Extraits étiquetés avec : transformation

  • Métamorphose

    Narcisse est le récit de la transformation d’un être en fleur. Et c’est précisément parce qu’il est l’être absolument innocent, l’être qui refuse l’illusion, le mensonge, le leurre, qu’il se métamorphose.

    Couverture de Narcisse n’est pas égoïste
    page(s) 36
  • Retour à l’informe

    Les mutations profondes semblent parfois nécessiter le préliminaire d’un retour à l’informe, c’est la loi de la métamorphose. Cesser de se raser ou couper ses cheveux, se couvrir de vieux habits ou revêtir une robe de loques sont les signes d’une mort à l’ancienne image que l’on avait de soi-même et qu’on voulait donner aux autres. Loin de la société des hommes, pour un temps, on s’exonère de leur approbation. Sans le miroir du regard d’autrui, il est plus facile de changer. On est seul face à soi-même, disponible.

    Couverture de Traité de la cabane solitaire
    page(s) 24
  • Ne jamais penser au buffle comme à un ennemi

    Petit à petit en nous approchant un peu plus près du buffle, nous apprenons à supporter sa présence au lieu de l'éviter comme nous le faisons habituellement. […N]e jamais penser au buffle comme à un ennemi. Si nous le considérons ainsi, nous souhaitons nous débarrasser de lui. Heureusement, nous ne pouvons le faire, car, bien que primitif et sauvage, il est aussi l'énergie ou la force dont nous avons besoin pour le travail difficile de pacification qui le transforme.

    Couverture de Les dix images du buffle
    page(s) 29-30
  • Pratique dévotionnelle et pratique de transformation

    On pourrait croire à tort que la pratique dévotionnelle est totalement distincte de la pratique de transformation. Toutes deux sont en effet des pratiques actives. Une pratique dévotionnelle peut aussi être une pratique de transformation. La dévotion, c'est davantage compter sur autrui, mais il y a aussi un effort personnel à accomplir. La pratique de transformation, c'est davantage compter sur soi-même, mais comme vous avez besoin d'une sangha et d'un maître, vous devez aussi compter sur autrui.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 145-146
  • Les trois joyaux, des réalités palpables

    Le boudhha, le dharma et la sangha sont des choses que l'on peut toucher. Ce ne sont pas des sujets de spéculation. Le boudhha est un être humain qui a existé. Sa vie et son enseignement nous sont connus. Nous pouvons utiliser notre temps, notre énergie et notre intelligence pour entrer en contact avec le boudhha. La foi et la confiance réelles naissent du contact vécu, et non de ce que quelqu'un nous a dit d'y croire.

    Nous pouvons accéder directement au dharma. Le dharma existe sous forme écrite, dans la tradition et dans la pratique. Lorsque des gens pratiquent le dharma, on peut voir les fruits de leur pratique. Le dharma est aussi quelque chose de concret que l'on peut toucher, expérimenter et vérifier, ce qui fait naître en nous une foi et une confiance réelles.

    La sangha est une communauté qui pratique le dharma. Une bonne sangha exprime le dharma. Quand nous voyons une sangha qui révèle par sa pratique un certain degré de paix, de calme, de bonheur et de transformation, la foi et la confiance naissent en nous.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 115
  • Dévotion versus transformation

    Lorsque vous dites : « Je prends refuge dans le dharma », vous exprimez votre confiance dans le dharma. Vous voyez le dharma comme quelque chose de bon et vous voulez vous orienter dans sa direction. C'est la dévotion.

    Étudier et appliquer le dharma dans sa vie quotidienne est une pratique de transformation. Il y a dans chaque religion une distinction entre la pratique dévotionnelle et la pratique de transformation.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 114
  • Le véritable amour

    Le véritable amour implique un sens des responsabilités et l'acceptation de l'autre tel qu'il est, avec ses qualités et ses faiblesses. Si nous n'aimons que les bons côtés d'une personne, ce n'est pas de l'amour. Nous devons accepter ses faiblesses et faire preuve de patience, de compréhension et d'énergie pour l'aider à les transformer. L'amour est maitrī, la capacité d'apporter la joie et le bonheur, et karuṇā, la capacité de transformer la douleur et la souffrance.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 46-47
  • Un véritable changement dépasse tout concept, tout espoir

    Il est beaucoup plus facile – trop facile – d'affirmer notre identité en nous mettant, autant que faire se peut, au service de nobles causes qui visent à transformer notre monde en un monde meilleur. De tels efforts contribuent certainement au déclenchement de la transformation ; mais nous devons aussi regarder en face le fait qu'un véritable changement est de loin plus radical et exigeant. Cela dépasse tout concept, tout espoir que nous puissions avoir d'une vie meilleure. Si nos efforts nous apportent estime de soi et auto-satisfaction, au point que nous nous détournions complètement d'une recherche plus profonde, ils peuvent en fin de compte infirmer notre vitalité et réduire les possibilités qui s'offrent à nous de changer fondamentalement notre conscience.

    La transformation tient du désir et de l'intention, mais participe également de l'intuition et du lâcher-prise.

