Extraits étiquetés avec : juste être

  • Fleurir le temps qu’il nous est donné

    La montagne lui avait donné le sens de l'Éternité, le coquelicot lui enseignait la fragilité du temps : méditer c'est connaître l'Éternel dans la fugacité de l'instant, un instant droit, bien orienté. C'est fleurir le temps qu’il nous est donné de fleurir, aimer le temps qu’il nous est donné d'aimer, gratuitement, sans pourquoi, car pour qui ? Pour quoi fleurissent-ils, les coquelicots ?

    Il apprenait ainsi à méditer « sans but ni profit », pour le plaisir d'être et d'aimer la lumière. « L'amour est à lui-même sa propre récompense », disait saint Bernard. « La rose fleurit parce qu'elle fleurit, sans pourquoi », disait encore Angelus Silesius.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 16
  • Être tout simplement

    Le plus dur était pour lui de passer ainsi des heures « à ne rien faire ». Il fallait réapprendre à être, à être tout simplement – sans but ni motif. Méditer comme une montagne, c'était la méditation même de l'Être, « du simple fait d'Être », avant toute pensée, tout plaisir et toute douleur.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 14
  • Écoute flottante & méditation

    Plus on se contente d'être là et moins on pense pendant une séance [de psychanalyse], plus on est ouvert et prêt à faire confiance à l'intuition qui surgit des zones les moins rationnelles et les moins cognitives du moi ; plus on est ouvert aussi à une appréhension complète et directe du patient et de ce qui se joue.

    Couverture de Bouddhisme et psychanalyse
    page(s) 29-30
  • Laisser être

    Nous ne laissons jamais rien être et ne signifier que soi-même : tout doit mystérieusement indiquer quelque chose d'autre. Le zen est spécialement destiné à contrecarrer l'esprit qui pense de la sorte.

    Couverture de Zen, tao et nirvâna
    page(s) 73
  • Rencontrer réellement

    Rencontrer réellement, n'est-ce pas simplement poser son regard sans les mots, avec l'esprit de celui qui ne sait rien, qui a tout à découvrir de l'autre, s'exposer et se risquer dans la simplicité de l'être ?

    Couverture de Ryokan, moine du ciel
    page(s) 9
  • Le sens de la vie réside dans l’être et non dans l’avoir

    Si on prend la peine de dépasser les apparences pour découvrir ce dont elles sont l'expression, les similitudes entre les enseignements judaïque, védantique, bouddhique, islamique, taoïste et chrétien se révèlent de plus en plus frappantes. Chaque religion a eu ses abus, ses réformateurs, ses fidèles ignorants et superstitieux, ses maîtres, ses saints, ses sages. Au-delà des différences théologiques irréconciliables, un certain nombre de principes fondamentaux ont été reconnus partout et en tout temps. […]

    Toutes ces traditions, tous ces enseignements, toutes ces cultures étaient inspirés par une même vérité, immense de conséquences mais toute simple et qui exprime en une phrase des milliers de textes, des millénaires de civilisation, des coutumes et des codes de lois, des œuvres d'art immortelles, des sciences traditionnelles. Cette vérité, cette petite phrase, la voici : « Le sens de la vie réside dans l’être et non dans l’avoir ».

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 17-18
  • Être simplement et non avoir

    [Q]uand nous sommes éveillés, nous n'avons pas à signaler à chaque instant que nous le sommes. Nous n'avons pas à dire tous les quarts d'heure : « Maintenant je suis éveillé. » Nous sommes juste éveillés pendant toute la journée. Aussi, inconditionnel signifie-t-il ne pas mettre les choses en catégories, être simplement et non avoir.

    Couverture de Enseignements secrets
    page(s) 66
  • Être fidèle à sa place

    En essayant de devenir quelqu'un d'autre, vous perdez votre pratique et votre vertu. Être fidèle à votre place, ou votre travail, c'est réaliser que votre être véritable est là. C'est un point très important.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 27
  • Juste être soi-même

    Shikantaza, notre zazen, c'est juste être soi-même.Quand on n'attend rien, on peut être soi-même. C'est notre voie, vivre pleinement chaque instant. Cette pratique ne cesse jamais.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 23
  • C’est si simple

    Je reçus ma première instruction de méditation. Je fus surpris de me trouver exposé à l'espace inconditionnel, à l'espace au-delà de la conscience commune, laquelle est toujours préoccupée par son propre ressassement. Plus de bavardages !

    Être. Simplement être.

    C’était donc si simple. Le geste du Bouddha consiste à s'asseoir pour toucher un sens d'être inconditionnel. Je m'étais en partie trompé. Suivre la voie du Bouddha est plus simple que je ne l'avais pensé et permet d'embrasser la beauté et la gravité de notre existence sans en rejeter aucune part.

    Couverture de Chögyam Trungpa
    page(s) 17
  • Vivre sans attente

    Lorsqu'en de rares moments nous n'éprouvons ni le besoin d'être aimé ni celui de ne pas être aimé, nous pouvons nous laisser aller à être nous-même et en ressentir un sentiment de liberté. Nous cessons alors automatiquement de nous contraindre, de nous rapetisser ou de vouloir grandir.

