Extraits étiquetés avec : montagne

  • Voir sans juger

    Méditer comme une montagne avait également modifié le rythme de ses pensées. Il avait appris à « voir » sans juger, comme s'il donnait à tout ce qui pousse sur la montagne « le droit d'exister ».

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 14
  • Être tout simplement

    Le plus dur était pour lui de passer ainsi des heures « à ne rien faire ». Il fallait réapprendre à être, à être tout simplement – sans but ni motif. Méditer comme une montagne, c'était la méditation même de l'Être, « du simple fait d'Être », avant toute pensée, tout plaisir et toute douleur.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 14
  • L’éternité devant soi

    Être assis comme une montagne, c'est avoir l'éternité devant soi, c'est l'attitude juste pour celui qui veut entrer dans la méditation : savoir qu'il a l'éternité derrière, dedans et devant lui.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 13
  • Les pieds sur la terre et la tête dans le ciel

    Être un géant, le zen appelle cela avoir les pieds sur la terre et la tête dans le ciel. C’est devenir soi-même une montagne et se libérer des limites du connu. C’est devenir un océan de sagesse silencieuse. Ce n’est pas chose facile. Ceux qui ont cherché à acquérir cette force intérieure se sont souvent mis à l’écart des hommes ; ils ont construit leur retraite troglodyte, leur cabane au fond des bois, comme une chenille fait son cocon sous une branche pour mourir et devenir un papillon.

    Couverture de Traité de la cabane solitaire
    page(s) 24
  • Le paysage de l’attitude juste

    L’attitude juste de l'esprit pendant zazen est décrite par Dōgen Zenji par le mot japonais sansui. Sui signifie « rivière, eau qui coule ». San, c'est « la montagne ». La montagne demeure immobile et calme. Le paysage se présente comme cela : une majestueuse montagne demeure calme et immobile pendant qu'un torrent coule sur ses flancs, en faisant des courbes et de sinueux méandres. C'est cela, le paysage de l’attitude juste de l'esprit pendant zazen.

    Couverture de Enseignements d’un maître zen
    page(s) 19
  • Un abandon de chaque instant

    La plupart du temps, Ryokan est seul. Il sait que la montagne se gravit en solitaire. Gravir la montagne pour finalement s'y fondre. Il n'y a aucun effort à faire, c'est un abandon de chaque instant, mais néanmoins particulièrement difficile. Être présent à soi-même avec une attention extrême, voilà ce qu'il nous faut vivre pleinement, pense-t-il.

    Couverture de Ryokan, moine du ciel
    page(s) 54-55
  • Entrer dans la montagne

    [Ryokan préféra] vivre l'enseignement par le détachement en suivant le chemin qui nous semble le plus abrupt : la parfaite solitude à l'ombre des grands pins sur le flanc de la montagne. Il est souvent question de montagne dans les différentes traditions spirituelles ; elle est le refuge d'ascètes et d'anachorètes désirant se situer résolument en dehors des différents concepts des hommes. Entrer dans la montagne, c'est entrer en soi-même.

    Couverture de Ryokan, moine du ciel
    page(s) 7
  • La voie du cœur

    Dōgen disait que les fleuves et les montagnes sont la voie du cœur.

    Couverture de Un bruit de balançoire
    page(s) 14
  • Montagnes & rivières

    « Avant d'étudier le chan durant trente années, je voyais les montagnes comme des montagnes, et les rivières comme des rivières. Quand j'en arrivai à une compréhension plus intime, j'accédai au point où l'on voit que les montagnes ne sont pas des montagnes et les rivières ne sont pas des rivières. Finalement, accédant à sa véritable substance, j'ai atteint la tranquillité. Je vois de nouveau les montagnes comme des montagnes et les rivières comme des rivières. »

    Ces paroles d'un maître de chan de la dynastie Tang, Qingyuan Weixin, tant que l'on n'en comprend pas en soi-même le sens profond, peuvent paraître bien sibyllines.

    Lorsque nous sommes enfant, notre regard voit la magie du monde, mais bien vite celle-ci est oblitérée par la connaissance acquise, voile conceptuel qui vient recouvrir la vision. Le travail de l'adepte du chan est donc de se libérer de ce voile d'inconnaissance métaphysique. Ce n'est que lorsqu'il a détruit sa vision conventionnelle qu'il retrouve le monde dans sa fraîcheur originelle.

