L'amour qui guérit

Belfond, 1995 , traduit en 2015
14 cm x 22 cm, 250 pages
Pocket, 2016


Couverture de L'amour qui guérit
Couverture poche de L'amour qui guérit

Quatrième de couverture

Qui n'a jamais connu ce sentiment de solitude et de séparation, cet état qui nous pousse à nous renfermer davantage sur nous-mêmes et à nous couper des autres ? Découvrez comment échapper à cette souffrance et retrouver le bonheur de se sentir en connexion avec vous-même et ceux qui vous entourent.

S’appuyant sur plus de trente ans d’expérience, Sharon Salzberg, fondatrice des premières écoles de méditation occidentales et spécialiste de la mettā, concept bouddhiste de l’amour bienveillant, nous invite à renouer avec nous-mêmes, à développer un sentiment authentique de lien avec les autres, à retrouver amour, compassion, joie et équanimité, quatre qualités trop souvent oubliées dans la frénésie de notre époque.

Grâce à un parcours de dix-neuf exercices, clairs et accessibles, apprenez à reconnaître et à apprivoiser vos parts d'ombre, osez repousser vos propres limites et laissez la révolution de l’amour bienveillant guérir vos angoisses et transformer votre existence.

Extraits de l'ouvrage

• Distinguer parmi nos habitudes

L'intégrité qui devient la nôtre sur un chemin spirituel naît de la capacité à distinguer les habitudes et les influences qui nous font du bien mentalement – celles qui conduisent à l'amour et à la conscience – de celles qui nous nuisent et renforcent le sentiment illusoire d'être coupé des autres.

page(s) 24
• Séparé des autres

On décide que la douleur des autres n'a aucun lien avec soi. On rejette la souffrance du monde de peur qu'elle ne gâche ou n'annihile notre propre bonheur. Bloqué dans cette attitude défensive, on s'enferme dans un isolement intérieur si profond que l'expérience de la joie authentique devient impossible. Quel étrange conditionnement : se sentir si seul dans la douleur et si vulnérable et éloigné des autres dans le bonheur !

page(s) 32
• En amont de la peur et de l'isolement

La transformation naît en regardant profondément en soi, pour trouver un état préexistant à la peur et au sentiment d'isolement, un état de plénitude inaliénable.

En contact avec soi-même et la vérité de sa propre expérience, on découvre qu'être vivant signifie être complet.

page(s) 35
• En plongeant dans le miroir de la présence de l'autre

[C'est] la qualité de présence simple et totale du Karmapa qui permit à mon ami de vivre l'expérience d'être pleinement aimé. […] Être entièrement présent à l'autre est un authentique geste d'amour, nul besoin de grandes effusions.

Le simple fait de se retrouver devant une personne qui, comme le Karmapa, manifeste cette présence sincère résonne comme un appel à s'éveiller à sa véritable nature. Cette personne est complète en elle-même, elle n'attend rien de nous, n'offre aucune prise à nos projections. Comment pourrait-il y avoir des projections ou de la manipulation dans une telle relation ? En plongeant dans le miroir de ses yeux, nous nous reconnaissons, et découvrons tout ce que nous pouvons être.

page(s) 36-37
• Être attentif, c'est aimer

La plénitude et l'unité constituent notre nature la plus fondamentale d'êtres humains. […]

L'abandon de nos fixations, le fait d'être simplement heureux équivaut à une brusque libération. […]

Parce qu'elle ne dépend de personne ni d'une quelconque situation extérieure, cette libération s'accompagne de la joie de se sentir en sécurité, inviolable. L'esprit devient rayonnant, lumineux dans l'unification, ouvert, sans rien à ajouter ou à ôter, sans fragmentation et à l'abri de la division.

Cette vaste plénitude d'être que l'on ressent comme du bonheur porte aussi le nom d'amour. Être totalement présent, sans division ni fragmentation, c'est aimer. Être attentif, c'est aimer.

page(s) 37-38
• Je ne suis rien et je suis tout

Comme l'a déclaré le grand maître indien Nisargadatta Maharaj : « La sagesse me dit que je ne suis rien, l'amour que je suis tout. Entre les deux, ma vie s'écoule. »

« Je ne suis rien » ne signifie pas qu'il y a une terre désolée au fond de moi. Si nous ne sommes rien, la conscience nous conduit à un espace limpide et dégagé, dépourvu de centre et de périphérie, sans cloisonnements. Un espace où aucune barrière ne peut entraver l'expression sans limite de l'amour.

Or, en n'étant rien de cette façon, nous sommes aussi, inévitablement, tout. Comprendre que l'on est « tout » ne veut pas dire s'autoglorifier, mais reconnaître sans le moindre doute que l'on n'est pas séparé du reste du monde.

Ensemble, l'espace ouvert et dégagé du « rien » et l'interconnexion du « tout » nous éveillent à notre nature véritable.

page(s) 38
• L'amour bienveillant versus l'amour étroit

L'amour bienveillant ne s'obtient pas par une négociation ou un échange. Le désir dit : « Je t'aimerai, je m'occuperai de toi, je t'offrirai ci ou ça tant que tu répondras à mes attentes et satisfera mes besoins. » Dans ce genre de marché, nos sentiments d'amour se restreignent aux personnes que l'on apprécie parce qu'elles nous donnent ce que l'on attend. On aime quelqu'un, puis il nous déçoit, et on ne l'aime plus. Cette forme d'amour limitée se fonde sur le désir et l'attachement.

page(s) 84