Extraits étiquetés avec : énergie

  • Ne jamais penser au buffle comme à un ennemi

    Petit à petit en nous approchant un peu plus près du buffle, nous apprenons à supporter sa présence au lieu de l'éviter comme nous le faisons habituellement. […N]e jamais penser au buffle comme à un ennemi. Si nous le considérons ainsi, nous souhaitons nous débarrasser de lui. Heureusement, nous ne pouvons le faire, car, bien que primitif et sauvage, il est aussi l'énergie ou la force dont nous avons besoin pour le travail difficile de pacification qui le transforme.

    Couverture de Les dix images du buffle
    page(s) 29-30
  • En l’absence du moi

    En l’absence du moi, c'est-à-dire sans ce choix intentionnel, partisan, donc passionné et producteur de karma, l'énergie est simplement ce qu'elle est et a toujours été, la Nature de Bouddha. En tant que telle, elle est et agit dans tout ce qui est, donne forme à toutes les formes – un chat agira comme le font tous les chats, et un oiseau comme tous les oiseaux. Nous, êtres humains dans l'erreur, sommes en dehors de cette harmonie –  est-ce peut-être l'histoire biblique de la Chute et de sa conséquence : l'exil hors du paradis ?

    Couverture de Les dix images du buffle
    page(s) 24
  • Tant que le moi est encore là, le buffle m’emportera toujours

    Ce qui gronde en moi au moment où je suis contrarié, ou lorsque ma volonté est contrecarrée, et dont normalement je ne suis même pas conscient, voilà ce qui dans notre analogie est appelé le buffle – l'aspect sauvage de notre cœur qui est aussi le cœur humain, que nous partageons avec tous les êtres humains.

    Penser à ce buffle comme à un ennemi est la plus grande erreur que nous puissions faire. À vrai dire, au début nous voudrions nous en débarrasser. Heureusement, cela n'est pas possible, car le buffle représente cette formidable énergie de vie qui n'est pas mienne mais est la vraie nature, ainsi que la source de tous les Bouddhas et de tout ce qui existe. Il est certain que cela ne peut être appelé « mon » énergie ou « ma » force. La puissance de cette énergie excède de loin les forces que je peux mobiliser de sang-froid. Habituellement, j'en suis tout à fait inconscient ou inversement je peux craindre sa puissance.

    La tradition bouddhiste du nord déclare que « les passions sont la nature de Bouddha » et réciproquement – cette déclaration concerne l'énergie elle-même ; celle-ci éclate comme « mes » réactions, mais en l'absence du « moi » elle retourne à ce qu'elle a toujours été. […]

    Déclarer que « les passions sont la nature de Bouddha » ne signifie pas que « maintenant je peux les laisser éclater dans tous les sens, et ainsi exhiber ma Nature de Bouddha ». Tant que je la pense mienne, tant que le moi est encore là, le buffle m'emportera toujours.

    Couverture de Les dix images du buffle
    page(s) 21
  • Trouver son véritable Soi

    Qu'il s'agisse de relations interpersonnelles ou bien sociales ou internationales, tous les conflits naissent d'attitudes égocentriques, de souci d'auto-satisfaction.

    [Les] actions [vertueuses], libres de tout motif égocentrique, donnent de l'énergie à la personne qui les accomplit, et c'est, paradoxalement, en oublient son ego dans une activité désintéressée que l'on trouve son véritable Soi.

    Couverture de C.G. Jung et la sagesse tibétaine
    page(s) 31
  • Le mal est un niveau de nous-mêmes à rencontrer sur le chemin

    On donne [aux] forces [malfaisantes] davantage de réalité et de puissance si on leur résiste. Elles aussi participent du divin. Il n'est besoin que d'apprendre à se centrer et à maintenir son attention sur une conscience plus profonde, pour que notre réaction n'ait plus de raison d'être. Évidemment, quand le dragon est à votre porte et que vous n'êtes pas suffisamment ouvert pour accueillir toute son énergie, mieux vaut tourner les talons. Il peut alors être utile de faire appel à un rituel qui permette de se centrer et de se protéger. Cela revient à sortir par la porte du fond.

