Extraits étiquetés avec : discipline

  • L’éveil est transmissible sur le champ

    Pour le tantrisme, l'éveil est transmissible sur le champ. Il est la vérité de notre propre esprit. Devant l'arbre empoisonné de notre confusion, et de notre égocentrisme, trois choix s'offrent à nous.

    Nous pouvons, grâce à la discipline la plus vigilante, couper un à un les fruits porteurs de mort de cet arbre. C'est un travail minutieux et long.

    Nous pouvons aussi, par la vision claire de la vacuité de toute chose et par compassion, déraciner l'arbre, c'est-à-dire couper l'attachement qui engendre la confusion. C'est un geste plus radical – celui propre au Grand Véhicule (Mahāyāna).

    Le Tantra, lui, invite à manger les fruits empoisonnés et à les transmuter aussitôt en élixir de vie. Le Tantra est est une alchimie spirituelle transformant le plomb de l'affliction en or pur de la félicité. Pour lui, les deux approches précédentes sont marquées par un manque de confiance dans l'esprit du Bouddha. Elles sont dualistes et non dénuées d'une forme subtile de violence, car elles cherchent à rejeter la confusion pour atteindre l'éveil.

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
    page(s) 25
  • L’éveil est transmissible sur le champ

    Pour le tantrisme, l'éveil est transmissible sur le champ. Il est la vérité de notre propre esprit. Devant l'arbre empoisonné de notre confusion, et de notre égocentrisme, trois choix s'offrent à nous.

    Nous pouvons, grâce à la discipline la plus vigilante, couper un à un les fruits porteurs de mort de cet arbre. C'est un travail minutieux et long.

    Nous pouvons aussi, par la vision claire de la vacuité de toute chose et par compassion, déraciner l'arbre, c'est-à-dire couper l'attachement qui engendre la confusion. C'est un geste plus radical – celui propre au Grand Véhicule (Mahāyāna).

    Le Tantra, lui, invite à manger les fruits empoisonnés et à les transmuter aussitôt en élixir de vie. Le Tantra est est une alchimie spirituelle transformant le plomb de l'affliction en or pur de la félicité. Pour lui, les deux approches précédentes sont marquées par un manque de confiance dans l'esprit du Bouddha. Elles sont dualistes et non dénuées d'une forme subtile de violence, car elles cherchent à rejeter la confusion pour atteindre l'éveil.

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
    page(s) 25
  • Liberté & discipline

    [I]l faut qu'existe [la] liberté, non pas à la fin de l'enquête, mais dès le premier pas. Faute d'être libre, on ne peut explorer, examiner, sonder. Pour qu'il y ait pénétration profonde, il faut qu'il y ait non seulement liberté, mais aussi la discipline nécessaire à toute observation ; la liberté et la discipline vont de pair (mais il ne faut pas se discipliner dans le but d'être libre). […]

    Apprendre et être libre vont de pair, la liberté entraînant sa propre discipline, une discipline qui n'est pas imposée par l'esprit dans le but d'obtenir un certain résultat. Voilà deux choses qui sont essentielles : la liberté et l'action d'apprendre. On ne peut apprendre à se connaître, à moins d'être sans entraves, […]

    Une telle observation, une telle perception, une telle vision entraînent leur propre discipline, leur propre façon d'apprendre ; il ne s'y trouve aucun conformisme, aucune imitation, aucune suppression, aucun contrôle d'aucune sorte. En cela réside une grande beauté.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 13
  • Nécessité d’un exercice persévérant

    On a facilement tendance à penser que l'expérience d'un moment de lumière est une possession définitive qui suffit à faire de nous un autre homme. Pourtant, lorsqu'elle n'est pas ranimée par un exercice persévérant, même une expérience qui nous atteint au plus profond de nous-même et nous arrache un instant à la stérilité du moi existentiel pour nous élever à la réalité d'une plus grande Vie, risque de s'enliser parmi les souvenirs sentimentaux.

