Extraits étiquetés avec : vagues & océan

  • Le fond immobile

    Il apprit également que s'il y avait des vagues en surface, le fonde de l'océan demeurait tranquille. Les pensées vont et viennent, nous écument, mais le fond de l'être reste immobile.

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 18
  • Porté par le souffle

    J'inspire, j'expire… puis : je suis inspiré, je suis expiré. Je me laisse porter par le souffle, comme on se laisse porter par les vagues…

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 17
  • Pauvre moi !

    Une vague, comparée au moi, peut, comme chaque « moi », se penser séparée de tout le reste, à part (plutôt que partie) de tout ce qui est. N'est-ce pas une position très risquée et solitaire ? Pauvre moi ! À cause de cela, je suis facilement effrayé, donc contracté, toujours sur la défensive et par compensation soit agressif soit craintif dans mes relations avec l'autre ou l'extérieur.

    Couverture de Les dix images du buffle
    page(s) 25
  • En même temps vague et non-vague

    Visualisez l'océan et ses vagues innombrables. D'un côté, chaque vague semble commencer par une naissance et se terminer par une mort. Il y a de grosses vagues et de petites vagues. Si nous regardons leur nature, nous voyons que les vagues sont impermanentes et dépourvues d'un soi. Mais en regardant encore plus profondément, nous voyons que les vagues sont aussi l'eau. Dès lors que la vague réalise qu'elle est aussi l'eau, toute peur de la mort, de l'impermanence et du non-soi disparaît. L'eau est, en même temps, la vague et la non-vague, alors que les vagues ne sont faites que d'eau. Les notions de gros ou petit, de début ou de fin peuvent être appliquées aux vagues, mais l'eau est libre de toutes ces distinctions. Le nirvāna peut être trouvé au cœur même de la vie qui est caractérisée par la naissance et la mort.

    Couverture de Changer l’avenir
    page(s) 123
  • La vague et l’océan

    Chaque vague, si elle se conçoit elle-même en tant que vague, commence avec une naissance et finit avec une mort, lorsqu'au bout de sa course elle se brise sur le sable ou sur le rocher. Elle est née un certain jour à une certaine heure et meurt quelques minutes plus tard. Et elle est distincte de toutes les autres vagues qui la précèdent et la suivent. Si elle a conscience d'elle en tant que vague, si elle voit les autres vagues autour d'elle, elle ressent la double limite spatiale et temporelle de son existence et sait qu'elle va mourir en s'approchant de la plage. Et tout la menace : le bateau qui la fend, le ressac de la vague précédente.

    Mais si nous voulions bien considérer la vague comme une expression de l'eau, de l'océan infini et éternel, la mort de la vague n'est pas une mort et l'océan n'est ni augmenté ni diminué parce qu'une vague naît ou qu'une vague meurt. Une vague conçue seulement en tant que vague n'est rien, tellement petite, tellement éphémère.

    Mais si, tout à coup, la vague découvre, réalise qu'elle est l'océan (l'unique océan qui entoure tous les continents), la moindre petite vague de Saint-Raphaël ou de Trouville a le droit de dire : « J'arrose la côte du Kérala en Inde, j'entoure la statue de la Liberté à New York, je remplis le port de Papeete à Tahiti. » Et cette petite vague du mardi 11 août à 9 h 5 sait aussi qu'elle a porté le navire de Christophe Colomb, l'Armada et les galères de Louis XIV. Toutes les vagues sont différentes mais l'eau est partout et toujours la même. Et une vague qui sait ce qu'est l'eau sait ce qu'est l'océan et sait ce que sont les autres vagues.

    Le disciple, c'est la vague qui ne s'éprouve encore que comme une vague. Le sage, le libéré, le jivanmukta, c'est la vague qui sait de tout son être qu'elle est l'océan.

    Couverture de Les chemins de la sagesse
    page(s) 29-30
  • Que des parties du soi

    Tout comme les fleurs et les feuilles ne sont que des parties d'une plante, tout comme les vagues ne sont que des parties de l'océan, les perceptions, les sentiments et les pensées ne sont que parties du soi.