    Couverture de Le papillon noir
    page(s) 19-20
  • Guérison véritable

    Certains thérapeutes considèrent […] comme guéri un homme débarrassé de troubles manifestes, qui se sent heureux de vivre, efficace et capable de contacts satisfaisants avec le monde. Pour d'autres thérapeutes, la guérison ne sera réelle que si le sujet a vraiment retrouvé le chemin de son Être essentiel, c'est-à-dire la manière dont l'Être surnaturel est présent en lui et tend à prendre forme en ce monde. Seul est en bonne santé donc l'homme qui, en tant que personne, est devenu transparent à son Être essentiel. En lui-même il a trouvé le sens de sa vie, la source inépuisable de guérison et de transformation, celle qui jaillit même au sein de la souffrance.

    Couverture de Pratique de l’expérience spirituelle
    page(s) 12
  • Nécessité d’un exercice persévérant

    On a facilement tendance à penser que l'expérience d'un moment de lumière est une possession définitive qui suffit à faire de nous un autre homme. Pourtant, lorsqu'elle n'est pas ranimée par un exercice persévérant, même une expérience qui nous atteint au plus profond de nous-même et nous arrache un instant à la stérilité du moi existentiel pour nous élever à la réalité d'une plus grande Vie, risque de s'enliser parmi les souvenirs sentimentaux.

    Sans cet effort soutenu, l'homme qui se sentait baigné dans la lumière de l'expérience et libre, grâce à elle, d'atteindre un plan supérieur, est malheureusement obligé de constater qu'il n'a pas changé. La conscience de son échec et souvenir du bonheur de l'engagement qu'il vient d'éprouver le rendent encore plus sensible aux limites et aux ténèbres où le tient enfermé la vieille coquille de son moi.

    La conscience de sa participation à l'Être essentiel a éveillé en lui une grande nostalgie. Pourtant, il doit reconnaître qu'expérience et transformation sont deux chose différentes.

    Couverture de Pratique de l’expérience spirituelle
    page(s) 7
  • C’est l’homme insatisfait qui découvre

    [L]a révolution intérieure n'a pas de lieu où se reposer, il n'y a pas d'arrêt en elle, c'est un constant renouvellement, et c'est de cela dont nous avons besoin à notre époque : d'hommes totalement insatisfaits et, par conséquent, prêts à recevoir la vérité des choses. L'homme qui est satisfait, celui que satisfont l'argent, les situations, les idées, ne peut jamais voir la vérité. C'est seulement l’homme mécontent qui cherche, qui interroge, qui demande, qui regarde, c'est cet homme qui découvre la vérité et une telle personne est une révolution en soi, donc dans ses rapports humains. Elle commence à transformer son monde, c'est-à-dire ses rapports avec ses semblables ; ainsi, elle agit sur le monde à l'intérieur de son cercle de relations.

    Couverture de L'esprit de création
    page(s) 23-24
  • La paix pour nous, pour nos ancêtres, pour nos descendants

    Nous sommes le prolongement de nos ancêtres. Nous portons en nous toutes leurs qualités, toutes leurs belles actions, mais aussi tous leurs défauts. En gardant cela à l'esprit, nous pouvons essayer de perpétuer ce qui était bon et beau en eux, tout en nous exerçant, dans notre pratique, à transformer la violence et la souffrance que nous ont léguées tant et tant de générations. Quand nous pratiquons la paix, c'est non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour tous nos ancêtres et tous nos descendants.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 30
  • Accumulation de la violence

    De nombreuses familles ont été brisées par des paroles de violence qui avaient pour origine l'accumulation d'une violence héritée des parents, des amis et de l'ensemble de la société.

    Les enfants captent la violence émotionnelle à la fois dans leur corps et dans leur esprit. S'ils n'apprennent pas à la transformer, ils peuvent l'exprimer de façon nocive, et la répercuter sur autrui. Ou s'ils la refoulent, c'est comme une bombe à retardement qui s'accumule en eux. Ils finissent tôt ou tard par la retourner contre eux-mêmes, sous forme de comportements autodestructeurs.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 29
  • Lorsque nous réprimons notre douleur

    Malheureusement, certaines familles adoptent le même genre de fonctionnement [celui de la violence psychologique qu'exercent certains régimes politiques autoritaires]. Par exemple, dans certaines cultures, les pères et toute la société apprennent aux garçons qu'« un homme ne pleure pas ». Dès leur plus jeune âge, les garçons se trouvent contraints de réprimer leurs sentiments, ce qui est une autre forme de violence, plus subtile. La souffrance est le lot de tous les êtres humains. Nous avons tous le droit de ressentir ce que nous ressentons et, au besoin, d'exprimer notre souffrance. Personne ne devrait se voir refuser le droit de pleurer. En refoulant nos sentiments, nous nous exposons à des maladies parfois très graves.

