Extraits étiquetés avec : futur

  • Gardien du silence et de la paix

    Le vieux gardien du silence et de la paix
    Maintient ses pics haut dans les cieux.
    Il se penche sur l'homme dans une compassion profonde
    Son silence est lourd de défi.
    C'est un défi lancé à l'humanité entière.
    Il nous faut répondre, maintenant ou jamais.
    Il est temps maintenant de nous réveiller et de répondre.
    Si maintenant nous échappe, il n'y aura pas d'avenir.

    Couverture de La méditation
    page(s) 102
  • Ne pas mourir de notre vivant

    Et si ne pas mourir de notre vivant était le premier de tous les risques, qui se réfractait dans la proximité humaine de la naissance et de la mort ?

    Le risque est un kairos, au sens grec de l'instant décisif. Et ce qu'il détermine n'est pas seulement l'avenir, mais aussi le passé, en arrière de notre horizon d'attente, dans lequel il révèle une réserve insoupçonnée de liberté. Comment nommer ce qui, en décidant de l'avenir, réanime de fait le passé, l'empêchant de se fixer ? […] L'instant de la décision, celui où le risque est pris, inaugure un temps autre, comme le traumatisme. Mais un trauma positif. Ce serait, miraculeusement, le contraire de la névrose dont la marque de fabrique est de prendre aux rets l'avenir de telle sorte qu'il façonne notre présent selon la matrice des expériences passées, ne laissant aucune place à l'effraction de l'inédit, au déplacement, même infime qu'ouvre une ligne d'horizon.

    Couverture de Éloge du risque
    page(s) 13-14
  • L’espace nous appartient

    Même si nous nous sentons emprisonnés, obligés de faire certaines choses, nous n'en éprouvons pas moins le sentiment qu'aussi bien la décision que l'espace – la sensation d'espace, la sensation qu'il se produit quelque chose – nous appartiennent. Bien entendu, il s'agit là d'une notion très abstraite, très difficile à saisir.

    Cette énergie totale – totalement créatrice, totalement destructrice – est ce qu'on pourrait appeler l'immédiateté. L'immédiateté est le sentiment d'être en harmonie avec ce qui se passe : le passé est une fiction, l'avenir est un rêve, et la vie se déroule sur le fil d'une lame de rasoir. Elle est terriblement tranchante, cette lame, terriblement incertaine et oscillante. On tente d'établir une base, mais le sol n'est pas suffisamment solide, il est trop coupant, et on oscille entre cela et ceci.

    Couverture de Mandala
    page(s) 32-33
  • Nous refusons d’être présents

    [N]ous refusons d’être présents, parce que nous projetons sans cesse – séduits, entraînés, obnubilés ou effrayés – dans le futur et le passé, emportés par le flux des événements et la météo de nos réactions et de notre torpeur, occupés, pour ne pas dire obsédés, par ce que nous qualifions souvent inconsidérément d'« urgent », tout en perdant de vue ce qui est réellement important, suprêmement important, si ce n'est vital pour notre bien-être, notre équilibre mental, voire notre survie.

    Couverture de L’éveil des sens
    page(s) 24
  • Seule l'éternité guérit de l'attente

    Quand on est déçu par un plaisir qu'on attendait et qui vient, la cause de la déception, c'est qu'on attendait de l'avenir. Et une fois qu'il est là, c'est du présent. Il faudrait que l'avenir fût là sans cesser d'être l'avenir. Absurdité dont seule l'éternité guérit.

    Couverture de La pesanteur et la grâce
    page(s) 29
  • Renoncer au passé et à l'avenir

    Le passé et l'avenir entravent l'effet salutaire de malheur en fournissant un champ illimité pour des élévations imaginaires. C'est pourquoi le renoncement au passé et à l'avenir est le premier des renoncements.

    Couverture de La pesanteur et la grâce
    page(s) 28
  • Le malheur ne suffit pas, il faut un malheur sans consolation

    Pour atteindre le détachement total, le malheur ne suffit pas. Il faut un malheur sans consolation. Il ne faut pas avoir de consolation. Aucune consolation représentable. La consolation ineffable descend alors.

    Remettre les dettes. Accepter le passé, sans demander de compensation à l'avenir. Arrêter le temps à l'instant. C'est aussi l'acceptation de la mort.

    « Il s'est vidé de sa divinité. » Se vider du monde. Revêtir la nature d'un esclave. Se réduire au point qu'on occupe dans l'espace et dans le temps. À rien.

    Se dépouiller de la royauté imaginaire du monde. Solitude absolue. Alors on a la vérité du monde.

    Couverture de La pesanteur et la grâce
    page(s) 20
  • « Je suis »

    Revenir sans cesse dans la simple intuition ou pressentiment :

    « Je suis »
    Je suis libre
    de tout conditionnement,
    de toute limite,
    de toute mémoire,
    de tout savoir,
    de toute hérédité,
    de tout passé,
    de tout avenir.
    Je suis un espace qui contient et accueille tout ce qui vit et respire :
    les justes et les injustes, les grands et les petits, les pauvres et les riches.
    Je suis présent,
    présence réelle du Réel souverain,
    je suis Cela,
    l'inconditionné, l'innommable, l'impensable,
    l'intangible, l'incréé, l'infinie liberté,
    pur espace, pure vacuité,
    je suis Cela.
    « Je suis ».