    Sans cet effort soutenu, l'homme qui se sentait baigné dans la lumière de l'expérience et libre, grâce à elle, d'atteindre un plan supérieur, est malheureusement obligé de constater qu'il n'a pas changé. La conscience de son échec et souvenir du bonheur de l'engagement qu'il vient d'éprouver le rendent encore plus sensible aux limites et aux ténèbres où le tient enfermé la vieille coquille de son moi.

    La conscience de sa participation à l'Être essentiel a éveillé en lui une grande nostalgie. Pourtant, il doit reconnaître qu'expérience et transformation sont deux chose différentes.

    Couverture de Pratique de l’expérience spirituelle
    page(s) 7
  • L’éducation ne favorise pas l’indispensable discipline

    Les enfants reçoivent [en Occident] une éducation qui, les laissant très libres de leurs choix et de leurs actes et, ne donnant pas l’habitude de la discipline, ouvre le champ à la dispersion et aux émotions conflictuelles.

    Couverture de Bouddhisme profond
    page(s) 15
  • La méditation et l’action

    La méditation nous prépare à l’action, et il arrive parfois que l’action nous prépare à la non-action. C'est comme respirer : lorsque vous expirez, c'est l’action ; mais pour expirer il faut inspirer à nouveau. Ça continue comme ça. Il est donc important de pratiquer une discipline très stricte pour apprendre à être immobile et solide. Il se dégage de cela beaucoup d'énergie et beaucoup de sagesse. Dans la vie, la méditation et la post-méditation ont une valeur égale, tout comme il est important d'inspirer et d'expirer.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 31
  • Chemin vers l’expérience du non-moi

    Le bouddhisme renferme trois codes de discipline : sīla, samādhi et prajñā. La sīla, c'est la discipline ou conduite, une manière méditative de se comporter. Le mot samādhi désigne la pratique de l'attention et de la vigilance : vous pouvez faire l'expérience de la totalité de votre état d'esprit sans distraction. Et la prajñā, ou conscience discriminante, c'est l'état de clarté qui vous permet de distinguer divers états d'esprit ; ces derniers ne vous excitent et ne vous dépriment plus. Ces trois disciplines nous amènent à l'étape suivante : transcender finalement la supercherie du moi, ce qui correspond à l'expérience du non-moi.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 23
  • Un paysage encore plus vaste

    Finalement, le terme « Mahāyāna » ressemble à une forme d'hyperbole traduisant l'impression très vive que les apprentis ont ressenti le jour où ils ont réalisé que la voie était plus immense qu'ils ne le soupçonnaient. Comme si d'un coup ils découvraient un paysage encore plus vaste et un horizon plus étendu. Dans le même temps, ils ont vu qu'un plus grand nombre d'êtres pourraient se lancer dans une aventure spirituelle qui les conduirait encore plus loin.

    Un second point s'avère également capital. La tradition des Anciens met l'accent sur la maîtrise de soi et la discipline, estimant que l'obstacle majeur au nirvāna est le désir. Le Mahāyāna, et en particulier le Madhyamaka, insistent sur l'ignorance et, de ce fait, privilégient la compréhension comme instrument d'éveil.

    Couverture de Le grand livre du bouddhisme
    page(s) 182
  • Vous ne pouvez l’attraper en vous arrêtant

    Étudiant : À propos de prajñā, est-ce que vous avez voulu dire que c'est lorsque tout devient confus et brumeux que notre vision se précise, plutôt que lorsqu'on s'arrête pour considérer quelque chose ? Est-ce que je vous comprends correctement ?

    Chögyam Trungpa Rinpoché : Oui. Vous ne pouvez pas vous arrêter, parce que lorsque vous commencez à le faire, vous perdez la vision.

    Étudiant : Est-ce qu'on s'arrête pour tenter d'avoir un repère ?

    Chögyam Trungpa Rinpoché : Oui. Mais en faisant cela vous le détruisez. Vous ne pouvez l’attraper en vous arrêtant.

    Étudiant : Alors il n'y a rien de mieux à faire que la discipline, en un sens ?