    Vivre sans attente ne signifie pas se résoudre à la passivité. À l'inverse, cela libère le geste. L'action peut alors naître du goût d'être soi-même et de s'exprimer. Toute attente, tout désir élève une barrière entre soi et le monde. Nous ne sommes plus avec ce qui est, nous sommes avec ce que nous pensons devoir être.

    Être en bonne santé, ne pas être malade, être joyeux, ne pas être triste, faire de l'argent, prospérer, ce sont des attentes. Et ces attentes nous empêchent de réagir simplement à ce qui nous arrive. Au fond, il n'y a rien de psychologique dans tout cela, au contraire, notre personnalité psychologique complique parfois le tout. Vivre sans attente nous permet de faire ce qu'il y a à faire et c'est tout. Nous ne nous plaignons pas de ce qui nous arrive, nous n'avons pas d'idée préconçue de ce qui doit arriver ou ne pas arriver. Le malheur vient, nous faisons ce qu'il y a à faire. Le bonheur est là, nous en profitons au maximum.

    Couverture de La guérison du cœur
    page(s) 249-250
  • Assumer la responsabilité d'être là

    Petit à petit, sans aucun programme, excepté celui d'être honnête et bon, on assume la responsabilité d'être là, dans ce monde imprévisible, en ce moment unique, dans ce précieux corps humain.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 191 (21 - Inverser la roue du samsara)
  • L'ego n'est fait que d'opinions

    En fait l'ego dans son intégralité est constitué de nos opinions, que nous tenons pour solides, réelles et d'une vérité absolue sur l'essence des choses. [...]

    Il n'est pas nécessaire de faire disparaître ces opinions, ni de nous critiquer parce que nous les avons. [...] Nous pouvons aussi bien laisser tomber ces opinions et revenir à l'immédiateté de notre expérience.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 153 (17 - Opinions)
  • Le non-moi : la bonté primordiale

    Une attitude éveillée rayonne naturellement vers l'extérieur dès que nous ne sommes plus si centrés sur nous-mêmes. Le non-moi se compare à la bonté fondamentale ou à la nature-de-bouddha, c’est notre être inconditionnel. C'est ce que nous avons toujours et ne perdons jamais vraiment.

    On peut définir l'ego ou le moi comme tout ce qui cache la bonté fondamentale. Du point de vue de l'expérience, qu'est-ce que l'ego dissimule ? Il masque l'expérience d'être simplement là, d'être complètement là où nous sommes, reliés au caractère immédiat de notre existence. L’absence d'ego est l'état d'un esprit ayant une confiance totale dans le caractère sacré du monde.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 92-93 (10 - Manifester de la curiosité envers son existence)
  • Revenir dans le présent vivant

    [M]éditer c'est revenir dans le présent vivant en s'inscrivant dans « un corps et une âme » et redonner ainsi droit à l'être – comme ce qui est irréductible à du calculable mais doit être éprouvé dans l'ici et maintenant.

    Couverture de La méditation
    page(s) 12
  • Trouver la juste manière d'être

    On retrouve [la] racine « med » dans notre mot « mode », c'est-à-dire la manière d'être. Méditer, c'est se disposer de telle sorte que nous trouvions la juste manière d'être – par le soin que porte l'attention juste.

    Couverture de La méditation
    page(s) 8
  • Se contenter de laisser venir

    [I]l faut faire un saut dans l'inconnu. Ne plus penser et ne plus vouloir, ne plus s'interroger sur le pourquoi et sur le comment, mais se contenter de laisser venir. Pour beaucoup, cela est intolérable, pare que la culture ambiante ne dispose d'aucun soupçon de la nature de ce laisser-venir. Il faut donc admettre que cette pratique n'est pas faite pour tout le monde, surtout lorsqu'elle est poussée à l'extrême de son dépouillement et, par là même, de son efficacité. Il est normal qu'elle fasse peur.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 330 (Il suffit d'un geste)
  • Surtout ne rien faire que d'être là

    [N]ous ne devrions rien faire, surtout ne rien faire que d'être là. Il n'est même pas question de chercher à rendre conscient cette multitude d'éléments ; le processus serait immédiatement freiné, puis arrêté, car nous réfléchirions au lieu de sentir. Même si des idées nous viennent ou des hypothèses ou des évidences, nous devrions les négliger et les laisser s'envoler comme des feuilles au vent d'automne. Nous devrions nous laisser faire et attendre. Seule cette attente dans le plus total loisir va, en effet, permettre l'unification progressive de ces sensations multiformes. Car nous sommes vraiment là, tous sens ouverts comme autant de capteurs déployés, affinés.

    Couverture de Jamais contre, d’abord
    page(s) 78 (La fin de la plainte)
  • Le droit d'être pleinement

    La première leçon que m'a donnée Narcisse était l'impératif de me connaître. La deuxième, tout aussi surprenante, fut le droit que j'avais d'être, d'être pleinement, d'être comme je suis, d'être heureux. Gratuitement heureux, inconditionnellement heureux. Ici et maintenant. Tout de suite et sans remords. Sans honte. Sans culpabilité.

    Couverture de Sauvez votre peau !
    page(s) 36
  • Laisser être

    Au lieu de m'éreinter à tout gérer, laisser être.

    Couverture de Vivre sans pourquoi
    page(s) 29