Extraits étiquetés avec : peur

  • Méditation sur la joie du renoncement

    L'enseignement ne nous demande pas de nous priver de ce qui nous est bénéfique, mais de ce qui provoque notre souffrance et nous égare.

    Et vous, à quoi devez-vous renoncer ? Quels sont les attachements qui vous empêchent d'être libre ?

    Réfléchir à une telle question, c'est découvrir que nos attachements et nos peurs forment une carapace qui nous donne l'illusion de nous protéger. En réalité, ils nous enferment.

    Couverture de Transformez votre vie grâce au Bouddha
    page(s) 36
  • La dimension du cœur

    [J]'ai découvert que la véritable origine du malheur était toujours un blocage affectif de la joie. Sous le stress, la fatigue et l'insatisfaction, il y a toujours des peurs paralysantes, des colères réprimées et des tristesses refoulées le plus souvent depuis l'enfance. Sous la timidité, la culpabilité, la honte, la haine ou la mésestime de soi, il y a toujours un besoin de retrouver le chemin du plaisir, de l'amour et de l'enthousiasme.

    Le bonheur est un affect. C'est donc sur le plan affectif – la dimension du cœur – que la guérison physique et spirituelle doit s'opérer pour que le corps accède à sa plus puissante santé et que l'esprit s'éveille à sa plus grande sagesse.

    Couverture de L’expérience du bonheur
    page(s) 25-26
  • Vérité du bouddhisme ancien

    À y regarder de près, la question de la vérité du bouddhisme ancien est profondément occidentale. En Orient, ce qui importe est que le bouddhisme soit vivant et dise la vérité, de telle manière que cette vérité puisse être éprouvée à neuf dans l'étude des textes et par diverses pratiques. Chaque pays, chaque peuple, a ainsi établi sa propre manière de comprendre et de vivre l'enseignement du Bouddha. Impossible, dans ces conditions, de juger que l'un de ses visages est plus vrai qu'un autre.[…]

    [L]a thèse actuelle [selon laquelle] le bouddhisme ancien serait libre des rites et des symboles que des traditions plus tardives ont cultivées est un préjugé de l'esprit antireligieux moderne qui projette sur l'Orient des débats issus du christianisme et de la Réforme.

    L'enseignement du Bouddha repose sur une expérience qu'il manifeste dans son être, sa posture, son comportement et son enseignement : celle d'un contentement où nous sommes libres de l'enchaînement des préoccupations habituelles qui se nourrissent du jeu discursif de l'espoir et de la peur.

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
    page(s) 20
  • Vérité du bouddhisme ancien

    À y regarder de près, la question de la vérité du bouddhisme ancien est profondément occidentale. En Orient, ce qui importe est que le bouddhisme soit vivant et dise la vérité, de telle manière que cette vérité puisse être éprouvée à neuf dans l'étude des textes et par diverses pratiques. Chaque pays, chaque peuple, a ainsi établi sa propre manière de comprendre et de vivre l'enseignement du Bouddha. Impossible, dans ces conditions, de juger que l'un de ses visages est plus vrai qu'un autre.[…]

    [L]a thèse actuelle [selon laquelle] le bouddhisme ancien serait libre des rites et des symboles que des traditions plus tardives ont cultivées est un préjugé de l'esprit antireligieux moderne qui projette sur l'Orient des débats issus du christianisme et de la Réforme.

    L'enseignement du Bouddha repose sur une expérience qu'il manifeste dans son être, sa posture, son comportement et son enseignement : celle d'un contentement où nous sommes libres de l'enchaînement des préoccupations habituelles qui se nourrissent du jeu discursif de l'espoir et de la peur.

    Couverture de 50 fiches pour comprendre le bouddhisme
    page(s) 20
  • Pourquoi ne pas risquer l’amitié avec la peur ?

    On vit dans la peur sans le savoir, on est environné par elle comme par une présence fantomatique, une apparition. La peur nous inquiète et nous sidère, et pourtant… pourquoi ne pas en risquer l’amitié comme on approche, de nuit, certains grands animaux ? En allant d'abord, et de nuit, à sa rencontre. Nous croyons être retenus par nos peurs, nous croyons ne pas avoir la force de les affronter, car ce serait alors les connaître, mais aussi les aimer, s'y attacher même.