    Lorsque nous réprimons notre douleur, lorsque nous nions sa réalité, c'est une forme de violence que nous nous infligeons. Sur ce plan, la non-violence consiste à rester présent à soi-même, et à reconnaître la réalité de sa souffrance ou de son désespoir. Il ne s'agit pas de lutter contre nos sentiments ou de les refouler. Il faut les reconnaître, les accueillir et les transformer.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 28
  • Victimes de notre souffrance

    Depuis trop longtemps, nous avons laissé la violence s'accumuler en nous parce que nous n'avions aucune stratégie pour nous en débarrasser. Lorsque nous ne parvenons pas à maîtriser notre souffrance, nous projetons notre frustration et notre douleur sur ceux qui nous entourent. Nous sommes victimes de notre souffrance et, comme nous ne savons pas comment la faire cesser, nous faisons souffrir les autres. Nous devons tous, sans exception, devenir responsables de notre propre souffrance et travailler à la transformer, pour notre propre bien et pour celui de notre entourage.

    Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix
    page(s) 25-26
  • L’initiation par le silence

    [Le Bouddha] parle en toute conscience avec le souci constant d'aider ses interlocuteurs en leur faisant découvrir leurs possibilités intérieures. Vient un moment où le discours devient incapable d'exprimer l'essentiel. Le Bouddha gagne alors le silence pour faire entendre l'autre grand pan de la voie bouddhique : la réflexion personnelle, la méditation sur le sens de l'enseignement et la pratique d'un mode de vie qui apaise l'esprit et permet de mieux vivre. L'usage de la parole ne vise donc pas à informer mais appelle le silence qui éduque à la portée et au sens de la transformation intérieure.

    Couverture de Le grand livre du bouddhisme
    page(s) 497
  • Se transformer soi-même pour mieux transformer le monde

    Cultiver l'amour et la compassion est un pari doublement gagnant : l'expérience montre que ce sont les sentiments qui nous font le plus de bien, et que les comportements qu'ils engendrent sont perçus par autrui comme bienfaisants.

    Lorsque l'on est sincèrement concerné par le bien-être et la souffrance des autres, il devient nécessaire de penser et d'agir de façon juste et éclairée. Pour que les actes accomplis dans le but d'aider autrui aient véritablement des conséquences bénéfiques, ils doivent être guidés par la sagesse, une sagesse qui s'acquiert par la méditation. La raison d'être ultime de la méditation est de se transformer soi-même pour mieux transformer le monde, ou de devenir un être humain meilleur pour mieux servir les autres. Elle permet de donner à la vie son sens le plus noble.

    Couverture de L’art de la méditation
    page(s) 21
  • C’est toujours notre esprit qui fait l’expérience

    Nous déployons beaucoup d'efforts pour améliorer les conditions extérieures de notre existence, mais en fin de compte c'est toujours notre esprit qui fait l'expérience du monde et le traduit sous forme de bien-être ou de souffrance. Si nous transformons notre façon de percevoir les choses, nous transformons la qualité de notre vie. Et ce changement résulte d'un entraînement de l'esprit que l'on appelle « méditation ».

    Couverture de L’art de la méditation
    page(s) 17
  • Le fond lumineux de la conscience

    [L]a qualité première de la conscience, qui est simplement de « connaître », n'est intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Si l'on regarde par-delà le flot turbulent des pensées et des émotions éphémères qui traversent notre esprit du matin au soir, on peut toujours constater la présence de cet aspect fondamental de la conscience qui rend possible et sous-tend toute perception, quelle que soit sa nature.

    Le bouddhisme qualifie cet aspect connaissant de « lumineux », car il éclaire tout à la fois le monde extérieur et le monde intérieur des sensations, des émotions, des raisonnements, des souvenirs, des espoirs et des craintes en nous les faisant percevoir. Bien que cette faculté de connaître sous-tende chaque événement mental, elle n'est pas elle-même affectée par cet événement. Un rayon de lumière peut éclairer un visage haineux ou un autre souriant, un joyau aussi bien qu'un tas d'ordures, mais la lumière n'est en elle-même ni malveillante ni aimable, ni propre ni sale.

    Cette constatation permet de comprendre qu'il est possible de transformer notre univers mental, le contenu de nos pensées et de nos expériences. En effet, le fond neutre et « lumineux » de la conscience nous offre l'espace nécessaire pour observer les événements mentaux au lieu d'être à leur merci, puis pour créer les conditions de leur transformation.

    Couverture de L’art de la méditation
    page(s) 15-16
  • Impossible d’éviter les situations

    Mener une vie propre, cela ne veut pas dire que l'on va pouvoir éviter les problèmes, les situations auxquelles nous allons devoir faire face dans notre existence ou dans lesquelles nous nous mettons insidieusement. Avec ce travail sur le temps, nous allons pouvoir les vivre et les traverser autrement. Nous allons nous relever de nos erreurs, de nos maladresses, faire face à des imprévus, des injustices avec le vouloir du grandir et sans nous positionner en victime. Je ne pourrai pas éviter les situations dont j'ai besoin pour ce grandir, afin que ma conscience mûrisse, et que je ne reste pas au stade de recevoir des informations qui ne produiront aucune transformation[.]

    Couverture de Cheminer avec la méditation
    page(s) 46