    Couverture de La vision profonde
    page(s) 20
  • Le fond océanique de sagesse

    De même que les plus furieuses tempêtes ne perturbent pas les fonds océaniques, les catastrophes historiques et sociales ne menacent pas l'acquis profond de l'homme, ni son savoir et sa sagesse.

    Couverture de N’oublie pas les chevaux écumants du passé
    page(s) 11
  • Retour à l’océan

    Je me voyais comme une goutte d'eau un instant détachée de la vague par la force des éléments et qui ne veut pas retourner à l'océan. Comme si j'avais décidé de lutter de toutes mes forces contre ce mélange de mon être individuel à l'être universel, contre ce retour à l'unité de base. Comme si je jouissais à ce point de ma sensation d'individualité que j'étais maintenant prêt à payer de tout le désespoir du monde la capacité de demeurer un individu.

    Mais, dites-moi, quel peut bien être le destin de la goutte d'eau sinon celui de retourner à l'océan qui est sa source ? De la même façon, quel peut bien être notre incontournable destin ? Ne consiste-t-il pas à retourner à l'amour, notre source et notre essence ?

    Couverture de La guérison du cœur
    page(s) 240-241
  • Rejoindre l'océan

    La voie, les pratiques, les efforts « héroïques », les progrès ne sont […] que des aspects du rêve dont il s'agit de s'éveiller [… :] l'illusion d'un ego cherchant à rejoindre ce qu'il est déjà.

    Mais ce dérisoire s'appliquerait aussi à l'asthanga marga (le célèbre « octuple chemin ») proposé par le Bouddha. Cet ensemble de pratiques persévérantes devient dans cette optique aussi étrange qu'un manuel enseignant à la vague comment rejoindre l'océan alors qu'elle est l'océan, qu'elle demeure en lui et qu'il demeure en elle dans la perfection de la non-séparation.

    En vérité, pour qu'un ego (même « illusoire » ou « irréel ») puisse tourner toute son attention, toute son énergie psychique vers sa source, vers le Soi (adhyatma), il faut que cette énergie soit puissante et unifiée, libre des pensées, émotions, désirs et peurs habituels (vasana et sankalpa).

    Couverture de La paix toujours présente
    page(s) 15
  • Vagues

    Toutes les pensées sont des événements – elles apparaissent et disparaissent dans la vastitude du champ de la conscience même, sans effort de notre part, sans intention de notre part, tout comme les vagues de l'océan s'élèvent un instant, puis retombent dans l'océan même, perdant ainsi leur identité, leur relative individualité momentanée, pour retourner à leur nature indifférenciée.

    C'est la conscience qui se charge du travail. Nous n'avons rien à faire, hormis cesser de nourrir la pensée, interrompant ainsi sa prolifération en une autre pensée, une autre vague, une autre bulle.

    Couverture de Méditer
    page(s) 70
  • Les vagues et l'océan de l'esprit

    En essayant ainsi de rester dans l'instant présent, libre de concepts, en agrandissant peu à peu l'intervalle qui sépare la disparition d'une pensée de l'apparition de la suivante, il est possible de demeurer dans un état de simplicité limpide qui, pour être libre de fabrications mentales, n'en est pas moins lucide, et qui, pour persister sans effort, n'en est pas moins vigilant.

    Nous entraînant à l'observation de la source des pensées, nous réalisons que chacune d'elles surgit de cette pure conscience pour s'y dissoudre à nouveau, comme les vagues émergent de l'océan puis s'y dissolvent. Il n'est pas nécessaire d'aplatir ces vagues par la force, comme en voulant les couvrir d'un plateau de verre : elles se résorbent d'elles-mêmes. Il est en revanche salutaire de calmer le vent des conflits intérieurs qui forment ces vagues et les propagent.

    Couverture de Plaidoyer pour le bonheur
    page(s) 236