L'acceptation radicale

Pour aimer la vie, les autres et soi-même
Belfond, 2003 , traduit en 2016
14 cm x 22 cm, 450 pages
Couverture de L'acceptation radicale

Quatrième de couverture

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez moi… C'est ma faute, si j'avais fait un autre choix, tout ça ne serait pas arrivé… Combien de fois par jour nous flagellons-nous avec de telles pensées négatives ?

Pour en finir avec cette haine de soi qui nous empoisonne l'existence, Tara Brach, thérapeute et grande pionnière du bouddhisme occidental, nous propose d'entreprendre une « acceptation radicale » de nous-mêmes.

Grâce à une méthode simple et pleine de finesse où se mêlent méditations guidées et anecdotes personnelles, elle nous montre comment rompre avec la spirale de la culpabilité et la déconsidération de soi afin de nous aimer tels que nous sommes : imparfaits certes, mais aussi confiants et bienveillants à l'égard des autres.

Apaisant et lumineux, L’acceptation radicale est un livre culte aux États-Unis, sans cesse réédité depuis sa parution en 2004. Un texte fondateur, pour une estime de soi contagieuse.

Extraits de l'ouvrage

• Un moment de pure liberté

L'acceptation radicale, c'est la volonté de faire telle qu'elle est l'expérience de ce que nous sommes, l'expérience de notre vie. Un moment d'acceptation radicale est un moment de pure liberté.

page(s) 27
• La lutte crée l'illusion

[L]orsque nous luttons pour arriver quelque part, pour être une meilleure personne, pour réussir, ou simplement pour éviter de faire des erreurs, le reste du monde n'est plus à nos yeux qu'un décor secondaire. Comme en un rêve, nous prenons nos fictions pour la réalité – une réalité puissante – et elles consument l'essentiel de notre attention.

page(s) 30
• La transe de la déconsidération

Lorsqu'on se croit déficient et dépourvu de valeur, l'idée qu'on puisse être sincèrement aimé est difficile à admettre. Nous vivons, pour la plupart d'entre nous, sous l'emprise d'un sentiment dépressif latent qui nous interdit d'envisager être un jour, au moins en pensée, proche des autres. Car nous craignons d'être rejeté si jamais ils venaient à réaliser à quel point nous sommes bête ou ennuyeux, égoïste ou mal dans notre peau ; et si nous ne nous trouvons pas assez attirant, alors il est probable, pensons-nous, que nous n'aurons jamais de vie amoureuse. Nous mourons d'envie, pourtant, de vivre une expérience qui nous permette de trouver notre vraie place, de nous sentir à l'aise avec nous-même et autrui, pleinement accepté. Mais la transe de la déconsidération nous rend inaccessible la douceur de ce sentiment d'adéquation.

page(s) 31
• Dévalorisation & idéalisme

Les gens que tourmente le sentiment de n'être pas à la hauteur développent souvent une forme d'idéalisme chargé de les aider à purifier et à transcender leur nature imparfaite. Cette quête de perfection repose sur le postulat que pour trouver sa place, il faut se changer soi-même.

page(s) 36-37
• Apprécier qui nous sommes

Au lieu de nous détendre et d'apprécier qui nous sommes et ce que nous faisons, nous nous comparons à un idéal et tentons de combler l'abîme qui, pensons-nous, nous en sépare.

page(s) 43
• Jouer la sécurité

Nous esquivons l'expérience du moment présent. Nous fuyons les sentiments de peur et de honte, trop brutaux, en nous racontant continuellement des histoires sur ce qui se passe dans notre vie. […] Parce que nous vivons dans un état d'angoisse indéterminée, nous n'avons même pas besoin d'attendre que survienne un problème pour élaborer en cascade des scénarios plus désastreux les uns que les autres. Vivre ainsi dans l'avenir forge l'illusion que nous avons le contrôle de notre vie et nous blinde contre l'échec personnel.

Nous nous occupons. Être continuellement affairé représente un moyen socialement approuvé de rester à distance de notre douleur. […]

Nous devenons nos critiques les plus virulents. Sans cesse notre voix off nous rappelle que nous échouons régulièrement, que les autres gèrent leur existence avec beaucoup plus d'efficacité et de succès que nous. Nous prenons là souvent le relais de nos parents, en insistant continuellement sur nos défauts.

Nous nous focalisons sur les défaillances des autres. […]

Plus nous nous racontons anxieusement des histoires sur notre échec à venir ou sur ce qui ne tourne pas rond chez nous ou chez les autres, plus nous enracinons les réflexes routiniers – les circuits cérébraux – qui génèrent le sentiment d'insuffisance. À chaque fois que nous dissimulons une défaite, nous renforçons notre peur d'être insuffisant. Quand nous luttons pour impressionner ou surpasser les autres, nous renforçons la croyance implicite qui veut que nous ne soyons pas assez bien tel que nous sommes.

page(s) 44-46
• L'illusion du moi

Ce que nous éprouvons comme notre « moi » est un agrégat de pensées familières, d'émotions et de modes de comportement. L'esprit les rassemble, fabriquant ainsi l'histoire d'une entité individuelle qui se perpétuerait au fil du temps.

page(s) 48