    Nos peurs sont le visage de notre émerveillement futur, le commencement de toute création. Elles sont les rebuts cristallisés de nos plus infimes émotions, elles courent sous nos doigts et nous les laissons filer, regrettant de ne pas les avoir gardées.

    Nous faisons front contre nos peurs et, silencieusement, nous sommes retenus intérieurement par le souvenir d'espérances très anciennes. Nous vivons sous anesthésie locale, sous enveloppe de cellophane, cherchant désespérément quelle substance, quel amour pourrait nous éveiller sans crainte.

    Couverture de Éloge du risque
    page(s) 77
  • Entrer en rapport avec le malaise

    Dans l'apprentissage du guerrier, la question centrale n'est pas de savoir comment éviter l'incertitude et la peur, il s'agit de voir comment entrer en rapport avec le malaise.

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 25
  • Apprentie-guerrière

    Lorsqu'on doute de sa capacité d'être une apprentie-guerrière, on peut réfléchir à cette question : « Je préfère grandir et entrer en rapport avec la vie directement, ou je choisis de vivre et de mourir dans la peur ? »

    Couverture de Bien-être & incertitude
    page(s) 24
  • La morale : faire au mieux dans la situation

    Nous nous laissons souvent entraver dans nos vies par nos peurs, par nos habitudes, par les incertitudes, et nous en sommes malheureux.Or, agir est une exigence morale parce que c’est la seule manière de permettre à un être humain de s’accomplir. L’action est la vie même.

    Au fond, la morale n’est que cela : ne pas renoncer, ne pas se laisser écraser, essayer de faire au mieux dans la situation qui se présente, telle qu’elle est. Prendre le risque d’aller avec ce que l’on pense être juste, après avoir regardé, avec vigilance et curiosité, les arêtes, les crevasses, les montagnes qui se dressent sur notre chemin et qui, si on accepte de les voir comme elles sont et non comme on appréhende qu’elles soient, se transforment en points d’appui pour avancer.

    Couverture de Traité de morale pour triompher des emmerdes
    page(s) 17
  • Nés libres

    Nous sommes nés libres. La nature véritable de l'esprit est la sagesse et la compassion éclairées. Notre esprit est toujours lumineusement éveillé et conscient. Pourtant, nous sommes souvent tourmentés par des pensées douloureuses et par l'effervescence émotionnelle qui les accompagne. Nous vivons dans des états de confusion et de peur auxquels nous n'apercevons aucune issue. Notre problème, c'est que nous ne distinguons pas ce que nous sommes réellement au plus profond de nous-mêmes. Nous ne reconnaissons pas le pouvoir de notre nature éveillée. Nous croyons à la réalité de ce que nous voyons devant nos yeux, et nous en acceptons la validité jusqu'à ce que quelque chose – une maladie, un accident ou une déception – vienne nous désillusionner. À ce moment-là, nous allons peut-être remettre en question nos croyances et commencer à chercher une vérité plus riche et plus durable.C'est alors notre premier pas sur la route de la liberté.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 10
  • Tendance rebelle

    Nous avons tous une tendance rebelle. Latente en général, il lui arrive parfois d'être contrainte à s'exprimer. Nourrie et guidée avec sagesse et compassion, ce peut être une force positive qui nous libère de la peur et de l'ignorance. À l'inverse, si elle se manifeste d'une façon névrotique, pleine de ressentiment, de colère et d'égocentrisme, elle risque de se transformer en une force destructrice, aussi nuisible à nous-mêmes qu'aux autres.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 9-10
  • En même temps vague et non-vague

    Visualisez l'océan et ses vagues innombrables. D'un côté, chaque vague semble commencer par une naissance et se terminer par une mort. Il y a de grosses vagues et de petites vagues. Si nous regardons leur nature, nous voyons que les vagues sont impermanentes et dépourvues d'un soi. Mais en regardant encore plus profondément, nous voyons que les vagues sont aussi l'eau. Dès lors que la vague réalise qu'elle est aussi l'eau, toute peur de la mort, de l'impermanence et du non-soi disparaît. L'eau est, en même temps, la vague et la non-vague, alors que les vagues ne sont faites que d'eau. Les notions de gros ou petit, de début ou de fin peuvent être appliquées aux vagues, mais l'eau est libre de toutes ces distinctions. Le nirvāna peut être trouvé au cœur même de la vie qui est caractérisée par la naissance et la mort.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 123
  • Illusions d’être permanent et le centre du monde