    Mais, tôt ou tard, nous devons lui ouvrir la porte et accueillir cette énergie pour l'incorporer. Il faut, pour ce faire, avoir atteint un stade de centrage et de confiance suffisamment élevé. Il est aisé de comprendre comment l'homme égoïque peut considérer Dieu comme un champion vainqueur des forces du mal, mais ça, c'est une image élaborée par nos attirances personnelles qui ne peut avoir aucun sens. En fait, il est plus sage de réaliser qu'au fur et à mesure de notre aspiration vers une conscience plus élevée, le mal est un niveau de nous-mêmes à rencontrer sur le chemin.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 38
  • Un changement profond implique certains risques

    Évidemment, un changement profond implique certains risques. L'énergie induite par le processus d'ouverture dépassera le seuil de ce que nous sommes capables d'intégrer, si nous l'abordons comme nous avons appréhendé les autres choses de la vie. Peuvent en résulter une intensification des tendances névrotiques, des psychoses, ou même le développement ou l'aggravation de désordres physiques. Sans doute l'inflation de l'ego est-elle le danger le plus courant de toute expansion rapide de conscience. Ainsi que l'a démontré Jung, une inflation de l'ego est souvent suivie d'une brutale retombée. L'intégration ne peut alors se solder que par la régression à un stade antérieur de développement. Néanmoins, même de telles éventualités ne sont pas sans issue.

    L'effondrement le plus terrible peut prendre une signification tout autre, si nous sommes capables de nous engager avec courage et persévérance sur les chemins de la créativité.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 30-31
  • La méditation et l’action

    La méditation nous prépare à l’action, et il arrive parfois que l’action nous prépare à la non-action. C'est comme respirer : lorsque vous expirez, c'est l’action ; mais pour expirer il faut inspirer à nouveau. Ça continue comme ça. Il est donc important de pratiquer une discipline très stricte pour apprendre à être immobile et solide. Il se dégage de cela beaucoup d'énergie et beaucoup de sagesse. Dans la vie, la méditation et la post-méditation ont une valeur égale, tout comme il est important d'inspirer et d'expirer.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 31
  • L’espace nous appartient

    Même si nous nous sentons emprisonnés, obligés de faire certaines choses, nous n'en éprouvons pas moins le sentiment qu'aussi bien la décision que l'espace – la sensation d'espace, la sensation qu'il se produit quelque chose – nous appartiennent. Bien entendu, il s'agit là d'une notion très abstraite, très difficile à saisir.

    Cette énergie totale – totalement créatrice, totalement destructrice – est ce qu'on pourrait appeler l'immédiateté. L'immédiateté est le sentiment d'être en harmonie avec ce qui se passe : le passé est une fiction, l'avenir est un rêve, et la vie se déroule sur le fil d'une lame de rasoir. Elle est terriblement tranchante, cette lame, terriblement incertaine et oscillante. On tente d'établir une base, mais le sol n'est pas suffisamment solide, il est trop coupant, et on oscille entre cela et ceci.

    Couverture de Mandala
    page(s) 32-33
  • L'humilité

    L'humilité consiste à savoir qu'en ce qu'on nomme « je » il n'y a aucune source d'énergie qui permette de s'élever.

    Couverture de La pesanteur et la grâce
    page(s) 40
  • Les désirs sont vrais en tant qu'énergie

    Descendre à la source des désirs pour arracher l'énergie à son objet. C'est là que les désirs sont vrais en tant qu'énergie. C'est l'objet qui est faux. Mais arrachement indicible dans l'âme à la séparation d'un désir et de son objet.

    Couverture de La pesanteur et la grâce
    page(s) 31
  • Une pensée est énergie

    Ainsi ou autrement, se voit alors de façon spectaculaire qu'une pensée, même de découragement, est énergie, est apparition d'une certaine quantité d'énergie, qui prend place, qui prend des places successives, qui fait précipitamment ses formations, rapides, rapides, jusqu'à ce qu'après de multiples rebonds elle s'arrête, à plat, épuisée, sa vie accomplie.

    En toutes ces façons, la pensée montre une frappante et comme électrique discontinuité (au lieu de la continuité et de la liaison qui est le fait et la tendance de la phrase), et qu'à ces moments [1] au moins ce n'est pas pour rien qu'elle est liée à des neurones qui périodiquement se déchargent.

    1. Simultanément toutefois, plate-forme inattendue, détachement inouï, vient alors une conscience d'au-delà, d'un absolument au-delà, dos tourné à tout superficiel ou accidentel. Une conversion à l'ESSENCE s'est opérée, à l'Absolu.

    Couverture de Les grandes épreuves de l’esprit
    page(s) 26-27
  • Dégagé de toute peur

    [P]eut-on rejeter toute autorité ? Si on le peut, c'est que l'on n'a plus peur. Et alors qu'arrive-t-il ? Lorsqu'on rejette une erreur dont on a porté le fardeau pendant des générations, que se passe-t-il ?… N'est-on pas animé d'un surcroît d'énergie ? On se sent davantage capable d'agir, on a plus d'élan, plus d'intensité, plus de vitalité. […]

    Étant libre, on agit à partir de ce centre, on est donc sans peur. Un esprit dégagé de toute peur est capable de beaucoup aimer, et l'amour peut agir à son gré.

