui n'est pas menaçante. C'est une solitude qui nous détend, nous rafraîchit et qui met sens dessus dessous nos schémas habituels chargés de crainte.

    Il y a six façons de décrire cette sorte de solitude calme : la diminution du désir, le contentement, la capacité d'éviter l'activité superflue, la discipline totale, la capacité de ne pas errer dans le monde du désir et celle de ne pas chercher de sécurité dans ses pensées discursives.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 84 (9 - Six sortes de solitude)
  • Mourir à chaque expiration

    J'avais entendu des maîtres zen parler de la méditation comme de la disposition à mourir encore et toujours. Et voilà que c'était là – à chaque expiration qui sortait et se dissolvait, il y avait l'occasion de mourir à tout ce qui s'était passé auparavant et de se détendre au lieu de céder à la panique.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 40 (4 - Se détendre tel quel)
  • Juste au bord du souffle

    Une concentration trop lourde sur la technique amène toutes sortes d'activités mentales, des frustrations, des fantasmes sexuels et agressifs de toutes sortes. Aussi tenez-vous donc juste au bord de votre technique, avec juste 25 % de votre attention. Un autre 25 % se détend, encore un autre 25 % s'occupe d'entrer en amitié avec soi-même, et le dernier 25 % se connecte à l'attente – votre esprit est ouvert à la possibilité que quelque chose arrive pendant la session de pratique. L'ensemble est complètement synchronisé.

    Couverture de Le chemin est le but
    page(s) 31
  • Oui inconditionnel

    L'amour est un oui inconditionnel qui est pleine ouverture, engagement à laisser être celui que l'on aime, être ce qu'il est, en pariant pour ce qu'il y a en lui de meilleur. Il est accompagné d'un sens de joie et de détente profond et tendre. Il est aussi empli d'une dimension de chaleur bienveillante.

    Couverture de Et si de l’amour on ne savait rien ?
    page(s) 23
  • Apprécier qui nous sommes

    Au lieu de nous détendre et d'apprécier qui nous sommes et ce que nous faisons, nous nous comparons à un idéal et tentons de combler l'abîme qui, pensons-nous, nous en sépare.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 43
  • Sois qui tu es

    « Détendez-vous », « Soyez zen »… Mais la détente, […] plus on la cherche, moins on l'atteint. La détente, c'est être véritablement ce que nous sommes au fond du fond. En la cherchant, on en fait au contraire un objet. Dans la tradition zen, on dit que le zazen est une méditation sans objet.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 53-54
  • Attention, absorption

    La pratique de la tranquillité consiste à concentrer l'esprit sur un objet ou un sujet précis et à l'y maintenir jusqu'à l'obtention d'un état de parfaite concentration. […] Cet exercice donne au méditant le bien-être et la détente, tant physique que mentale. Le point ultime de cette pratique consiste en l'absorption du pratiquant par l'objet de sa méditation, les expériences mystiques et les changements d'états de conscience.

    Cependant, quand on n'a pas la vision intuitive, la pratique intensive de cette méditation risque de compromettre l'équilibre psychique du pratiquant. C'est pourquoi il convient de toujours chercher conseil auprès d'un maître qualifié.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 11-12
  • La véritable détente

    [I]l ne s'agit pas de se fixer un objectif : « C'est cela, la véritable détente. » Sinon, inévitablement, dès que je dis : « Bon sang, je ne suis pas détendu », je me tends encore plus. C'est cela qui est beau dans la méditation zen : que la détente advienne malgré moi. Celle-ci est alors le fruit d'une authentique et vraie rencontre.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 54