L’expérience du bonheur

Une philosophie de la joie
Almora, 2014
14 cm x 22 cm, 330 pages


Couverture de L’expérience du bonheur

Quatrième de couverture

Vers quoi tend l'âme ? À toujours plus de joie, c'est-à-dire plus de puissance, plus d'harmonie, plus d'unité. Elle tend simplement au bonheur de vivre pleinement. Tous les hommes veulent le bonheur ; mais comment l'atteindre ? Et est-ce même possible ? La plupart des gens et des philosophes proclament que le bonheur total n'existe pas, qu'il est impossible de vivre dans une totale satisfaction, qu'il ne peut exister que des instants fugitifs de joie dans une vie au mieux agréable.

Or les sages de l'humanité, Épicure, Bouddha, Spinoza, Ramana Maharshi par exemple, nous disent le contraire : la félicité est possible car elle est notre état naturel. Bruno Giuliani affirme ici en s'inspirant de ces grands maîtres que le bonheur absolu est possible et il nous donne les clés pour l'atteindre. Pour cela, il faut cultiver l'ensemble des vertus humaines pour épanouir en nous les cinq sentiments de base du bonheur : la joie qui en est l'essence, l'amour, qui en est la source, la sérénité, qui en est la condition, l'enthousiasme, qui en est le moteur et enfin la félicité qui en est le sommet.

Ce livre est une invitation à progresser sur le chemin de la sagesse en pratiquant la philosophie de la joie. S'appuyant sur la sagesse des grandes traditions philosophiques et spirituelles que l'auteur maîtrise parfaitement, s'appuyant aussi sur son propre vécu d'homme heureux, et sur des dizaines de témoignages issus de sa pratique de coaching de vie et de la joie, Bruno Giuliani nous offre un livre unique capable de transformer notre vie.

Profondément. Alors, prêt pour la joie ?

Extraits de l'ouvrage

• Libre de tout attachement

Le propre de ces joies extraordinaires c'est qu'elles sont libres de tout attachement à des objets particuliers. Leur origine est la réalité elle-même, la vie elle-même. Elles sont libres de toute possessivité, libres de toute peur de perdre, de toute frustration ou colère possible.

• Notre responsabilité

Avant de vouloir guérir le monde, c'est dans notre vie quotidienne qu'il est nécessaire de créer les conditions du paradis.Cette responsabilité ne dépend que de nous : dans la simplicité de chaque geste posé, dans la vérité de chaque parole offerte, dans la justesse de chaque choix de vie.

Le bonheur est avant tout une attitude face à la vie : une posture corporelle harmonieuse et détendue, une disponibilité intérieure à la grâce d'exister, un espace d'ouverture pour accueillir toute la beauté du vivant, une constante détermination à agir au service du bien de tous, uniquement guidé par la puissance de l'amour.

La félicité se construit intérieurement jour après jour en cultivant la douceur et la gaieté dans chacune de nos relations. En recherchant la paix et la beauté dans chacune de nos situations et de nos actions. En prenant soin de demeurer dans la vérité et le sacré dans chacune de nos pensées. En voyant dans chaque instant de vie une opportunité de joie non seulement pour soi-même mais pour tout ce qui vit. Le bonheur ne vient pas de la chance mais de la bonté.

page(s) 21-22
• La félicité

Si l'humeur joyeuse naît de la reconnaissance de la réalité dans son ensemble, si l'esprit est éclairé par la lumière de la connaissance, alors la gaieté peut être vraiment appelée félicité.

page(s) 238
• Un avec ce qui est

Que mon esprit soit libre, mon corps détendu, mon cœur plein d'amour. Encore faut-il que mon âme soit enchantée par la beauté de la vie. Cette grâce n'est offerte qu'à celui qui vit en accord avec le mouvement de la vie. Le bonheur est la joie de vivre en harmonie avec les lois cosmiques de l'univers : la félicité apparaît spontanément lorsqu'on vit en étant un avec ce qui est.

page(s) 24
• La dimension du cœur

[J]'ai découvert que la véritable origine du malheur était toujours un blocage affectif de la joie. Sous le stress, la fatigue et l'insatisfaction, il y a toujours des peurs paralysantes, des colères réprimées et des tristesses refoulées le plus souvent depuis l'enfance. Sous la timidité, la culpabilité, la honte, la haine ou la mésestime de soi, il y a toujours un besoin de retrouver le chemin du plaisir, de l'amour et de l'enthousiasme.

Le bonheur est un affect. C'est donc sur le plan affectif – la dimension du cœur – que la guérison physique et spirituelle doit s'opérer pour que le corps accède à sa plus puissante santé et que l'esprit s'éveille à sa plus grande sagesse.

page(s) 25-26
• Plaisir d’exister et d’être soi

La joie dont je parle ici est moins l'émotion réactive aux événements extérieurs favorables que la jubilation intérieure qui anime toute vie, qui exprime sa puissance naturelle d'être et d'agir. C'est la joie de vivre, le plaisir d’exister et d’être soi que nous ressentons tous depuis l'enfance et qui forme la source éternellement vive et active de tout bonheur.

page(s) 37
• Dans le sens de l’intuition directe de la vie

Ce qui m'intéresse avec la biosophie est de faire progresser notre intelligence de la vie à travers ce que Spinoza appelle la pensée adéquate et qui correspond aussi à ce que le Bouddha nommait la pensée juste. Ma proposition avec cette nouvelle méthode est de faire évoluer la pensée dans le sens de l’intuition directe de la vie comme y invitent des penseurs comme Spinoza, Nietzsche et Bergson. Après des milliers d'années de combat entre les idéalistes et les matérialistes, les sceptiques et les dogmatiques, les empiristes et les rationalistes, je crois qu'il est temps de sortir des oppositions de doctrine et d'unir les esprits autour d'un projet philosophique commun qui est la libération spirituelle de l'humanité de la folie égotique qui la maintient en esclavage.

page(s) 41