Extraits étiquetés avec : sentiment

  • Avoir déjà un sentiment fort et stable de soi

    Pour qu'un Occidental progresse sainement sur la voie spirituelle qui le conduira à la transcendance de soi et à la perte de la « forteresse du moi », il faut […] qu'il ait déjà un sentiment fort et stable de son identité personnelle, quand bien même celui-ci serait négatif. Si ce sentiment est absent, il peut s'avérer nécessaire de commencer par réparer et stabiliser le moi. […]

    Pour peu qu'une personne n'ait pas développé la capacité de nouer au moins quelques relations personnelles fortes et saines, qu'elle ignore ou soit incapable d'exprimer ses sentiments, ou qu'elle soit envahie par l'angoisse, il lui faudra d'abord entreprendre une psychothérapie avant de se tourner vers la méditation.

    Couverture de Bouddhisme et psychanalyse
    page(s) 17-18
  • Le fleuve d’instants

    Le fleuve d’instants, le fleuve d’émotions avec ses altérations, ses micro-altérations (car une émotion, un sentiment n'est qu'une moyenne d'épanchements, d'impulsions, d'impressions, d'inclinations ou de dégoûts ressentis, gouttes et particules du flot émotionnel qui est en vous, vibrant, frémissant, à multiples courants et reprises), ce fleuve donc qui vire sans arrêt, qui change affectivement toutes les secondes, que vous ne savez pas voir en vous, vous le voyez en ces instants paradisiaques, en face, sur la face mouvante, en altérations invraisemblablement délicates, que les amants voudraient et ne peuvent distinguer sur les visages aimés.

    Couverture de Connaissance par les gouffres
    page(s) 149-150
  • Un espace de non-savoir

    Avant de définir notre expérience, avant d'accepter les étiquettes qu'imposent nos pensées et nos sentiments conditionnés, nous devons apprendre à créer un espace de non-savoir, un espace ouvert pour une interprétation nouvelle.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 13
  • Deux soi

    Quand nous méditons, il semble que nous ayons deux soi. L'un est constitué de la rivière des pensées et des sentiments, et l'autre est le soleil de la pleine conscience qui brille sur ceux-ci. Quel est notre propre soi ? Lequel est vrai ? Lequel est faux ? Lequel est bon ? Lequel est mauvais ? […] Aucun d'eux n'est vrai. Aucun d'eux n'est faux. Ils sont tous les deux à la fois vrais et faux.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 22-23
  • Illuminer le soi

    Le soleil de la pleine conscience naît dans le cœur du soi. Il permet au soi d'illuminer le soi. Il éclaire non seulement toutes les pensées et les sentiments au moment présent. Il s'éclaire aussi lui-même.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 20-21
  • Que des parties du soi

    Tout comme les fleurs et les feuilles ne sont que des parties d'une plante, tout comme les vagues ne sont que des parties de l'océan, les perceptions, les sentiments et les pensées ne sont que parties du soi.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 20
  • Paisible ne signifie pas vide de pensées, de sensations, d’émotions

    Être en paix ne veut pas dire que nos pensées et nos sentiments sont figés. Être en paix ne signifie pas être anesthésié. Un esprit paisible n'est pas synonyme d'esprit vide de pensées, de sensations, et d’émotions. Un esprit paisible n'est pas un esprit absent. Il est évident que les pensées et les sentiments seuls ne composent pas l'intégralité de notre être. La fureur, la haine, la honte, la foi, le doute, l'impatience, le dégoût, le désir, le chagrin et l'angoisse sont aussi notre esprit. L'espoir, l'inhibition, l'intuition, l'instinct et l'inconscient font également partie de notre soi.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 18
  • Se laisser porter par le flot

    Rappelez-vous de ces nuits où le sommeil vous fuit, et pendant lesquelles, plus vous essayez de vous endormir, moins vous le pouvez. Vous tentez de vous obliger à trouver le calme, et vous sentez une résistance en vous. Beaucoup de personnes ressentent le même type de résistance pendant leurs premières expériences de méditation. Plus elles s'efforcent de se calmer, moins elles deviennent calme. Les gens pensent que c'est parce qu'ils sont victimes des démons ou d'un mauvais karma, mais, en vérité, cette résistance naît de nos efforts pour atteindre la paix. L'effort lui-même devient une oppression. Nos pensées et nos sentiments coulent comme une rivière. Si nous essayons d'arrêter le courant, nous nous heurterons à la résistance de l'eau. Il vaut mieux se laisser porter par le flot, et alors nous serons à même de l'amener où nous voulons qu'il aille.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 16-17
  • Lorsque nous réprimons notre douleur

    Malheureusement, certaines familles adoptent le même genre de fonctionnement [celui de la violence psychologique qu'exercent certains régimes politiques autoritaires]. Par exemple, dans certaines cultures, les pères et toute la société apprennent aux garçons qu'« un homme ne pleure pas ». Dès leur plus jeune âge, les garçons se trouvent contraints de réprimer leurs sentiments, ce qui est une autre forme de violence, plus subtile. La souffrance est le lot de tous les êtres humains. Nous avons tous le droit de ressentir ce que nous ressentons et, au besoin, d'exprimer notre souffrance. Personne ne devrait se voir refuser le droit de pleurer. En refoulant nos sentiments, nous nous exposons à des maladies parfois très graves.