    [L]'être humain refuse le changement, refuse le vieillissement, refuse la mort, vit attaché au souvenir du passé. Il voudrait tant sentir, il voudrait tant faire comme si, il voudrait tant croire : « Je suis sans changement », c'est-à-dire : rien ne peut m'atteindre, rien ne peut me diminuer, rien ne peut me détruire, je ne risque rien, je vis au-delà de toute transformation, je suis dans une sécurité intérieure parfaite, je suis sans aucune menace possible contre ce « Je suis ».

    Mais tout vient le démentir. Lui-même veut sans cesse éprouver autre chose, donc cherche le changement, cause de sa peur, et vit dans l'instabilité intérieure la plus totale, basculant sans cesse de la joie à la souffrance, de l'espérance à la crainte, jamais parfaitement dans le présent.

    Et l'être humain voudrait que l'univers entier soit le prolongement ou la projection de lui-même, que tout soit lui, que chacun soit son alter ego, « un autre moi-même ». Il veut que tout soit à son image et qu'idéalement le monde réponde à son attente, c'est-à-dire que tous les autres fassent ce qu'il souhaite qu'ils fassent, lui donnent ce qu'il veut recevoir, le délivrent de ce dont il désire être débarrassé. Cet alter ego, miroir docile de ses rêves, il veut le trouver partout : le mari dans sa femme, la femme dans son époux, le père dans son fils, l'employé dans son patron. Chacun veut que l'autre soit et agisse d'une certaine façon qui corresponde à ses désirs, chacun veut que tout arrive en conformité absolue avec son ego : être le centre du monde et ne rencontrer en face de soi que le oui, le oui, toujours le oui.

    Alors que nous avons tout le temps à faire face au non.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 31-32
  • Oscillant entre le désir et la peur

    L'homme oscille entre le désir et son négatif, la peur : peur que la vie nous impose ce que nous ne voulons pas, peur que la vie nous refuse ce que nous voulons, peurs conscientes et peurs refoulées se manifestant sous des formes déguisées et mensongères. Le disciple qui vient trouver un maître vit dans ce monde de l'ego qui est celui de l'attachement à toutes sortes de facteurs extérieurs à lui dont dépendent aujourd'hui son bonheur ou son malheur.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 28
  • Regarder sans condamner

    Nous avons tous le désir d'être en sécurité, d'être tranquilles dans notre petit monde mesquin, ce monde « d'un ordre bien établi », lequel est désordre, le monde de toutes nos relations particulières bien à nous et que nous ne voulons pas voir troublé – les rapports établis entre l'homme et la femme où ils se cramponnent l'un à l'autre – et où règnent la souffrance, la méfiance, la peur, où il y a danger, jalousie, colère et domination.

    Il existe une manière de regarder en nous-même sans qu'il y ait peur ou danger : c'est de regarder sans condamner, sans justifier d'aucune manière, de simplement regarder sans interpréter, sans juger, sans soupeser. Pour cela, l'esprit doit être ardent dans son désir d'apprendre par son observation de ce qui est réel.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 26
  • La pensée appartient toujours à l’ancien

    La mémoire, l'expérience, la savoir sont l'arrière-plan d'où surgit la pensée. Et par conséquent, celle-ci n'est jamais une chose neuve : elle appartient toujours à l'ancien, au déjà-vu ; elle ne peut jamais être libre parce qu'elle est liée au passé et qu'elle est par conséquent incapable de voir quoi que ce soit de façon neuve. Et, dès l'instant où je comprends ceci très clairement, le mental s'apaise. La vie est un mouvement, un mouvement constant dans l'univers des inter-relations ; et la pensée qui s'efforce toujours de capturer ce mouvement en fonction du passé, de la mémoire, du stable, du figé, la pensée a peur de la vie.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 22-23
  • Peur et plaisir sont imputables à la pensée

    La peur est imputable à la pensée ; il en est de même pour le plaisir. On est passé par une expérience agréable, la pensée s'y attarde et voudrait la voir se prolonger ; quand ceci s'avère impossible il y a une résistance, un état de colère, de désespoir, d'affolement. […]