    Chögyam Trungpa Rinpoché : Oui. La seule chose à faire est de coller à la routine, à la pratique.

    Couverture de Zen et tantra
    page(s) 52
  • Traversée de la confusion

    Dans la discipline zen, vous pouvez ne dormir que quatre heures par nuit et passer le reste du temps dans l'assise, le travail ou quelque autre activité. L'entrée dans une discipline aussi précise, aussi réelle, dans le sens fort du terme, vous plonge dans un ennui et une incertitude énormes. À un certain stade, vous vous sentez tellement fatigué et somnolent que la frontière entre le jour et la nuit commence à se dissoudre. Vous ne savez plus si vous êtes éveillé ou si tout ceci n'est qu'un rêve. Prajñā est en train de s'immiscer partout. C'est lorsque les frontières commencent à s'estomper que prajñā s'empare de vous.

    La discipline zen est fantastique. Elle n'est évidemment pas le fruit du rêve ou de l'invention d'un seul, elle s'est développée au fil des générations. La traversée de l'extrême de l'ennui, de la somnolence, de la confusion et d'activités contraignantes fait surgir la lumière et la clarté inhérentes à votre être. Ce n'est pas particulièrement excitant ni esthétique, loin de là : c'est une vraie galère ; votre maladresse et votre paresse ressortent, et tout ce que vous pouvez imaginer de pire. On vous fait une énorme blague, et en même temps il y a toujours de la place pour que prajñā se manifeste. Vous êtes à mi-chemin de prajñā et de la confusion, constamment.

    La seule chose qui vous maintienne dans un tel dispositif est votre idéal romantique de la pratique et de la discipline – votre approche héroïque du chemin.

    Couverture de Zen et tantra
    page(s) 44-45
  • Le bouddhisme, un héroïsme

    Le bouddhisme est un héroïsme qui nous montre comment vaincre nos peurs et oser prendre des risques. À une époque qui manque de grands desseins, son invitation à de quoi nous embraser. Elle est aussi très simple. Une discipline de vie comme il n'en existe plus vraiment en Occident et dont la ressource principale est la pratique de la méditation, une manière concrète de travailler sur soi et de s'ouvrir au présent et à la vie.

    Couverture de ABC du bouddhisme
    page(s) 8
  • Nécessité d’une discipline et d'un maître

    Il nous faut comprendre que cette pratique demande de la discipline. Elle demande des efforts, il faut s'astreindre à la faire régulièrement. Tous les jours, car pour en ressentir les bienfaits il faut la rendre quotidienne, et il vaut mieux commencer par quelques minutes plutôt que rien. Ce n'est pas un automatisme, cela demande de la volonté, de la persévérance.

    Nous pouvons aussi avoir besoin de nous ressourcer régulièrement, faire des retraites, dans un monastère ou un ashram auprès d'un être qui nous accompagne par sa présence, parce que lui-même a pu réaliser à travers son parcours Cela qui donne du poids à sa présence : c'est ce que veut dire en Inde le mot gourou, un homme de poids.

    Couverture de Cheminer avec la méditation
    page(s) 42
  • La méditation de la vie paisible

    La technique de la méditation de pleine conscience est associée au développement de l'état de paix. On pourrait même l'appeler la méditation de la vie paisible. Par paix, on n'entend pas ici un état sans guerre ; cela n'a rien à voir avec la politique. On parle de paix en tant que non-action. […] Dans la pratique de la méditation, vous ne pouvez pas parvenir à cette sorte de paix sans discipline et sans effort.

    Couverture de La pleine conscience en action
    page(s) 25
  • Le sentiment de se découvrir

    La méditation est extrêmement terre à terre, au point d'en être irritante. Elle peut aussi être exigeante. Si vous persévérez, vous comprendrez des choses à votre sujet et au sujet d'autrui, et vous aurez l'esprit clair. Si vous pratiquez régulièrement et suivez cette discipline, vos expériences ne seront pas nécessairement spectaculaires, mais vous aurez le sentiment de vous découvrir. Par la pratique terre à terre de la méditation, vous pouvez voir les couleurs de votre existence.

