Extraits étiquetés avec : passage du temps

  • Fleurir le temps qu’il nous est donné

    La montagne lui avait donné le sens de l'Éternité, le coquelicot lui enseignait la fragilité du temps : méditer c'est connaître l'Éternel dans la fugacité de l'instant, un instant droit, bien orienté. C'est fleurir le temps qu’il nous est donné de fleurir, aimer le temps qu’il nous est donné d'aimer, gratuitement, sans pourquoi, car pour qui ? Pour quoi fleurissent-ils, les coquelicots ?

    Il apprenait ainsi à méditer « sans but ni profit », pour le plaisir d'être et d'aimer la lumière. « L'amour est à lui-même sa propre récompense », disait saint Bernard. « La rose fleurit parce qu'elle fleurit, sans pourquoi », disait encore Angelus Silesius.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 16
  • Ce qui nous sauve n’appartient pas au temps

    L'éveil, je le trouve dans les fleurs. Certaines m'ont sauvé. Elles disposaient de peu de temps pour le faire, mais ce qui nous sauve n’appartient pas au temps. Un éclair dans le ciel bleu.

    Couverture de Un bruit de balançoire
    page(s) 84
  • N’acceptant ni l’espace ni le temps

    Par définition, l'homme est situé dans l’espace et dans le temps et il n’accepte ni l'un ni l'autre. Dans l’espace, c'est-à-dire dans la multiplicité. Dans le temps, c'est-à-dire dans le changement.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 27
  • Disposer d’un temps illimité pour soi

    — « J'avais l'habitude de considérer mon temps comme s'il était divisé en plusieurs parties. J'en réservais une partie pour Joey, une autre pour Sue, une pour Ana et une pour le travail domestique. Le reste, je le considérais comme mon temps personnel où je pouvais lire, écrire, étudier ou aller me promener.

    Mais maintenant, je n'essaie plus de diviser mon temps en différentes parties. Je vois le temps que je passe avec Joey ou Sue comme mon propre temps. Lorsque j'aide Joey à faire ses devoirs, je m'efforce de le faire de façon que son temps soit aussi le mien. J'étudie la leçon avec lui, goûtant sa présence et m'intéressant à ce que nous faisons ensemble. Les moments que je lui accorde deviennent miens. Et c'est la même chose avec Sue. Ce qui est étonnant, c'est que je dispose désormais d’un temps illimité pour moi-même ! »

    Couverture de Le miracle de la pleine conscience
    page(s) 14-15
  • Un avec ce qui ne change pas

    À mon avis, un changement radical ne se produit qu'au moment où nous découvrons notre identité parfaite en tant que Conscience. À cet instant, nous ne sommes qu'Un avec ce qui ne change pas, ce qui n'a aucune caractéristique particulière, ce qui se trouve au-delà du temps, de l'espace et de la causalité.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 18
  • Voir les choses telles qu’elles sont

    Quand vous cessez de croire que vous disposez d'un moment de plus, alors, naturellement, vous pouvez accepter, voir les choses telles qu’elles sont.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 32
  • S’exprimer totalement à chaque instant

    Nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Si vous ne réussissez pas à vous exprimer totalement à chaque instant, vous le regretterez peut-être un jour.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 30
  • Prisonnier d’une idée du temps

    Quand vous vivez complètement chaque instant sans rien attendre, vous n'avez aucune notion du temps. Quand vous êtes prisonnier d’une idée du temps – aujourd'hui, demain, l'année prochaine – votre pratique devient égoïste. Des désirs variés se mettent à vous tirailler en tous sens.

    Couverture de Libre de soi, libre de tout
    page(s) 27
  • La mémoire de l’amour qui coulerait interminablement en nous

    L'aube n'est pas autre chose que ce qui se prépare, encore pur, à brûler ; l'aube est celle qui dit : « attends encore un peu et je m'enflamme » ; le bourgeon de quelque incendie.

    Mais celle-ci est plutôt ce que le feu ne touche qu'à distance, ce qui est séparé du feu ou par la distance ou par le temps ou par le souvenir, le mélange de l'ardeur et de la distance, la mémoire de l’amour qui coulerait interminablement en nous.

    Couverture de Paysages avec figures absentes
    page(s) 53
  • « Un mont, si haut qu’il soit, craint un homme lent »

    Sagesse et détermination font plus que force ni que rage. Pour qui est déterminé, le temps ne compte pas. Si haute que soit la montagne, si loin que soit le but, celui-ci l'atteindra. Mais si la montagne craint l'homme lent, c'est aussi qu'il y a dans l'homme lent quelque chose de plus grand encore que la montagne.

    Un autre proverbe dit : « Celui qui se hâte ne sait pas, celui qui sait ne se hâte pas ».

