Comment peut-on être zen ?

Le Relié, 2009
14 cm x 23 cm, 170 pages
Le Relié, Poche, 2011


Couverture de Comment peut-on être zen ?
Couverture poche de Comment peut-on être zen ?

Quatrième de couverture

En cinquante chapitres, courts et denses, Jacques Castermane réfléchit ici sur un zen pour l’Occident, débarrassé des rites asiatiques, une voie d’action et de méditation laïque, au quotidien. Il trace un chemin d’expérience et d’exercice qui nous conduit à une nouvelle culture du silence et à la simplicité nécessaire dans un monde de plus en plus compliqué et bruyant. Il nous mène à la connaissance du fonctionnement de notre esprit et répond au désir de se changer soi-même

Tous ces chapitres, plein de bon sens et de lucidité, nous amènent à mieux comprendre le sens de notre vie. « Notre état de santé fondamental réside dans le calme intérieur », nous dit l'auteur. Son livre apaise l’âme tout en lui redonnant une nouvelle confiance dans l’existence.

Extraits de l'ouvrage

• Non bouddhiste !

Siddhartha Gautama, le Bouddha, n'était pas bouddhiste !

• L'être essentiel

Lorsqu'il découvre son être essentiel, l'homme fait l'expérience qu'au plus profond de lui-même règne le calme, la sérénité, la confiance. Découverte d'autant plus bénéfique pour l'homme contemporain tendu, inquiet, angoissé.

page(s) 16
• L'angoisse de néantisation du moi

L'angoisse semble avoir pour cause la crainte de l'anéantissement du moi. Il est vrai que ma seule certitude est qu'un jour je vais mourir. Les états qui accompagnent l'angoisse semblent être en rapport avec la néantisation du moi, laquelle est quotidienne. En effet, il suffit que l'autre ne soit pas d'accord avec moi, que n'arrive pas ce que moi je veux, que se présente ce que moi je ne veux pas, pour avoir l'impression que mon moi est néantisé.

page(s) 18
• L'inconscience, cause de la souffrance

La cause de la souffrance est perçue comme étant l'inconscience, c'est-à-dire l'ignorance de cet autre niveau d'être que le zen présente comme étant notre vraie nature.

page(s) 19
• La paix est déjà là

Je ne souffre pas d'un manque. Je souffre d'ignorer ce qui ne manque pas : la paix intérieure.

page(s) 20
• Le corps que j'ai versus le corps que je suis

Les maîtres zen, comme Spinoza et quelques philosophes occidentaux, réfutent la dualité corps-esprit.

Que dit Spinoza ? « Si nous opposons ce qu'on appelle le corps à ce qu'on appelle l'esprit, c'est parce que nous n'avons pas une connaissance suffisante du corps ! »

Est-ce encore vrai à notre époque alors que le « savoir » sur le corps s'étend jusqu'à la génétique ? Spinoza n'envisage pas les savoirs mais la connaissance, par la personne elle-même, du fonctionnement de son propre corps.

Grâce à son expérience des exercices qu'il a pratiqués au Japon,Graf Dürckheim est passé de la notion du corps que l'homme « a » à l'expérience du corps que l'homme « est ».

page(s) 21
• Coïncider avec l'acte de respirer

L'attention ne peut pas être construite à coups d'exercices. Par contre, l'attention, fondation de notre esprit humain, peut être découverte de ce qui ordinairement la couvre.

Lorsque, grâce à l'exercice de l'attention, je coïncide avec l'acte de respirer, il m'arrive de faire l'expérience d'un silence qui respire. Moment au cours duquel les pensées, les rêveries, la conceptualisation, le besoin de savoir, le besoin de comprendre sont mis entre parenthèse.

page(s) 89