    La félicité n'est pas le plaisir ; l'extase n'est pas une sécrétion de la pensée ; c'est une chose entièrement autre. Vous ne pouvez rencontrer la félicité ou l'extase qu'après avoir compris la nature de la pensée – elle qui donne naissance à la fois au plaisir et à la peur.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 18-19
  • Observer en profondeur la peur

    Pour examiner, il faut qu'il y ait liberté dans notre vision ; absence de tout préjugé, de toute conclusion, de tout concept, de tout idéal, de toute idée préconçue, ce qui vous permet dès lors d'observer réellement par vous-même ce que c'est que la peur. Quand vous observez de très près, au cœur des choses, la peur existe-t-elle ? Autrement dit : vous ne pouvez observer ce que c'est que la peur (de très près, dans la profondeur des choses) que quand l'« observateur » est la « chose observée ». […]

    On peut voir par soi-même et très clairement que la peur est implicite dans la structure même de la pensée – quand on réfléchit à ce qui s'est passé hier et dont on a peur, ou en pensant à l'avenir –, d'accord ? La pensée donne naissance à la crainte, n'est-ce-pas ?

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 16-17
  • Là où il y a peur, il n’y a pas d’amour

    Ne vous contentez pas d'emmagasiner une accumulation de paroles et d'idées – lesquelles sont en réalité sans aucune valeur –, mais, par l'acte même d'écouter, d'observer les divers états de votre esprit, à la fois verbalement et non verbalement, demandez-vous tout simplement si l'esprit peut jamais être affranchi de la peur en ne l'acceptant pas, en ne la fuyant pas, en ne disant pas « Il faut que je développe en moi une résistance, le courage », mais en prenant réellement conscience de cette peur qui nous entrave. À moins d'en être libéré, on est incapable de voir clairement, profondément ; et de toute évidence, là où il y a peur, il n’y a pas d’amour.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 14
  • Des enfants extraordinaires, ayant de multiples dons

    C'est tout comme si nous étions des enfants extraordinaires, ayant de multiples dons, et que la société nous écrasait en voulant à tout prix nous rendre normaux. Chaque fois que nous montrerions des marques de notre génie, nos parents en seraient gênés et tenteraient de nous rabattre le caquet en disant : « Charles, ne dit pas ça. Contente-toi d'être comme tout le monde. » C'est en fait ce qui nous arrive avec ou sans nos parents.

    Je ne veux surtout pas jeter tout le blâme sur les parents ; nous sommes tout autant responsables de cela. Lorsque nous voyons quelque chose d'extraordinaire, nous avons peur de le dire ; nous avons peur de nous exprimer – ou d'entrer dans de telles situations. Nous avons donc tendance à nous renfermer, à ne pas cultiver notre potentiel, nos capacités. Mais le bouddhisme nous libère de ce type de conventionnalisme.

    Couverture de Le cœur du sujet
    page(s) 26
  • Moi sain et moi névrosé

    Ce qui donne des lignes directrices ou des détails pratiques pour s'occuper des choses est appelé moi, c'est être conscient d'être soi-même. Et on déploie des efforts grâce à lui, de sorte que le mot moi renvoie à toute forme de dignité personnelle. C'est le sens général de ce terme.

    Mais le moi dont nous parlons ici est légèrement différent. Dans ce cas, le moi c'est ce qui est constamment aux prises avec une certaine forme de paranoïa, une sorte de panique – autrement dit, l'espoir et la peur. C'est-à-dire que, au fil de vos actions, il y a un retour constant à vous-même. En vous reportant à vous-même, un critère de référence se construit sur le mode de l'espoir ou de la peur : gagner quelque chose ou perdre son identité. La lutte est sans trêve. Cela semble être la notion du moi dont on parle ici, son aspect névrosé.

    Sans le moi, on pourrait avoir une solide compréhension fondamentale de la logique des choses comme elles sont. En réalité, on peut accéder à une santé mentale plus forte au-delà du moi ; on peut faire face aux situations sans espoir ni peur, et conserver sa dignité personnelle et sa santé mentale logique dans les rapports avec les choses.

    Couverture de Bardo
    page(s) 34