    Couverture de L'assise et la marche
    page(s) 19
  • Un acte gratuit

    [La méditation] est l'unique activité humaine, accomplie systématiquement et volontairement, par laquelle nous ne devons ni rechercher un résultat ni nous perfectionner – seulement être conscients. C'est sans doute cela qui en fait la valeur. Peut-être avons-nous tous besoin de faire un acte gratuit ?

    Mais il n'est pas tout à fait correct de dire que la méditation relève du « faire ». C'est plus un état qu'une action. Quand nous comprenons que « tout est là », nous pouvons abandonner le passé et l'avenir et nous éveiller à ce que nous sommes maintenant, dans le moment présent.

    Couverture de Où tu vas, tu es
    page(s) 32-33
  • Préoccupés par le passé ou par l'avenir

    En général, nous sommes plutôt préoccupés par ce qui est déjà arrivé dans le passé, ou par un avenir qui n'est pas encore là. Nous cherchons un ailleurs où nous espérons que tout sera meilleur ou comme avant. La plupart du temps, nous avons à peine conscience du conflit que cela provoque en nous.

    Par exemple, nous assumons automatiquement que nos idées et nos opinions sur ce qui se passe autour de nous et ce qui se passe à l'intérieur de nous sont la vérité.

    Couverture de Où tu vas, tu es
    page(s) 14
  • Cultiver la guérison dans le présent

    Le passé est révolu, le futur n'existe pas encore. Si nous ne revenons pas à nous-même dans l'instant présent, il nous est impossible d'être en contact avec la vie.

    Étant en contact avec les éléments de régénération, d'apaisement et de guérison qui sont en nous et autour de nous, nous apprenons à les choyer et les protéger, et à les faire croître. Ces éléments propices à la paix nous sont accessibles à tout instant.

    Couverture de La sérénité de l’instant
    page(s) 25
  • L’instant présent

    Notre esprit est capable de vagabonder dans le temps, mais pas notre corps. Le corps, lui, est toujours dans le présent.

    Couverture de Trois minutes à méditer
    page(s) Chronique n°14
  • La simplicité est difficile

    Il est compliqué d'être simple.Il est compliqué de rester nu face à la vie. Tout se passe comme si notre mental travaillait du matin au soir à la compliquer, à comparer, à attendre des circonstances qui n'arriveront jamais, à regretter un passé qui est passé pour toujours. Mener une vie simple, c'est s'abandonner à tout. Il ne s'agit même pas de vouloir faire disparaître ses regrets. Si les regrets sont là, pas de problème, ils ont leur place.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 108
  • L'esprit le futur, dans le passé

    Quand l'esprit est dans le futur, le corps manifeste inquiétude ou espoir ; dans le passé, culpabilité, nostalgie ou regrets.

    Couverture de Le mandala de l’Être
    page(s) 12
  • Passé et futur ne sont que des idées

    [N]ous avons accumulé par le passé des expériences qui nous permettent de développer aujourd'hui de nouveaux comportements et de nouvelles façons de faire, de sorte que ce qui s'est produit par le passé trouve son utilité dans nos comportements actuels. Mais, à cet instant même, le passé est seulement une pensée qui traverse notre esprit. Si nous cherchons le passé, il a déjà cessé d'exister. Il n'y a rien que l'on puisse trouver, rien que l'on puisse toucher du doigt.

    La même chose vaut pour se qui se produira dans le futur. Nos actions présentes, fondées sur les expériences du passé, auront un impact sur notre avenir. Cet effet sera pour nous soit positif soit négatif. Mais ce qui se produira dans le futur n'est pour le moment qu'une pensée qui se forme dans notre esprit, une pensée concernant ce qui n'est pas encore advenu. Si nous tentons de toucher du doigt quelque « événement » futur, nous trouvons seulement le présent.

    Par conséquent, toutes ces multiples choses, ce que nous classons dans la catégorie du « passé » ou du « futur », ne sont en fait que nos idées présentes sur ce qui s'est déjà passé ou pourrait se passer plus tard.

    Couverture de La grande paix de l’esprit
    page(s) 72
  • Notre intelligence explique beaucoup de notre souffrance

    Ironiquement, c'est justement notre grande faculté d'intelligence qui explique pour beaucoup notre souffrance. Les animaux vivent dans l'instant et n'éprouvent principalement que le plaisir et la souffrance émanant des conditions sensorielles.

    Par contre, nous autres êtres humains pensons toujours à mille concepts, nous avons la mémoire pleine de souvenirs susceptibles de nous perturber, et les peurs et les attentes liées à l'avenir nous hantent et nous angoissent à l'infini. Il suffit d'y réfléchir un instant pour voir à quel point c'est vrai.

    Ceci explique pourquoi des gens qui ont « tout ce qu'il faut pour être heureux » et une situation parfaite sont néanmoins dans la confusion, déprimés, voire dépressifs. […]

    Il est toutefois possible de renverser la situation. Si l'on parvient à découvrir au sein même de notre esprit un sentiment de bien-être, de contentement et de satisfaction, notre esprit sera en paix même si les conditions extérieures ne sont pas idéales et nous causent un désagrément physique.

    Couverture de La grande paix de l’esprit
    page(s) 61-62