Extraits étiquetés avec : fleur

  • Fleurir le temps qu’il nous est donné

    La montagne lui avait donné le sens de l'Éternité, le coquelicot lui enseignait la fragilité du temps : méditer c'est connaître l'Éternel dans la fugacité de l'instant, un instant droit, bien orienté. C'est fleurir le temps qu’il nous est donné de fleurir, aimer le temps qu’il nous est donné d'aimer, gratuitement, sans pourquoi, car pour qui ? Pour quoi fleurissent-ils, les coquelicots ?

    Il apprenait ainsi à méditer « sans but ni profit », pour le plaisir d'être et d'aimer la lumière. « L'amour est à lui-même sa propre récompense », disait saint Bernard. « La rose fleurit parce qu'elle fleurit, sans pourquoi », disait encore Angelus Silesius.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 16
  • Vers la lumière

    La méditation, c'est d'abord une assise et c'était ce que lui avait enseigné la montagne. La méditation, c'est aussi une « orientation » et c'est ce que lui enseignait maintenant le coquelicot : se tourner vers le soleil, se tourner du plus profond de soi-même vers la lumière. En faire l'aspiration de tout son sang, de toute sa sève.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 15
  • Métamorphose

    Narcisse est le récit de la transformation d’un être en fleur. Et c’est précisément parce qu’il est l’être absolument innocent, l’être qui refuse l’illusion, le mensonge, le leurre, qu’il se métamorphose.

    Couverture de Narcisse n’est pas égoïste
    page(s) 36
  • Vivre et se regarder vivre

    [Ryokan] n'impose aucune idée personnelle, et s'efface pour que l'autre apparaisse. Il n'a plus de besoins, de manques. Cela n'exclut pas les différentes situations illusoires, tels la tristesse ou le désir, mais il s'y éveille.

    Il vit et se regarde vivre, un peu comme on regarde une fleur naissante. La fleur, de par la grâce et sa fragilité, ne fait que donner en étant comme n'étant pas.

    Couverture de Ryokan, moine du ciel
    page(s) 54
  • Ce qui nous sauve n’appartient pas au temps

    L'éveil, je le trouve dans les fleurs. Certaines m'ont sauvé. Elles disposaient de peu de temps pour le faire, mais ce qui nous sauve n’appartient pas au temps. Un éclair dans le ciel bleu.

    Couverture de Un bruit de balançoire
    page(s) 84
  • Mièvre ?

    On m'accuse d'être mièvre ? Que dirait-on à maître Dōgen, ce sage du treizième siècle japonais, lorsqu'il écrit : « L'univers entier est fait des sentiments et des émotions des fleurs » ?

    Couverture de L'homme-joie
    page(s) 85