Cheminer avec la méditation

Le Relié, 2011
14 cm x 22 cm, 110 pages


Couverture de Cheminer avec la méditation

Quatrième de couverture

Nadège Amar nous raconte, dans ce livre émouvant, son parcours. Elle y détaille ses multiples rencontres, son expérience de la méditation, qui ne se limite pas à une posture, et explique l'amour inconditionnel tel qu'elle le vit, avec simplicité et justesse de ton. Un cheminement d'une grande richesse qu'elle partage aujourd'hui avec nous dans ce récit d'une rare authenticité.

« C’est notre expérience qui va nous révéler si nous avons pris de bons risques, mais pour cela il faut faire le chemin. C'est à travers la maturité de notre démarche que ce risque est fondé. » Yvan Amar

L’auteur

Épouse d'Yvan Amar, qu'elle a suivi dans son parcours spirituel et assisté dans sa longue maladie jusqu'à sa mort en 1999, Nadège Amar est disciple du sage hindou Chandra Swâmi, qui s'est retiré dans le silence depuis plus de vingt ans.

Extraits de l'ouvrage

• Nécessité d’une discipline et d'un maître

Il nous faut comprendre que cette pratique demande de la discipline. Elle demande des efforts, il faut s'astreindre à la faire régulièrement. Tous les jours, car pour en ressentir les bienfaits il faut la rendre quotidienne, et il vaut mieux commencer par quelques minutes plutôt que rien. Ce n'est pas un automatisme, cela demande de la volonté, de la persévérance.

Nous pouvons aussi avoir besoin de nous ressourcer régulièrement, faire des retraites, dans un monastère ou un ashram auprès d'un être qui nous accompagne par sa présence, parce que lui-même a pu réaliser à travers son parcours Cela qui donne du poids à sa présence : c'est ce que veut dire en Inde le mot gourou, un homme de poids.

page(s) 42
• Vivre proprement

Vivre proprement, c'est comme agir de façon droite, cela peut paraître moralisateur et pourtant il s'agit juste de tendre vers la cohérence, qui donne sens à une vie, dans laquelle on se disperse de moins en moins en découvrant la valeur de la paix dans son existence.

La morale du chercheur spirituel n'a rien à voir avec la morale liée à la peur de celui qui veut être comme il faut en société. Le chercheur, au fur et à mesure qu'il gagne en maturité, aspire à une vie nette, claire, où les qualités de cœur dirigent son quotidien, il n'est plus dirigé par son seul intérêt personnel.

page(s) 44
• Impossible d’éviter les situations

Mener une vie propre, cela ne veut pas dire que l'on va pouvoir éviter les problèmes, les situations auxquelles nous allons devoir faire face dans notre existence ou dans lesquelles nous nous mettons insidieusement. Avec ce travail sur le temps, nous allons pouvoir les vivre et les traverser autrement. Nous allons nous relever de nos erreurs, de nos maladresses, faire face à des imprévus, des injustices avec le vouloir du grandir et sans nous positionner en victime. Je ne pourrai pas éviter les situations dont j'ai besoin pour ce grandir, afin que ma conscience mûrisse, et que je ne reste pas au stade de recevoir des informations qui ne produiront aucune transformation[.]

page(s) 46
• Prendre conscience pour grandir

Toutes les souffrances que nous traversons, nous nous devons d'en faire quelque chose, à quoi servent-elles sinon ? Seulement à nous faire mal, à nous permettre de nous plaindre et d'être des victimes ? Je ne crois pas. Il me semble qu'elles sont aussi là pour nous permettre de découvrir nos faiblesses, afin de faire de mieux en mieux connaissance avec nous-même, afin d'essayer de prendre conscience pour grandir.

page(s) 47-48
• Nourrir l’aspiration

Quand nous avons l'aspiration, il faut la nourrir de façon à ce qu'elle devienne une nécessité, afin que si un jour nous ne pouvons pas pratiquer nous commencions à ressentir qu'il nous manque une chose importante.

page(s) 50
• Un cycle de transformation

La méditation peut être vue comme un nutriment, selon le principe d'un cycle, comme dans celui des saisons, de la terre et du travail des agriculteurs conscients. C'est le principe du cycle que de transformer positivement, semer et récolter pour pouvoir ressemer à la saison suivante. À travers la pratique de la méditation, j'ai découvert ce processus : transformer nos déchets personnels, comme la nature produit de l'engrais avec ses déchets et en nourrit la terre. En nous rencontrant, nous lâchons peu à peu des pans de nos constructions mentales, avec l'aide des situations confortables et inconfortables, heureuses et douloureuses que la vie présente dans nos existences. Elles sont là pour nous permettre de fabriquer l'engrais qui va nous être nécessaire pour nous transformer peu à peu, si nous en avons la capacité, la volonté et l'aspiration.

page(s) 55
• Indispensable maître

Comme le dit Chandra Swāmi, aujourd'hui beaucoup de chercheurs pensent que lire des livres de spiritualité suffit pour nourrir et faire le chemin. Or c'est faux. Cette quête intérieure en compagnie de mon maître, je la vis comme une bénédiction et chaque jour je ne peux m'empêcher de le remercier. Ce sentiment de gratitude qui se développe au fur et à mesure m'ouvre le cœur, m'aide à ressentir la vie privilégiée dans laquelle j'évolue et me permet de prendre conscience que tout est éphémère, fugace.

page(s) 56