    Couverture de Se libérer du connu
    page(s) 27
  • Faire le vide mental et accepter la réalité telle qu’elle est

    Il suffisait que je m'arrête quelques secondes devant un arbre pour sentir à nouveau l'énergie circuler entre moi et le monde et retrouver la sensation d'être intégré au grand flux cosmique. Je m'étonnais de la simplicité du processus : il suffisait de faire le vide mental et d'accepter la réalité exactement comme elle était. Je n'en revenais pas, j'avais trouvé la clef du paradis !

    Couverture de La guérison du cœur
    page(s) 22
  • Laisser passer l'énergie de l'émotion

    Nous pourrions simplement demeurer assis avec l'énergie de notre émotion et la laisser passer.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 104 (11 - La non-agression et les quatre maras)
  • Approche expérimentale de la vérité

    [L]es enseignements ésotériques ou initiatiques sont fondés sur la recherche de la vérité ou de la réalité, sur la vérification, la confirmation, en utilisant non pas l'appareillage de plus en plus élaboré que nous avons mis au point mais le perfectionnement des instruments que la nature a mis à notre disposition : notre sensation, nos émotions, notre pensée et même notre énergie sexuelle. Et ce perfectionnement peut être poussé, avec l'entraînement, jusqu'à un niveau que l'homme moderne ne soupçonne même pas et, plus encore, qu'il nie lorsqu'on lui en parle.

    Couverture de Un grain de sagesse
    page(s) 24
  • De l'énergie, de la matière à travailler

    Devrions-nous adopter ce point de vue, selon lequel tout le monde est bon et chacun aime son prochain, tout est paisible et tout va bien se passer ? Ou devrions-nous choisir une autre approche, dans laquelle il y a de l'énergie, de la matière à travailler, et où les choses sont dynamiques et nous provoquent ? Il y a des éclairs d'énergie négative, des éclairs d'énergie positive, des éclairs de destruction, des éclairs de haine et d'amour.

    Couverture de Argent, sexe et travail
    page(s) 21
  • Travailler avec l'énergie de la situation

    [D]'un point de vue authentiquement spirituel, par opposition à un point de vue idéalisé, la société est une arène riche en potentialités et vibrante d'énergie. Cette approche pragmatique, continuant à travailler avec l'énergie de la situation, est le seul point d'accès que nous puissions trouver.

    Couverture de Argent, sexe et travail
    page(s) 19
  • Les trois domaines d'existence

    En bref, les domaines d'existence (dhatu) sont les trois mondes du désir (kamadhatu), de la forme (rūpadhatu) et du sans-forme (arūpadhatu).

    Nous sommes dans le monde du désir quand nous touchons la présence de l'avidité, de la colère, de l'arrogance et de l'illusion. Les êtres qui vivent dans ce monde souffrent beaucoup car ils ne cessent de courir après quelque chose.

    Quand nous choisissons de vivre simplement et d'abandonner un peu de notre avidité, nous sommes dans le monde de la forme. Dans ce monde, nous souffrons moins et nous pouvons connaître un peu de bonheur.

    Dans le troisième monde, celui du sans-forme, la matérialité est absente. Seule l'énergie est présente, et cette énergie se manifeste dans notre esprit, notre colère, notre souffrance, etc. La vie continue mais il n'y a pas de perception de la forme.

    Couverture de Pour une métamorphose de l’esprit
    page(s) 46-47
  • Laisser l'énergie de l'émotion nous percer jusqu'au cœur

    Au lieu de nous complaire dans la situation ou de la rejeter, nous pouvons laisser l'énergie de l'émotion, la qualité de ce que nous ressentons, nous percer jusqu'au cœur.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 35-36 (3 - Le moment présent est le maître par excellence)
  • La méditation, quel intérêt ?

    La méditation n'est pas facile. Elle prend du temps et de l'énergie. Elle demande d'avoir du cran, de la détermination et de la discipline. Elle requiert une foule de qualités personnelles que nous considérons normalement comme exigeantes et que nous aimons éviter autant que faire se peut. Nous pouvons les résumer en deux mots : courage et aventure.

    C'est certainement beaucoup plus facile de simplement se laisser aller, de regarder la télévision. Aussi, pourquoi s'en préoccuper ? Pourquoi dépenser toute cette énergie et tout ce temps alors que vous pourriez l'utiliser pour sortir et vous amuser ? Pourquoi ?

    C'est simple. Parce que vous êtes un être humain. Et que de ce fait vous êtes l'héritier d'une insatisfaction inhérente à la nature humaine qui ne vous quitte pas. Vous pouvez la supprimer de votre conscience pendant un temps. Vous pouvez vous distraire pendant des heures, mais elle revient toujours, et généralement lorsque vous vous y attendez le moins. Tout à coup, comme si elle tombait du ciel, vous vous redressez, vous faites le point, et vous comprenez votre véritable situation dans la vie.

    Couverture de Méditer au quotidien
    page(s) 23