Esprit d’amour, esprit de paix

Jean-Claude Lattès, 2003 , traduit en 2006
13 cm x 21 cm, 300 pages
Couverture de Esprit d’amour, esprit de paix

Quatrième de couverture

Nous ne sommes pas sans ressource face à la violence. La paix véritable est toujours possible.

Avec son inimitable mélange de bienveillance, de candeur et de courage, Thich Nhat Hanh nous offre un vrai message d'espoir et nous exhorte à ne pas baisser les bras : nous pouvons faire vivre la paix, ici et maintenant. Nous détenons en effet un pouvoir précieux, celui de générer la compréhension et la compassion à tous les niveaux de notre vie : individuel, familial, professionnel…

Ce livre, guide de transformation spirituelle, mêle paraboles et techniques de méditation, auxquelles s'ajoutent les souvenirs de cet inépuisable « combattant de la paix », notamment au Vietnam. Il nous aide à mieux vivre en cultivant la non-violence.

Extraits de l'ouvrage

• La nature de la paix

[I]l faut d'abord garder son calme, pour avoir une perception claire de la situation, de ce qui est, et de ce qui n'est pas ; puis il faut s'éveiller et agir avec courage. La paix n'est pas seulement l'absence de violence. Il s'agit plutôt de cultiver la compréhension, la vision profonde des choses et la compassion, alliée à l'action juste. La paix est la pratique de la vision profonde, de l'attention constante portée à nos pensées, à nos actions et à leurs conséquences. La pleine conscience est à la fois simple et profonde. Lorsque nous la cultivons au quotidien, ainsi que la compassion, nous faisons reculer la violence, jour après jour. Nous exerçons une influence positive sur notre famille, nos amis et toute la société.

page(s) 12
• Fleurs dénuées de parfum

Les bonnes paroles et les belles pensées que l'on ne met pas en pratique sous forme d'actions et d'entraide sont autant de jolies fleurs dénuées de tout parfum.

page(s) 19
• Victimes de notre souffrance

Depuis trop longtemps, nous avons laissé la violence s'accumuler en nous parce que nous n'avions aucune stratégie pour nous en débarrasser. Lorsque nous ne parvenons pas à maîtriser notre souffrance, nous projetons notre frustration et notre douleur sur ceux qui nous entourent. Nous sommes victimes de notre souffrance et, comme nous ne savons pas comment la faire cesser, nous faisons souffrir les autres. Nous devons tous, sans exception, devenir responsables de notre propre souffrance et travailler à la transformer, pour notre propre bien et pour celui de notre entourage.

page(s) 25-26
• Lorsque nous réprimons notre douleur

Malheureusement, certaines familles adoptent le même genre de fonctionnement [celui de la violence psychologique qu'exercent certains régimes politiques autoritaires]. Par exemple, dans certaines cultures, les pères et toute la société apprennent aux garçons qu'« un homme ne pleure pas ». Dès leur plus jeune âge, les garçons se trouvent contraints de réprimer leurs sentiments, ce qui est une autre forme de violence, plus subtile. La souffrance est le lot de tous les êtres humains. Nous avons tous le droit de ressentir ce que nous ressentons et, au besoin, d'exprimer notre souffrance. Personne ne devrait se voir refuser le droit de pleurer. En refoulant nos sentiments, nous nous exposons à des maladies parfois très graves.

Lorsque nous réprimons notre douleur, lorsque nous nions sa réalité, c'est une forme de violence que nous nous infligeons. Sur ce plan, la non-violence consiste à rester présent à soi-même, et à reconnaître la réalité de sa souffrance ou de son désespoir. Il ne s'agit pas de lutter contre nos sentiments ou de les refouler. Il faut les reconnaître, les accueillir et les transformer.

page(s) 28
• Accumulation de la violence

De nombreuses familles ont été brisées par des paroles de violence qui avaient pour origine l'accumulation d'une violence héritée des parents, des amis et de l'ensemble de la société.

Les enfants captent la violence émotionnelle à la fois dans leur corps et dans leur esprit. S'ils n'apprennent pas à la transformer, ils peuvent l'exprimer de façon nocive, et la répercuter sur autrui. Ou s'ils la refoulent, c'est comme une bombe à retardement qui s'accumule en eux. Ils finissent tôt ou tard par la retourner contre eux-mêmes, sous forme de comportements autodestructeurs.

page(s) 29
• La paix pour nous, pour nos ancêtres, pour nos descendants

Nous sommes le prolongement de nos ancêtres. Nous portons en nous toutes leurs qualités, toutes leurs belles actions, mais aussi tous leurs défauts. En gardant cela à l'esprit, nous pouvons essayer de perpétuer ce qui était bon et beau en eux, tout en nous exerçant, dans notre pratique, à transformer la violence et la souffrance que nous ont léguées tant et tant de générations. Quand nous pratiquons la paix, c'est non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour tous nos ancêtres et tous nos descendants.

page(s) 30
• Santé des relations

Pour maintenir notre corps en bonne santé, notre cœur doit assurer une circulation sanguine stable et constante. Pour entretenir la santé de nos relations, nous devons maintenir un flux constant de communication consciente. Nombre d'entre nous ont pourtant des difficultés à communiquer efficacement, à cause du trop-plein de colère ou de frustrations qu'ils ont accumulé.

page(s) 34-35