Frappe le ciel, écoute le bruit

Ce que vingt-cinq ans de méditation m’ont appris
Les Arènes, 2014
13 cm x 21 cm, 240 pages
Couverture de Frappe le ciel, écoute le bruit

Quatrième de couverture

« Méditer, ce n'est pas chercher à atteindre quelque chose, mais abandonner le désir de tout contrôler. Pour ouvrir notre esprit. Voilà ce que vingt-cinq années de méditation m'ont appris : laisser vivre en soi le questionnement infini. Comme dans ce koan de la tradition zen qui se laisse éternellement interroger, Frappe le ciel, écoute le bruit.

Nous pouvons tous méditer. L'important est tout près, à portée de main. Il suffit de se poser et d'ouvrir les yeux pour le trouver. »

Pour la première fois, Fabrice Midal témoigne de son parcours intérieur. Avec sincérité et humour, il raconte son apprentissage, ses difficultés et ses découvertes. Un livre intime et iconoclaste, pour vous accompagner au quotidien sur les chemins de la méditation, que vous soyez néophyte ou averti.

Extraits de l'ouvrage

• Partant de l'ici le plus concret

Un koan est parfois donné à un méditant pour l'aider à ne rien saisir, à abandonner le souci de tout contrôler et de tout maîtriser. Pour ouvrir le ciel de son esprit. La seule réponse est celle qui, partant de l'ici le plus concret, donne à entendre de façon immédiate ce qu'est le fait d'être humain. À force de savoir beaucoup de choses, on oublie parfois l'essentiel.

page(s) 10
• Un homme tout à fait ordinaire

À présent que j'enseigne la méditation, je constate que, parfois, les gens ont également peur que je sois une sorte de « gourou » et qu'ils me tiennent pour cette raison des propos étranges. C'est absurde et irrationnel, car je suis un homme tout à fait ordinaire, avec ses difficultés, ses angoisses et ses passions. Je tente simplement d'apprendre à y faire face. Je ne prétends ni n'aspire à être un modèle et encore moins à avoir un pouvoir sur les autres.

page(s) 14
• Changer, progresser

L'idée que l'on puisse travailler avec son propre esprit, l'idée que l'on puisse changer, progresser, apparaît pour notre époque comme une provocation.

page(s) 15
• Juste être tel que tu es

Après toutes ces années où, à l'école, j'étais sans cesse confronté au principe selon lequel il est toujours possible de faire mieux et que chaque travail doit être évalué et critiqué, voilà que l'on me proposait une tâche qui ne demandait aucune compétence. Mon sentiment de n'être jamais à la hauteur était comme court-circuité à la racine. Méditer, je le découvrais, consistait simplement à être comme j'étais en y portant attention. Il ne fallait rien chercher à réussir, mais simplement reconnaître ce qui est. C'était un profond soulagement. […A]vec la méditation, il s'agissait que chacun, quel qu'il soit, ait le droit d'être comme il est.

page(s) 19
• Prendre sa vie au sérieux

Parfois encore, aujourd'hui, quand je dirige une session de méditation et que je regarde toutes ces personnes assises, le dos droit, présentes et alertes, je suis très ému. Je vois le souci de chacun de prendre sa vie au sérieux, de se tenir en rapport avec la simplicité la plus essentielle.

page(s) 20
• Être qui nous sommes

Il ne s'agit pas de renoncer à faire ce qui importe, à ne plus répondre à nos engagements et responsabilités, mais à être d'abord qui nous sommes à partir de cette confiance que la méditation nous permet de découvrir.

page(s) 20-21
• Être questionnant

Comme il est merveilleux de poser des questions ! En vieillissant, on finit par se faire prendre par tout ce qu'on sait, par tout ce qu'on croit savoir et qu'on entend dire. La méditation a beaucoup à voir avec ce retour à l'expérience de ne pas savoir, d'être questionnant et appelé ainsi au renouveau.

page(s) 7