Initiation à la méditation profonde en pleine conscience

Marabout, 2009 , traduit en 2012
16 cm x 21 cm, 240 pages
Couverture de Initiation à la méditation profonde en pleine conscience

Quatrième de couverture

Vingt ans après Méditer au quotidien, Henepola Gunaratana accompagne les méditants dans une nouvelle étape, celle de la méditation profonde.

De la même voix chaleureuse et réconfortante et dans la même démarche d'universalité et d'accessibilité, il aide le lecteur à accéder aux puissants états de concentration qui, grâce aux outils qu'il trouvera dans cet ouvrage, le conduiront à une vie intérieure de joie et de paix.

Extraits de l'ouvrage

• La nature de l’esprit

Par sa nature même, l'esprit n'est pas sombre, trouble ou agité. Dans sa nature essentielle, il est clair ; il est brillant, plein d'une intelligence rayonnante, ouverte, non conceptuelle et d'une tranquillité profonde.

page(s) 15
• Clauses et conditions du contrat

Bien sûr, il existe quelques clauses et conditions supplémentaires dans le contrat, quelques façons de faire, malheureusement, qui annulent la garantie. Pour que cette dernière soit valable, vous devez :

  • Avoir confiance et placer cette confiance dans le Bouddha, qui est libéré de la maladie et des afflictions.
  • Avoir une santé suffisamment bonne et être capable de supporter la tension occasionnée par les efforts.
  • Être honnête et sincère, vous montrer à votre enseignant et à vos compagnons sur la voie, tel que vous êtes réellement.
  • Être énergique dans votre abandon des états d'esprit et des comportements malsains et dans votre adoption des états sains.
  • Être déterminé, sans hésitation, mener votre effort avec fermeté et cultiver résolument, avec persévérance, les états d'esprit sains.
  • Être sage, posséder la sagesse noble et pénétrante qui observe l'apparition et la disparition de tous les phénomènes et conduit à la destruction complète de la souffrance.
page(s) 20
• Les facteurs perturbateurs

Nous progressons lentement vers la concentration, avant tout en affaiblissant certains facteurs perturbateurs, puis en les mettant « en suspens ». En réalité, les éléments qu'il faut affaiblir ne sont que de petites choses : la peur, l'anxiété, la colère, l'avidité, la honte, par exemple. Ce sont de simples habitudes mentales, mais elles sont si profondément gravées en nous que nous croyons qu'elles sont naturelles, qu'elles font partie de notre esprit et, d'une certaine façon, qu'elles constituent des réactions au monde justes, correctes et appropriées. Qui plus est, nous pensons qu'elles sont nous ; nous croyons qu'elles sont, d'une manière ou d'une autre, inscrites dans notre nature fondamentale et nous nous identifions à elles.

page(s) 23-24
• L’expérience de l’esprit tel qu’il est

Lorsque nous avons eu l'expérience de l'esprit tel qu’il est réellement, sous toutes les souillures mentales, nous pouvons commencer à faire apparaître par petites touches, dans notre vie quotidienne, ce calme lumineux. Ces moments privilégiés nous aident à éroder les habitudes que nous voulons éliminer et à atteindre une concentration plus profonde, qui permettra à une plus grande félicité de s'infiltrer dans nos vies. Celle-ci, à son tour, entraîne une compréhension plus profonde des habitudes négatives, ce qui les affaiblit plus encore.

page(s) 24
• Un état d’esprit équilibré

Le mot jhāna est un dérivé de jhā (qui provient du sanskrit dyai), qui signifie « brûler » « supprimer » ou « absorber ». Ce qu'il veut dire, en tant qu'expérience, est difficile à exprimer. En général, il est traduit par « état méditatif profondément concentré », ou « concentration d'absorption », voire simplement « absorption ».

Cependant, traduire jhāna par « absorption » risque d'être trompeur. Vous pouvez être absorbé dans n'importe quoi – payer vos impôts, lire un roman, concevoir une vengeance, pour citer quelques exemples simples. Mais il ne s'agit pas de jhāna. Le mot « absorption » peut aussi suggérer que l'esprit devient tel une pierre ou un légume, sans aucune sensation, perception ni conscience. Quand vous êtes totalement absorbé dans l'objet de votre méditation, quand vous vous unissez à lui, ne faites plus qu'un avec lui, vous êtes complètement absent. Mais ce n'est toujours pas le jhāna, du moins pas ce que les bouddhistes considèrent comme un « vrai jhāna ». Car dans le vrai jhāna, vous pouvez être inconscient du monde extérieur, mais êtes entièrement présent à ce qui se passe intérieurement.

Le vrai jhāna est un état d’esprit équilibré dans lequel de nombreux facteurs mentaux sains travaillent ensemble avec harmonie. À l'unisson, ils rendent l'esprit calme, détendu, serein, paisible, apaisé, doux, malléable, vif et équanime. Dans cet état d'esprit, la pleine conscience, l'effort, la concentration et la compréhension sont consolidés. Tous ces facteurs travaillent ensemble, en équipe.

page(s) 25-26
• Dangers d’une pratique incorrecte des jhāna

Il est important de savoir qu'il existe, en réalité, certains « dangers » lors d'une pratique incorrecte des jhāna. Une personne prudente devrait en être pleinement informée. Voici les deux principaux dangers :

  • un pratiquant peut se retrouver « piégé » dans l'extase jhanique ;
  • il peut développer de l'orgueil autour de sa réalisation.
page(s) 32
• Le contentement

Le contentement signifie ne pas avoir d'avidité exagérée envers la nourriture, les vêtements, le logement, les médicaments ou quoi que ce soit d'autre, allant au-delà de vos besoins de base. Celui qui est satisfait a une vie très facile et sa pratique de la méditation devient facile aussi.

page(s) 38