Extraits étiquetés avec : émotion

  • Concentration

    [L]a pratique formelle de la méditation assise avec concentration sur l'objet de la méditation est importante au quotidien. Dans la tradition Theravāda, cet objet est soit le souffle (dans la méditation śamatha), soit le flux de l'apparition et de la disparition des pensées et des sensations, ou observation de soi (dans le vipassanā).

    Couverture de Bouddhisme et psychanalyse
    page(s) 29
  • Demeurer en paix

    Le mot « paix » peut laisser croire que, par la pratique de śamatha, il s'agit de goûter un état lénifiant, sans aspérités, sans souffrance, sans émotions fortes. Il vaut mieux entendre « paix » comme la fin de la guerre que l'on mène contre soi-même et contre ce qui est. Demeurer en paix pour voir ce qui est comme cela est. (Alain Gaffinel)

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
  • Demeurer en paix

    Le mot « paix » peut laisser croire que, par la pratique de śamatha, il s'agit de goûter un état lénifiant, sans aspérités, sans souffrance, sans émotions fortes. Il vaut mieux entendre « paix » comme la fin de la guerre que l'on mène contre soi-même et contre ce qui est. Demeurer en paix pour voir ce qui est comme cela est. (Alain Gaffinel)

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
  • La patience d’être

    Si le risque est cet événement du « ne pas mourir », il est au-delà du choix, un engagement physique du côté de l'inconnu, de la nuit, du non-savoir, un pari face à ce qui, précisément, ne peut se trancher. Il ouvre alors la possibilité que survienne l'inespéré.

    Ne suffirait-il pas moins dramatiquement de penser, avec Spinoza, ce qui nous fait persévérer dans l'être ? Penser plutôt la patience, cette mesure du temps qui, face à l'urgence, cautérise les blessures… La patience d'être, cet art subtil, oublié, non colonisé de soi où s'enchevêtrent l'émotion et la pensée, cuisine de toute création. Mais une patience alors qui ne serait ni au service de l'attente, ni surtout à celui de la dépression, du compromis, du renoncement fatal. Ce risque-là, d'être, ne s'envisage pas, ne s'évalue pas. C'est la grande machinerie économique qui supporte l'évaluation des risques.

    Couverture de Éloge du risque
    page(s) 21-22
  • L’histoire que l’on se raconte

    Lorsqu'on entremêle opinions, préjugés, stratégies et émotions pour en faire une réalité figée, on cherche à faire tout un plat de sa propre personne, de sa douleur, de ses difficultés. Sauf que les choses ne sont ni fixes, ni prévisibles, ni aussi homogènes qu'elles en ont l'air. […]

    [O]n a tendance a rattacher ses pensées une à une pour se raconter une histoire qui donne l'impression que son identité, son bonheur, sa douleur ou ses problèmes sont autant d'entités figées et distinctes.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 35
  • Nos drames personnels

    Disons que le drame est l'illusion se présentant comme la vérité, et que le dharma est la vérité elle-même : ce que sont les choses, l'état élémentaire de la réalité, qui ne change pas de jour en jour au gré de la mode, de notre humeur ou de notre emploi du temps. Pour transformer le dharma en drame, tout ce qu'il nous faut, ce sont les ingrédients de n'importe quelle bonne pièce : de l'émotion, du conflit et de l'action – l'impression qu'il arrive quelque chose d'urgent et d'important aux personnages impliqués. Nos drames personnels peuvent partir des « faits » concernant notre identité et nos actes ; mais, attisés par nos émotions et nos concepts, ils ont tôt fait d'évoluer en pure imagination et de devenir aussi difficiles à démêler que les scénarios de nos rêves.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 11
  • Nés libres

    Nous sommes nés libres. La nature véritable de l'esprit est la sagesse et la compassion éclairées. Notre esprit est toujours lumineusement éveillé et conscient. Pourtant, nous sommes souvent tourmentés par des pensées douloureuses et par l'effervescence émotionnelle qui les accompagne. Nous vivons dans des états de confusion et de peur auxquels nous n'apercevons aucune issue. Notre problème, c'est que nous ne distinguons pas ce que nous sommes réellement au plus profond de nous-mêmes. Nous ne reconnaissons pas le pouvoir de notre nature éveillée. Nous croyons à la réalité de ce que nous voyons devant nos yeux, et nous en acceptons la validité jusqu'à ce que quelque chose – une maladie, un accident ou une déception – vienne nous désillusionner. À ce moment-là, nous allons peut-être remettre en question nos croyances et commencer à chercher une vérité plus riche et plus durable.C'est alors notre premier pas sur la route de la liberté.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 10
  • Le fleuve d’instants

    Le fleuve d’instants, le fleuve d’émotions avec ses altérations, ses micro-altérations (car une émotion, un sentiment n'est qu'une moyenne d'épanchements, d'impulsions, d'impressions, d'inclinations ou de dégoûts ressentis, gouttes et particules du flot émotionnel qui est en vous, vibrant, frémissant, à multiples courants et reprises), ce fleuve donc qui vire sans arrêt, qui change affectivement toutes les secondes, que vous ne savez pas voir en vous, vous le voyez en ces instants paradisiaques, en face, sur la face mouvante, en altérations invraisemblablement délicates, que les amants voudraient et ne peuvent distinguer sur les visages aimés.