    Lorsque nous réprimons notre douleur, lorsque nous nions sa réalité, c'est une forme de violence que nous nous infligeons. Sur ce plan, la non-violence consiste à rester présent à soi-même, et à reconnaître la réalité de sa souffrance ou de son désespoir. Il ne s'agit pas de lutter contre nos sentiments ou de les refouler. Il faut les reconnaître, les accueillir et les transformer.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 28
  • Connaître nos vrais sentiments

    Connaître nos vrais sentiments est d'une réelle difficulté.

    Aussi, dire quelque chose de vrai concernant notre existence implique de faire cet effort constant pour laisser apparaître ce qui est et qui, de lui-même, ne se montre pas spontanément.

    Couverture de Introduction au tantra bouddhique
    page(s) 11
  • Mièvre ?

    On m'accuse d'être mièvre ? Que dirait-on à maître Dōgen, ce sage du treizième siècle japonais, lorsqu'il écrit : « L'univers entier est fait des sentiments et des émotions des fleurs » ?

    Couverture de L'homme-joie
    page(s) 85
  • S’écarter de l’automatisme d’attaque ou de fuite

    Dans l'ensemble, notre vécu est un riche mélange de positif et de négatif. Cependant, les biologistes évolutionnistes ont découvert que nous étions victimes d'un « biais de négativité » qui nous rend particulièrement sensibles au danger et aux menaces afin de ne pas nous faire dévorer par un tigre (c'est du moins ce que nous dit notre système nerveux). Pour assurer notre survie, le cerveau mémorise plus intensément les événements négatifs que les positifs (mieux vaut se rappeler l'endroit où se cache le tigre). C'est pourquoi il est parfois si difficile de faire remonter des souvenirs et des sentiments de joie et de bien-être quand on se sent perdu ou découragé.

    Bien que cette réaction par défaut soit essentielle face à un vrai danger, elle peut aussi entraîner une grande souffrance quand aucun péril ne nous menace. Heureusement, grâce à la méditation, il est possible de remodeler notre système nerveux pour qu'il s'écarte de cet automatisme d’attaque ou de fuite : on apprend à reconnaître ses pensées et ses sentiments pour ce qu'ils sont sans les laisser nous submerger.

    Couverture de Comment s’ouvrir à l’amour véritable
    page(s) 24
  • Comme si nous possédions une identité séparée

    Nous partons du flux continu de nos expériences, de nos pensées, de nos sentiments et de nos émotions, ce qui représente un héritage fondamental en Occident. Mais, dans ce contexte, le point de focalisation porte sur un type spécifique de phénomène : le fait de se reposer sans examen sur quelque forme d'identité personnelle ou de « soi ».

    Il ne s'agit pas nécessairement d'une notion explicite. Elle est implicite, et nous la partageons avec les jeunes enfants et les animaux. On applique une réduction dans le dessein d'examiner ses dimensions constitutives. L'enjeu consiste à prendre en considération les diverses manières selon lesquelles nous agissons comme si nous possédions une identité séparée ou substantielle, un soi à protéger, à promouvoir ou à conserver, un soi entendu comme une unité psychophysique inséparable. […]

    [C]e sont nos schémas habituels qui nous conduisent à agir comme si nous possédions un soi substantiel, et à lui attribuer, à lui et à notre monde, des qualités qui sont le fait d'une attitude qui ne s'est pas examinée elle-même. Or ces schémas ne résistent pas à une analyse approfondie.

    Couverture de Le cercle créateur
    page(s) 387-389
  • Faire confiance et créer de l'espace pour les sentiments

    Pour votre ego, les émotions créées par vos pensées paraissent toujours légitimes et font véritablement partie de votre identité. Pour votre corps, en revanche, la colère, le ressentiment, la peur, la suffisance ou l'autodérision générés par vos pensées sont de vrais poisons chimiques. Le cerveau libère des neuropeptides dans votre sang et vos muscles se raidissent, votre tension artérielle augmente, vos glandes surrénales sécrètent du cortisol et la résistance à l'insuline est proche. Il existe un mot simple pour décrire ces symptômes : le stress. Le genre de stress qui conduit aux maladies cardiaques, au diabète, aux congestions cérébrales et probablement à certains cancers, sans parler du sentiment d'être malheureux.

    Ironiquement, alors que l'ego justifie des émotions pouvant être très destructrices, comme le ressentiment et la haine, il ne vous permet pas souvent de vous arrêter sur des sentiments expansifs, comme la joie ou l'amour, et il fuit instantanément tout sentiment menaçant, comme l'impuissance. Et pourtant, le fait de vous ouvrir aux sentiments les plus élevés et les plus bas ne vous blessera jamais autant que les émotions destructrices. En faisant de la place à ces sentiments, vous pourrez établir une relation plus saine avec des situations apparemment inextricables (conflits familiaux de toute une vie, par exemple). Vous écarterez également vos doutes sur votre propre valeur. Il est sage de se méfier de ses émotions et d'apprendre à se libérer de celles qui nous empoisonnent, tout en apprenant à faire confiance et à créer de l'espace pour les sentiments, y compris les plus sombres.

