Bonheur de la méditation

Fayard, 2007 , traduit en 2007
15 cm x 23 cm, 310 pages
Couverture de Bonheur de la méditation

Quatrième de couverture

Dans cet ouvrage, unique en son genre, Mingyour Rinpotché révèle les bienfaits réels de la méditation en établissant un pont entre les enseignements millénaires du bouddhisme et les découvertes les plus récentes de la science moderne, et plus particulièrement les neurosciences. Il n'est plus question d'opposer science et bouddhisme puisque l'une prouve les effets positifs de l'autre sur le cerveau.

Ainsi, si vous souhaitez découvrir la réalité de l'esprit et du monde par des moyens qui vous sont personnels, vous libérer des schémas de pensée qui voilent votre véritable nature et vous maintiennent dans l'illusion et la souffrance, Y. M. Rinpotché saura vous guider de façon utile et, surtout, rendre les méthodes de méditation accessibles. Grâce à de nombreux exemples, il vous dévoilera en effet que de simples exercices quotidiens de méditation (au bureau, dans le métro ou dans la rue) et de courte durée (un quart d'heure par jour), consistant à laisser aller et venir vos pensées sans y attacher d'importance mais sans les rejeter non plus, peuvent changer votre vision du monde et répondre à vos préoccupations essentielles.

Un livre à lire, partout, et à méditer…

Extraits de l'ouvrage

• Le bouddhisme n'est pas une religion

Lorsqu'on suit un entraînement bouddhiste, on ne considère pas le bouddhisme comme une religion. On le conçoit comme une sorte de science, une méthode pour explorer ce que l'on vit en s'aidant d'un certain nombre de techniques. Celles-ci vous permettent d'analyser vos pensées et vos actes sans porter de jugement, dans le seul but de découvrir comment fonctionne l'esprit, et ce qu'il faut faire pour trouver le bonheur et ne pas souffrir.

page(s) 31
• Derrière la confusion, l'esprit vaste

Du seul fait de rester assis à observer à quelle vitesse et, sous bien des aspects, avec quel illogisme mes pensées et mes émotions allaient et venaient, je commençai à voir directement qu'elles n'étaient pas aussi solides et réelles qu'elles en avaient l'air.


Puis, une fois que j'eus commencé à lâcher prise sur la croyance à l'histoire qu'elles avaient l'air de me raconter, je perçus peu à peu l'« auteur » qui se cachait derrière : la conscience infiniment vaste, infiniment ouverte, qui est la nature même de l'esprit.

page(s) 43
• Vertu de l'engagement au service des autres

[L]orsqu'on s'engage au service des autres, on reçoit en retour mille fois plus sous forme d'occasion d'étudier et de progresser.

page(s) 46
• Changer est possible

[L]'une des principales difficultés que l'on rencontre en essayant d'examiner son esprit est la conviction profonde, et souvent inconsciente, que l'on est comme on est, et que l'on n'y peut rien changer. […]

[P]resque toute la communauté scientifique s'accorde à penser que le cerveau est structuré de telle sorte qu'il est possible d'effectuer de véritables changements dans notre expérience de tous les jours.

page(s) 54-55
• Le cerveau n'est pas l'esprit

[L]'esprit lui-même n'est pas quelque chose de visible, de tangible ni même d'analysable à l'aide de mots. De même que l'œil n'est pas la vue ni l'oreille l'ouïe, le cerveau n'est pas l'esprit.

page(s) 66
• L'ego est une illusion

[C]e que nous prenons pour notre identité – « mon esprit », « mon corps » – est en fait une illusion créée par le flux incessant de pensées, d'émotions, de sensations et de perceptions.

page(s) 66
• L'esprit est un film

[J]'ai entendu des psychologues comparer notre perception de l'esprit et du moi au fait de regarder un film. Lorsqu'on regarde un film, on a l'impression d'être en présence d'un flux continu de sons et mouvements, alors que des images bien distinctes les unes des autres sortent du projecteur. Si nous pouvions voir le film image par image, notre impression serait totalement différente. […]

Si je pouvais observer chaque pensée, chaque sentiment, chaque sensation qui défile dans mon esprit, l'illusion d'un moi limité s'évanouirait et serait remplacée par une sensation de conscience beaucoup plus calme, spacieuse et sereine.

page(s) 67