    Couverture de Connaissance par les gouffres
    page(s) 149-150
  • Se sentir compris

    Quand on vit ensemble, on se soutient mutuellement. On commence à comprendre les émotions et les difficultés de l'autre. Quand l'autre a montré qu'il comprenait nos problèmes, nos difficultés et nos aspirations profondes, nous lui sommes reconnaissants de cette compréhension. Dès lors que vous vous sentez compris, vous cessez d'être malheureux. Le bonheur, c'est avant tout se sentir compris.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 57
  • Le cœur de la confusion

    Le cœur de la confusion consiste en ce que chaque homme a une perception de soi qui lui paraît être solide et continue. Lorsque surviennent une pensée, une émotion ou un événement, quelqu'un est conscient de ce qui se passe. Vous avez conscience de lire ces mots. Cette perception de soi est en fait un phénomène transitoire et discontinu que, dans notre confusion, nous prenons pour un phénomène solide et continu. Et comme nous prenons notre vue confuse pour la réalité, nous nous efforçons de maintenir et de conforter ce soi solide. Nous tâchons de le nourrir de plaisirs et de le protéger de la douleur. L'expérience menace sans cesse de nous révéler notre caractère transitoire, aussi tentons-nous continuellement de dissimuler toute possibilité de découvrir notre condition réelle.

    Couverture de Pratique de la voie tibétaine
    page(s) 13
  • Les émotions conflictuelles

    [I]l est indispensable de comprendre […] ce qu'on entend dans le bouddhisme par le terme « émotion », c'est-à-dire « émotion conflictuelle ». Il est clair que le mot « émotion » est pris ici dans un sens différent de son acception usuelle. Ainsi, « l'émotion » que procurent un film, une poésie ou un beau paysage se situe sur un autre plan que les « émotions conflictuelles ». Inversement, certains facteurs mentaux répertoriés comme « émotions conflictuelles », comme l'aveuglement ou l'orgueil, ne sont certes pas considérés comme des « émotions » dans le langage courant. il n'existe pas, à vrai dire, d'équivalent exact en français contemporain du sanskrit kleśa ou du tibétain nyeun-mongpa. « Émotion », conflictuelle ou perturbatrice, pour les raisons que nous venons de voir, ne convient pas parfaitement ; « passion », qui dans le langage théologique classique recouvrait presque exactement la notion de kleśa bouddhiste, a pris, de nos jours, un sens très différent.

    Couverture de Bouddhisme profond
    page(s) 9
  • Paisible ne signifie pas vide de pensées, de sensations, d’émotions

    Être en paix ne veut pas dire que nos pensées et nos sentiments sont figés. Être en paix ne signifie pas être anesthésié. Un esprit paisible n'est pas synonyme d'esprit vide de pensées, de sensations, et d’émotions. Un esprit paisible n'est pas un esprit absent. Il est évident que les pensées et les sentiments seuls ne composent pas l'intégralité de notre être. La fureur, la haine, la honte, la foi, le doute, l'impatience, le dégoût, le désir, le chagrin et l'angoisse sont aussi notre esprit. L'espoir, l'inhibition, l'intuition, l'instinct et l'inconscient font également partie de notre soi.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 18
  • Le désir ou la crainte amène l’identification

    Si nous observons bien le déroulement d'un rêve, nous nous apercevons que nous sommes constamment impliqué émotionnellement. C'est cette implication qui fait que nous sommes emporté dans les péripéties du rêve.

    Le fait que nous sommes dans le désir ou la crainte, amène l’identification.

    Par analogie, nous pourrons comprendre que le même mécanisme est peut-être à l'origine de notre croyance en la réalité de l'état de veille…

    Couverture de L’univers est un rêve
    page(s) 86
  • Utiliser les pensées et les émotions

    Les pensées et les émotions ne cesseront jamais de se manifester. Le but de la pratique n'est pas de les éliminer. On ne peut pas davantage y mettre un terme que l'on ne peut arrêter les circonstances extérieures qui semblent jouer en notre faveur ou en notre défaveur. En revanche, on peut choisir d'accueillir ces mouvements de l'esprit et de coopérer avec eux. À un certain niveau, pensées et émotions ne sont rien d'autre que des sensations. On peut les mettre à profit pour progresser sur la voie à condition de ne pas les solidifier en les qualifiant de bonnes ou de mauvaises, justes ou fausses, favorables ou défavorables.