    Couverture de Le son du vent dans les pins
    page(s) 17
  • La mort, l’amour, la beauté

    La mort, l’amour, la beauté, quand ils surviennent par grâce, par chance, ce n'est jamais dans le temps que cela se passe. Il n'arrive jamais rien dans le temps – que du temps.

    Couverture de L'homme-joie
    page(s) 42
  • Créons du pur temps

    Il y a un point de vue intéressant que personne n'a expérimenté, c'est que nous pouvons nous asseoir sur un coussin sans aucun motif, absolument aucun. C'est extravagant. Personne ne ferait jamais cela. Nous ne pouvons même pas y penser. C'est impensable. C'est terrible – nous perdrions notre temps.

    Eh bien nous y voici – perdre notre temps. Elle est bien bonne, celle-là, perdre notre temps. Donnons du temps au temps. Qu'il soit perdu. Créons du temps vierge, du temps non contaminé, du temps inaltéré par l'agression, la passion et la vitesse. Créons du pur temps. Asseyons-nous et créons du pur temps.

    Couverture de Le chemin est le but
    page(s) 19-20
  • Le temps de partager la joie et le bonheur

    Le sentiment de générosité et la capacité d'être généreux ne suffisent pas. Nous devons aussi savoir exprimer notre générosité. Peut-être pensons-nous ne pas avoir le temps de rendre les autres heureux – on dit bien « le temps, c'est de l'argent ». Mais le temps, c'est plus que de l'argent. On n'est pas seulement là pour gagner de l'argent. Le temps, c'est fait pour être vivant et partager la joie et le bonheur avec les autres. Les gens les plus riches sont souvent ceux qui ont le plus de mal à rendre les autres heureux. Seuls ceux qui en ont le temps en sont capables.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 35
  • Sage

    La sagesse, contrairement à ce qu'on raconte, ne vient pas avec l'âge. Sage, ce n'est pas une question de temps, c'est une question de cœur et le cœur n'est pas le temps.

    Couverture de La folle allure
    page(s) 95
  • Sauter de seconde en seconde

    [P]arfois, chaque seconde qui passe peut vous amener la mort ou la joie pure d'y avoir encore échappé – jusqu'à la seconde suivante où tout recommence. Je décide d'utiliser chaque seconde comme ça. Utiliser n'est pas un mot heureux : je décide d'aller d'une seconde à l'autre comme on saute d'un rocher au suivant, pour traverser une rivière profonde. Éclaboussée, rafraîchie. Jamais noyée.

    Couverture de La folle allure
    page(s) 35
  • La fraîcheur du moment présent

    L'ermite médite constamment sur le fait que la mort est certaine, mais que son heure est imprévisible. Qui sait, de la mort ou du lendemain, qui viendra le premier ? Lorsqu'il allume le feu le matin, il se demande s'il sera encore là le lendemain pour en allumer un autre. Lorsqu'il expire l'air de ses poumons, il se considère fortuné de pouvoir inspirer à nouveau. Conscient de l'impermanence des choses, il pratique avec assiduité.

    Ainsi, le temps qui passe ne se dilue pas dans une distraction confuse et n'est pas noyé dans le flot des émotions perturbatrices : chaque instant vaut son pesant d'or et rapproche le pratiquant de la nature ultime des choses. La fraîcheur du moment présent nourrit le cœur du méditant de qualités bienfaisantes.

    Couverture d'Un voyage immobile
    page(s) Introduction
  • Le pur étonnement

    La vulgarité, on dit aux enfants qu'elle est dans les mots. La vraie vulgarité de ce monde est dans le temps, dans l'incapacité de dépenser le temps autrement que comme des sous, vite, vite, aller d'une catastrophe aux chiffres du tiercé, vite glisser sur des tonnes d'argent et d'inintelligence profonde de la vie, de ce qu'est la vie dans sa magie souffrante, vite aller à l'heure suivante et surtout que rien n'arrive, aucune parole juste, aucun étonnement pur.

    Couverture de L'inespérée
    page(s) 23
  • Qualités à cultiver pour un meilleur rapport au temps

    Concrètement, pour vivre plus harmonieusement notre rapport au temps, nous devons cultiver un certain nombre de qualités.

    La vigilance permet de veiller au passage du temps, de ne pas le laisser fuir sans s'en rendre compte. La motivation juste est ce qui colore le temps et lui donne sa valeur. La diligence, ce qui permet de l'utiliser à bon escient. La liberté intérieure évite qu'il ne soit monopolisé par des émotions perturbatrices.

    Ainsi chaque jour, chaque heure, chaque seconde est comme une flèche qui vole vers sa cible. Le bon moment pour commencer, c'est maintenant.

    Couverture de Plaidoyer pour le bonheur
    page(s) 256
  • Le temps qui s'entasse

    Le temps passe désormais sans vous, c'est-à-dire qu'il ne passe plus. Il s'entasse.

    Couverture de La part manquante
    page(s) 87-88