Bien-être & incertitude

Cent huit enseignements
La Table Ronde, 2002 , traduit en 2004
13 cm x 24 cm, 220 pages
Couverture de Bien-être & incertitude

Quatrième de couverture

Dans ce livre, Pema Chödrön, moniale pratiquant le bouddhisme tibétain, propose à ses lecteurs cent huit courts textes. Chaque chapitre aborde un sujet susceptible de les aider à cultiver la compassion et la conscience éveillée au milieu du brouhaha de la vie quotidienne. Beaucoup plus qu'une collection de pensées du jour, Bien-être et incertitude offre un programme d'études progressif de la spiritualité. Prenant pour modèle la tradition bouddhique de la retraite de cent huit jours, l'ouvrage guide le lecteur dans son examen de divers concepts, thèmes et pratiques, essentiels sur la voie bouddhiste.

Ce livre est une bonne introduction aux enseignements de Pema Chödrön, car il n'exige pas du lecteur qu'il connaisse la pensée et les pratiques bouddhistes. Il met en relief les passages les plus importants et les plus émouvants des ouvrages précédents de l'auteur et examine divers sujets, dont la bienveillance, la méditation, l'attention, le « maintenant », le lâcher-prise et le travail sur la peur et les autres émotions pénibles.

On y trouvera des méthodes pratiques pour accroître sa conscience en éveil et changer ses habitudes qui font obstacle à la compassion. Un peu comme le chapelet traditionnel bouddhique, appelé mala, il renferme cent huit joyaux qui seront à la fois une source d'inspiration et un jeu de conseils.

Extraits de l'ouvrage

• Tendresse envers la vie

La bodhicitta, ou tendresse envers la vie, s'éveille lorsqu'on ne se protège plus de la vulnérabilité de son état, de la fragilité basique de l'existence. Elle éveille parce qu'on a créé un lien avec la souffrance d'autrui. On s'entraîne aux pratiques de la bodhicitta pour arriver à s'ouvrir au point de laisser entrer en soi la douleur des autres, de la laisser toucher son cœur, et de la transformer en compassion.

page(s) 22
• Apprentie-guerrière

Lorsqu'on doute de sa capacité d'être une apprentie-guerrière, on peut réfléchir à cette question : « Je préfère grandir et entrer en rapport avec la vie directement, ou je choisis de vivre et de mourir dans la peur ? »

page(s) 24
• Entrer en rapport avec le malaise

Dans l'apprentissage du guerrier, la question centrale n'est pas de savoir comment éviter l'incertitude et la peur, il s'agit de voir comment entrer en rapport avec le malaise.

page(s) 25
• La mère et l’oiselet

Pour évoquer la maitrī, il y a […] l'image de la mère-oiseau qui protège ses petits et s'en occupe jusqu'à ce qu'ils soient assez forts pour s'envoler. On me demande parfois : « Qui suis-je dans ce scénario, la mère ou l'oiselet ? » La réponse, c'est l'un et l'autre : la mère aimante et ces affreux petits oiseaux.

page(s) 27
• Entrer en amitié avec qui l’on est déjà

Quand on commence à méditer ou à s'adonner à une discipline spirituelle, quelle qu'elle soit, on croit souvent pouvoir s'améliorer d'une manière ou d'une autre, ce qui est une subtile agression contre la personne qu'on est vraiment. […]

Mais la bienveillance, la bonté – maitrī – envers soi-même ne veut pas dire se débarrasser de quoi que ce soit. Maitrī signifie qu'on peut encore être folle, qu'on peut encore être colérique. On peut toujours être timide, jalouse ou avoir l'impression de ne pas valoir grand-chose. La pratique de la méditation ne consiste pas à se jeter aux ordures pour devenir quelqu'un de meilleur. Il s'agit d'entrer en amitié avec la personne que l’on est déjà.

page(s) 29
• L’histoire que l’on se raconte

Lorsqu'on entremêle opinions, préjugés, stratégies et émotions pour en faire une réalité figée, on cherche à faire tout un plat de sa propre personne, de sa douleur, de ses difficultés. Sauf que les choses ne sont ni fixes, ni prévisibles, ni aussi homogènes qu'elles en ont l'air. […]

[O]n a tendance a rattacher ses pensées une à une pour se raconter une histoire qui donne l'impression que son identité, son bonheur, sa douleur ou ses problèmes sont autant d'entités figées et distinctes.

page(s) 35
• Pensées-bulles

On regarde les pensées comme autant de bulles et l'action de les étiqueter comme le moment de les toucher à l'aide d'une plume.

page(s) 37