    Savoir utiliser à bon escient ses pensées et émotions consiste à observer la façon dont elles se manifestent et se dissolvent. Quand on pratique cet exercice, on s'aperçoit qu'elles sont insubstantielles. Lorsque l'on est capable de les voir comme des « transparences », on comprend qu'elles n'ont pas le pouvoir de nous attacher, de nous égarer ni d'altérer notre sens de la réalité. Et l'on ne s'attend plus à ce qu'elles cessent. Le fait même de penser qu'elles devraient cesser est en soi une erreur. La méditation permet de se libérer de cette conception erronée.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 42-43
  • Non-esprit

    Le Chan/Zen considère simplement que lorsque notre esprit demeure fixé sur des émotions, des impressions, des pensées, nous nous écartons automatiquement de la source de nos expériences. Le « non-esprit » ne signifie donc pas « absence de pensée », mais fonctionnement totalement libre de l'esprit en l'absence justement de toute fixation sur le flux des pensées. Nous savons très bien qu'au lieu d'être simplement présents aux choses telles qu'elles sont, et cela directement, nous sommes inattentifs. La carence d'une attention souple et fluide conduit à la perte de la spontanéité et du naturel.

    Le pratiquant de kyūdō, la « voie de l'arc », connaît ce phénomène. S'il décoche la flèche sous l'emprise de la moindre intention – vouloir atteindre à tout prix la cible, par exemple, ce qui caractérise une forme de convoitise –, le geste et le souffle sont contrariés. En revanche, s'il est pleinement présent en la détente du corps et de l'esprit, libéré de lui-même, les gestes s'effectueront d'eux-mêmes comme en un jeu, dans un état qui peut être proche de la quiétude.

    Couverture de Le grand livre du bouddhisme
    page(s) 510
  • Le fond lumineux de la conscience

    [L]a qualité première de la conscience, qui est simplement de « connaître », n'est intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Si l'on regarde par-delà le flot turbulent des pensées et des émotions éphémères qui traversent notre esprit du matin au soir, on peut toujours constater la présence de cet aspect fondamental de la conscience qui rend possible et sous-tend toute perception, quelle que soit sa nature.

    Le bouddhisme qualifie cet aspect connaissant de « lumineux », car il éclaire tout à la fois le monde extérieur et le monde intérieur des sensations, des émotions, des raisonnements, des souvenirs, des espoirs et des craintes en nous les faisant percevoir. Bien que cette faculté de connaître sous-tende chaque événement mental, elle n'est pas elle-même affectée par cet événement. Un rayon de lumière peut éclairer un visage haineux ou un autre souriant, un joyau aussi bien qu'un tas d'ordures, mais la lumière n'est en elle-même ni malveillante ni aimable, ni propre ni sale.

    Cette constatation permet de comprendre qu'il est possible de transformer notre univers mental, le contenu de nos pensées et de nos expériences. En effet, le fond neutre et « lumineux » de la conscience nous offre l'espace nécessaire pour observer les événements mentaux au lieu d'être à leur merci, puis pour créer les conditions de leur transformation.

    Couverture de L’art de la méditation
    page(s) 15-16
  • Faire l'épreuve de chaque moment de sa vie

    Si je devais présenter le bouddhisme en une seule phrase, je dirais qu'il consiste à faire l'épreuve de chaque moment de sa vie de la manière la plus pleine. […]

    Il nous invite à être toujours plus précis et soucieux de ce que nous vivons, de nos pensées, de nos émotions et de nos actions. En ce sens, le bouddhisme n'est guère religieux. Il ne procède pas d'un acte de foi ou de l'acquisition de connaissances doctrinaires. Dieu est même absent de cette tradition.

    Couverture de ABC du bouddhisme
    page(s) 15
  • Regarder en face

    [Un enfant a souhaité spontanément méditer un soir, la veille du spectacle de fin d'année.] J'ai été heureuse de m'apercevoir que l'expérience de la pratique lui a enseigné le bénéfice de stopper un moment le cours des choses pour regarder en face ce qui le tenaillait et le submergeait progressivement, plutôt que de subir l'emballement de son émotion ou de s'épuiser dans une lutte lutte pour « prendre sur lui » et s'en débarrasser.

    Couverture de Méditer avec les enfants
    page(s) 26
  • Travailler sur nous-mêmes

    Travailler sur nous-mêmes et prendre davantage conscience de notre état d'esprit et de nos émotions sont peut-être les seuls moyens de trouver des solutions pour le bien-être de tous et la survie de la terre elle-même.

    Couverture de Vivez sans entrave
    page(s) 11
  • Le langage de l’unité

    Aujourd'hui, l'image du mandala – cette figure tissée par des réseaux de liens autour d'un centre – touche nombre de gens […] Le mandala nous parle en effet la langue de l'unité – l'unité de notre corps, de nos émotions et de notre esprit, l'unité qui relie deux êtres humains qui s'aiment, l'unité qui relie la communauté de tous les êtres humains, l'unité qui nous relie à la nature.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 8