Extraits étiquetés avec : non-pensée

  • Là où la totalité n’est pas encore fragmentée par la pensée pensante

    Dans la méditation assise, le pratiquant du zen fait retour à un éveil indifférencié, là où la totalité n’est pas encore fragmentée par la pensée pensante. Dans le quotidien ordinaire, celui-ci apprend à reconnaître que l’ainsité, la réalité non phénoménale avec laquelle il s’est familiarisé dans la méditation, est égale aussi à la diversité du phénoménal. Dit autrement, il apprend l’identité du nirvāna et de la roue des existences (saṃsāra).

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  • Cohabitation du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme

    [La] cohabitation [confucianisme /taoïsme /bouddhisme], étrange à nos yeux d’Occidentaux, a pu parfois ressembler à un syncrétisme, mais il s’agirait là plutôt, comme le dit François Jullien, du fait qu’en Chine, ou au Japon, on a conçu que « l’opposition n’est ni à clore, ni à figer », ce qui est un autre aspect de ce que le taoïste nomme non-pensée (wuxin ou wunian) – concept inclus dans l’innocence (jap. mushin), le sans-intention, le « sans esprit de profit » du zen (jap. mushotoku). En Extrême-Orient taoïste et zen, l’opposition des contraires, et même la discrimination des différences, dans le contexte de la sagesse, sont conçues comme se rapportant à l’attachement à une noétique du moi, laquelle finalement est un cadre vide.

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