    Couverture de La pleine conscience en action
    page(s) 24
  • Trois types de générosité

    Il existe traditionnellement trois types de générosité. Le premier est la générosité ordinaire : donner des biens matériels ou mettre les autres à l'aise.

    Le deuxième est la protection contre la peur. On rassure les autres et on leur apprend à ne pas se sentir complètement tourmentés par leur vie et à ne pas paniquer. On les aide à découvrir la bonté fondamentale et la pratique spirituelle et on leur montre qu'ils possèdent les moyens d'être leur propre soutien. C'est donc le don du courage.

    Le troisième type de générosité est le don du dharma. On montre aux autres qu'il existe une voie faite de discipline, de méditation et d'intellect ou connaissance.

    Grâce à ces trois types de générosité, on peut ouvrir l'esprit des autres de façon à ce que leur mesquinerie, leur misère humaine et leur étroitesse d'esprit fassent place à des horizons plus ouverts.

    Couverture de L´entraînement de l'esprit
    page(s) 35-36
  • Les six facettes de la solitude calme

    [N]ous commençons à entretenir avec la solitude une relation qui n'est pas menaçante. C'est une solitude qui nous détend, nous rafraîchit et qui met sens dessus dessous nos schémas habituels chargés de crainte.

    Il y a six façons de décrire cette sorte de solitude calme : la diminution du désir, le contentement, la capacité d'éviter l'activité superflue, la discipline totale, la capacité de ne pas errer dans le monde du désir et celle de ne pas chercher de sécurité dans ses pensées discursives.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 84 (9 - Six sortes de solitude)
  • La discipline pour aller à la rencontre de notre ombre

    Si la pratique de la pleine conscience paraît simple, elle n'est pas nécessairement facile. Elle exige beaucoup d'efforts et de discipline parce que les forces qui nous empêchent de « faire attention », c'est-à-dire nos habitudes et nos réactions automatiques, sont extrêmement tenaces. Ces habitudes sont si fortes et tellement ancrées en nous qu'il faut un engagement certain et un travail régulier pour atteindre et soutenir cet état de pleine conscience. […]

    Ce travail est également révélateur car il nous permet littéralement de voir avec plus d'acuité des domaines de notre existence que nous préférions ignorer. Cela peut mettre en lumière des émotions profondément enfouies – tristesse, douleur, amour-propre blessé, colère, peur – sentiments d'habitude refoulés dans notre inconscient.

    Couverture de Où tu vas, tu es
    page(s) 26
  • Rapport à la règle

    Je me fous la paix, c'est-à-dire que je m'autorise à un rapport complètement neuf, complètement vivant, aux règles et à la discipline. Je ne me plie pas à une règle parce que c'est une règle ; je l'intègre quand elle me rend plus libre. Sinon, j'essaie de la questionner.

    Couverture de Foutez-vous la paix !
    page(s) 32
  • La discipline d'attention

    Sakyamuni devint le Bouddha non par une révélation divine quelconque, mais par [son] engagement à suivre une discipline d'attention à son expérience telle qu'elle est.

    Couverture de Quel bouddhisme pour l’Occident ?
    page(s) 300
  • Nécessité de l'ego et nécessité de le dépasser

    [L]'homme ne peut exister pratiquement que grâce à ce « moi » qui maîtrise le monde au moyen de notions fixes. Il faut donc que l'homme parvienne à développer une « manière d'être » où son « moi » reste préservé, tout en devenant perméable à l'Être qui transcende les compréhensions du « moi ». C'est alors qu'il pourra devenir un être « authentique » dans le vrai sens du terme, une Personne à travers laquelle se manifeste l'Être dans l'existence.

    Atteindre cette forme de « présence » requiert un « exercice » continuel qui exige de comprendre le quotidien comme « pratique spirituelle ».

    Couverture de Pratique de la voie intérieure
    page(s) 16