    Couverture de Le son du vent dans les pins
    page(s) 21
  • « Droit, l’arbre est promis à la scie ; droit, l’homme est promis à la pauvreté »

    Si l'on en croit le Zhuangzi et le Liezi, seul l'arbre situé à l'écart au profond de la montagne, tordu ou creux pour avoir brûlé, frappé par la foudre, du fait de son inutilité est épargné par la hache des hommes et peut atteindre un âge vénérable. Droit et fort, l'homme jeune est promis à la conscription et à la guerre, au travail comme à tous les asservissements. Que l'homme droit soit promis à la pauvreté comporte deux aspects. L'un, constat cynique, l'autre, jugement moral à rebours, célébrant l'honorabilité d'une pauvreté intègre.

    Couverture de Le son du vent dans les pins
    page(s) 20
  • « Un mont, si haut qu’il soit, craint un homme lent »

    Sagesse et détermination font plus que force ni que rage. Pour qui est déterminé, le temps ne compte pas. Si haute que soit la montagne, si loin que soit le but, celui-ci l'atteindra. Mais si la montagne craint l'homme lent, c'est aussi qu'il y a dans l'homme lent quelque chose de plus grand encore que la montagne.

    Un autre proverbe dit : « Celui qui se hâte ne sait pas, celui qui sait ne se hâte pas ».

    Couverture de Le son du vent dans les pins
    page(s) 17
  • Comme un lac de montagne sans rides

    Le bien-être de l'esprit est comme un lac de montagne sans rides. Quand le lac n'a aucune ride, on peut tout y voir.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 60 (6 - Éviter de nuire)
  • Faire retour

    À l'automne d'une vie, le sage épris de Tao, en Chine, fait retour. Le Daodejing ne dit-il pas : « Lorsqu'on a fait de grandes choses et obtenu de la réputation, il faut se retirer à l'écart » ? Le fonctionnaire-lettré, à l'issue d'une vie au service du pouvoir, n'aspire plus qu'à une chose, au calme et au repos.

    [idéogramme chinois] fan, « retour », est un autre nom du Tao. Se retirer au sein des montagnes et eaux, c'est cesser de se disperser dans le monde de poussières et, en accomplissant le mouvement même du Tao, faire retour à l'origine. En s'établissant dans la campagne et vivant une vie simple, l'homme de la voie épure une existence auparavant troublée par les passions. Dans le calme tout naturellement revient la transparence foncière de l'être, puis bientôt la vision de la racine, qui puise dans une absence à soi-même et y trouve l'équanimité. Pour l'adepte du bouddhisme, de l'apaisement naît la connaissance suprême et l'extinction.

    Couverture de Voyageant parmi les nuages
    page(s) 77
  • Dans la sauvageté, l'esprit s'unit au souffle primordial

    Ces lieux sauvages, la montagne mais aussi les falaises des rivières, les causses et les pics karstiques, depuis aussi longtemps qu'on s'en souvienne, ont toujours attiré les ermites, les sorciers, les poètes et les peintres, tous hommes épris d'une dimension du réel visible aux seuls yeux des Immortels. Sur les crêtes des chaînes rocheuses, entre les nuages, l'épine dorsale du dragon se devine ; en présence des formes énergétiques du paysage, l'esprit s'unit au souffle primordial.

    Couverture de Voyageant parmi les nuages
    page(s) 72
  • L'homme montagne

    Le monde des cimes est un monde de pureté, ce dont témoigne la pureté de l'eau, la claire lumière qui toujours existe au dessus des nuages.

    L'ermite, [idéogramme chinois], celui qui s'abrite et se cache dans l'érème, la nature sauvage, la montagne, est une figure de l'Immortel [idéogramme chinois], caractère composé des radicaux de l'homme et de la montagne. L'ermite est une figure du maître, de celui qui sait.

    Couverture de Voyageant parmi les nuages
    page(s) 50
  • Nous sommes ce que nous ressentons et percevons

    Les sens sont nos fenêtres sur le monde et parfois le vent s'y engouffre, créant un complet désordre en nous. Certains d'entre nous laissent leurs fenêtres ouvertes en permanence, permettant au monde de les envahir par la vue et l'ouïe […]

    Regardant une mauvaise émission de télévision, nous la devenons. Nous sommes ce que nous ressentons et percevons. Étant en colère, nous sommes la colère. Étant amoureux, nous sommes l'amour. Regardant un sommet de montagne enneigé, nous sommes la montagne.

    Couverture de La sérénité de l’instant
    page(s) 26
  • La force intérieure : méditation de la montagne

    Des tempêtes peuvent souffler à votre esprit, des pensées, des émotions, des inquiétudes douloureuses peuvent balayer votre conscience. Mais vous aussi vous pouvez rester là posé, centré, à respirer quoiqu'il advienne. Les nuages passeront et le ciel bleu reviendra, sur la montagne comme dans votre esprit.

    Couverture de Trois minutes à méditer
    page(s) Chronique n°13