Extraits étiquetés avec : idéalisme

  • Dé-couvrement de tout ce qui recouvre la vie

    [L]a « vraie vie » ne sera plus ni l'un ni l'autre : ni une idéalisation de la vie, ni non plus l'intensification du vital. Elle échappera à ces deux options successives selon lesquelles la philosophie a prétendu honorer et « sauver » la vie.

    Car la vraie vie n'est pas la vie se rêvant parfaite, paradisiaque, la vie comblée, la vie conforme à l'idéalité, la « vraie vie » du platonisme, se reportant dans un Là-Bas du salut, se reposant sur l'Être ou Dieu comme la vérité.

    Mais elle n'est pas non plus la vie se faisant valeur, c'est-à-dire relevant d'un jugement qui, par renversement nietzschéen de toutes les valeurs et s'indexant sur la Volonté de puissance, la porterait, dans un pur ici et maintenant, « innocemment », par auto-acquiescement, à son maximum d'exubérance et d'intensité.

    Autant dire que la vraie vie ne bascule, pas plus que dans l'idéalisme, dans un quelconque vitalisme. Mais elle est la vie qui, à l'affût de tout ce qui se sécrète de non-vie dans la vie, le dénonce pour s'en libérer – et d'abord de ces -ismes qui la recouvriraient.

    Couverture de De la vraie vie
    page(s) 59-60
  • Ne cherchez pas à être parfait

    Il y a un certain danger à insister sur le calme et la sérénité que donne la pratique de la méditation : vouloir correspondre à cet idéal. La Voie ne consiste pas à essayer d'être parfait, à ressembler à un modèle, mais à entrer pleinement en relation avec ce qui est, les ombres, les douleurs, les accidents et les mésaventures qui constituent le fil de toute existence. La véritable sagesse ne consiste pour sa part pas à être parfait, mais à être pleinement humain.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 54
  • L’enfer de la comparaison

    En nous comparant sans cesse à un idéal impossible, un idéal selon lequel nous « devrions » ressentir et agir de telle et telle façon quand nous sommes face aux difficultés, nous ne faisons qu'ajouter à notre souffrance.

    Couverture de Une lueur dans l’obscurité
    page(s) 24
  • Que l'esprit soit suffisamment vigilant

    La seule chose qui compte vraiment, c'est que l'esprit soit suffisamment vigilant – mais sans effort – pour être en perpétuel état de compréhension. Si, au lieu de comprendre, nous ne faisons qu'écouter des mots, nous repartons invariablement avec une série de concepts ou d'idées, et ainsi nous instaurons un modèle auquel nous nous efforçons ensuite de nous adapter dans notre vie quotidienne ou soi-disant spirituelle.

    Couverture de Le livre de la méditation et de la vie
    page(s) 11
  • Observer ce qui est

    Celui qui veut changer radicalement doit observer ce qui est et non ce qui devrait être. En réalité, le fait d'avoir des idéaux est l'une des raisons qui fait que vous n'avez pas d'énergie, qu'il vous manque la flamme, parce que vous vivez dans une sorte de flou abstrait. […]

    [C]omment faire pour observer ce qui est [?] En fait, ce qui devrait être [est devenu] l'autorité de référence. Mais l'esprit qui s'est libéré de ce qui devrait être ne fonctionne plus en terme d'autorité. Il est donc libre de toute forme de supposition capable de donner corps à une autorité. L'esprit est donc libre d'observer réellement ce qui est.

    Couverture de Vers la révolution intérieure
    page(s) 20
  • Apprécier qui nous sommes

    Au lieu de nous détendre et d'apprécier qui nous sommes et ce que nous faisons, nous nous comparons à un idéal et tentons de combler l'abîme qui, pensons-nous, nous en sépare.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 43
  • Dévalorisation & idéalisme

    Les gens que tourmente le sentiment de n'être pas à la hauteur développent souvent une forme d'idéalisme chargé de les aider à purifier et à transcender leur nature imparfaite. Cette quête de perfection repose sur le postulat que pour trouver sa place, il faut se changer soi-même.

    Couverture de L'acceptation radicale
    page(s) 36-37