    Couverture de Plénitude, empathie & résilience
    page(s) 22-23
  • Les deux erreurs fondamentales

    Quelles sont [nos] erreurs ? Premièrement, nous avons tendance à nous identifier à nos propres pensées, ce qui crée souvent une réalité émotionnelle destructrice. Le fait de croire en nos pensées – ou en celles inculquées par notre famille et la société – sans les remettre en cause, nous met souvent en conflit avec nous-mêmes, avec les autres et avec la vie elle-même.

    Deuxièmement, beaucoup de nos sentiments nous font peur, et, en essayant de les fuir, notre ego se ferme à une grande partie de notre vie intérieure et à la source de la véritable santé.

    Couverture de Plénitude, empathie & résilience
    page(s) 22
  • Observer sur le vif

    Les savoirs de la science, de la théologie, de l'ésotérisme sont mis de côté, car ce sont des spéculations sur des objets qui n'appartiennent pas à notre expérience immédiate. Ce qui ne veut pas dire que le big-bang, les anges, les photons ou Dieu n'existent pas, mais ils n'entrent pas dans le cadre de cette quête. Le champ d'investigation de ces disciplines n'est pas le même.

    Il ne s'agit pas non plus d'une réflexion, d'une analyse, au sens psychologique du terme, décryptant le fonctionnement du « moi » en se basant sur des informations, des investigations antérieures. Là encore, une telle démarche fait appel à un savoir extérieur et demande des connaissances qui n'appartiennent pas à notre expérience immédiate.

    En réalité, il s'agit d'effectuer une prise de conscience « sur le vif » des mécanismes du moi, et pour cela d'ouvrir ses sens intérieurs pour explorer les multiples nuances de la pensée, des sentiments, des sensations […]

    Nous sommes dans notre petit laboratoire intime. Pour cela pas besoin d'instruments compliqués. Notre attention suffit. Tout est là, immédiatement présent.

    Couverture de Les Mécanismes du moi et le silence intérieur
    page(s) 14-15
  • Un chemin de perfection

    Pour Aristote, Cicéron, Montaigne, l'amitié s'inscrit dans la sphère de la morale au lieu de se ranger, à côté d'autres émotions et sentiments, dans le domaine de la psychologie. Ceci peut nous éclairer : l'amitié n'est pas une des passions de l'âme, mais une élévation et une ascèse de l'âme, une conduite à tenir, un chemin de perfection. Dès lors comment comparer ce qui nous rend aveugle ou esclave (l'instinct, la passion amoureuse et les autres passions comme l'ambition, l'avarice…) avec ce qui nous rend plus lucide, plus serein, bref, meilleur ?

    Couverture d'Aimer d’amitié
    page(s) 24
  • Travailler avec l'ego et le mental

    Dans la mesure ou l'ego et le mental sont des empêchements au cheminement spirituel, on peut se demander s'il ne vaudrait pas mieux balayer le mental et annihiler le moi. Le mental et l'ego étant nos matériaux de travail, leur destruction n'apporterait rien de positif.

    Par contre, on peut les purifier, en sorte qu'ils puissent remplir les fonctions de pensée, de sentiment et d'intégration sans la moindre distorsion. Les endommager ou les répudier – et cela vaut de même pour le corps physique – aurait pour conséquence d'aggraver leur activité de déformation.

    La liberté n'est pas « là-haut », elle réside dans notre volonté et notre capacité à regarder en bas, en haut et partout alentour, afin d'éviter que l'attitude de fuite ou d'impatience ne vienne creuser en nous de dangereux fossés.

    Ce n'est que grâce à l'observation constante que l'on parvient à parfaitement comprendre le mental et l'ego et à abolir leur pouvoir de tyrannie. C'est encore grâce à elle que l'on comprend l'inutilité de la peur et, par-là, apprend à considérer toute chose avec un regard libre.

    Couverture de La voie du non-attachement
    page(s) 10-11
  • L'esprit est un film

    [J]'ai entendu des psychologues comparer notre perception de l'esprit et du moi au fait de regarder un film. Lorsqu'on regarde un film, on a l'impression d'être en présence d'un flux continu de sons et mouvements, alors que des images bien distinctes les unes des autres sortent du projecteur. Si nous pouvions voir le film image par image, notre impression serait totalement différente. […]

    Si je pouvais observer chaque pensée, chaque sentiment, chaque sensation qui défile dans mon esprit, l'illusion d'un moi limité s'évanouirait et serait remplacée par une sensation de conscience beaucoup plus calme, spacieuse et sereine.

    Couverture de Bonheur de la méditation
    page(s) 67