La colère

Transformer son énergie en sagesse
Jean-Claude Lattès, 2001 , traduit en 2002
14 cm x 22 cm, 200 pages
Couverture de La colère

Quatrième de couverture

Il y a de cela vingt-cinq siècles, le Bouddha découvrait que trois états sont à l'origine de notre malheur : l'ignorance, l'avidité et la colère. Toutes trois ont certes des effets néfastes, mais un simple instant de colère peut à lui seul réduire à néant des années d'évolution spirituelle et nuire gravement à notre santé.

Pourtant, il est possible de la dominer. C'est ce que Thich Nhat Hanh propose ici, en nous livrant les outils et les conseils pour redonner vie à ces parties de nous-mêmes que la colère a dévastées : il compare celle-ci à un bébé qui pleure et qu'il nous faut consoler en le berçant, en lui parlant doucement et en cherchant à découvrir l'origine de sa souffrance.

Émaillé d'anecdotes et d'exercices, ce livre examine avec sagesse et compassion les moyens de transformer la colère en un sentiment de paix et de favoriser l'harmonie et la guérison dans tous les aspects de notre vie.

Extraits de l'ouvrage

• Communication technologique versus communication humaine

Nous vivons à une époque où fleurissent les moyens de communication sophistiqués. L'information peut atteindre l'autre bout de la planète en quelques instants. Pourtant, de nos jours, le dialogue entre les gens est devenu extrêmement difficile. Si nous ne réussissons pas à rétablir une bonne communication, nous ne connaîtrons jamais le bonheur.

page(s) 15
• Notre alimentation peut contenir de la colère

Notre alimentation peut jouer un rôle déterminant dans notre vie émotionnelle. Elle peut contenir de la colère. Il faut savoir que la chair d'un animal atteint de la maladie de la vache folle contient de la colère. Il en est de même pour d'autres types d'aliments.

L'œuf ou le poulet peuvent également contenir beaucoup de colère, que nous consommerons et manifesterons plus tard, inéluctablement. De nos jours, les poulets sont élevés dans des fermes industrielles, où ils ne peuvent ni marcher, ni courir, ni rechercher leur nourriture dans le sol. Ils sont nourris uniquement par des êtres humains. On les entasse dans de petites cages où ils peuvent à peine bouger. Ils restent debout jour et nuit. Imaginez-vous subir le même sort… Vous deviendriez fou. Et c'est précisément ce qui arrive aux poulets.

page(s) 19
• Intoxication à la colère

Un film, comme un morceau de bifteck, peut contenir de la colère, que vous absorberez inéluctablement. Les articles de journaux, une simple conversation sont, eux aussi, potentiellement dangereux.

Il peut vous arriver de vous sentir seul, d'avoir envie de parler à quelqu'un. En une heure de conversation, les paroles de votre interlocuteur peuvent grandement vous intoxiquer. Vous pourriez ainsi absorber beaucoup de colère, que vous exprimerez plus tard. La consommation consciente est donc très importante. Écouter les informations, lire un article de journal, discuter avec des gens, ou manger sans conscience sont source d'une même intoxication.

page(s) 21
• Éteindre le feu de la colère

Quand quelqu'un nous blesse par ses paroles ou par ses actes, nous avons tendance à prendre des mesures de rétorsion, afin que cette personne souffre à son tour. Nous espérons ainsi diminuer notre propre tourment. […]

En réalité, en agissant ainsi, vous inciterez l'autre à se venger. Il en résultera une escalade dans la souffrance de part et d'autre. En fait, vous avez tous deux besoin de compassion et d'aide, pas d'une punition.

page(s) 27
• En colère, regardez-vous dans un miroir

Chaque fois que vous êtes en colère, regardez-vous dans un miroir. Vous n'êtes pas très beau, vous n'êtes pas présentable. Une forte tension affecte les nombreux muscles de votre visage, qui ressemble à une bombe prête à exploser. […] Regardez-vous dans un miroir tandis que vous inspirez calmement et que vous expirez en souriant, et vous éprouverez un grand soulagement.

page(s) 29-30
• Être heureux

Selon les enseignements du Bouddha, la condition essentielle au bonheur est la liberté, non pas sur le plan politique, mais sur celui de l'être profond. Il s'agit de se libérer de ces constructions mentales que sont la colère, le désespoir, la jalousie et l'illusion. Le Bouddha les considérait comme des poisons qui, lorsqu'ils subsistent dans nos cœurs, rendent le bonheur impossible.

page(s) 7-8
• Le colérique souffre profondément

Le colérique souffre profondément. Sa douleur est telle qu'elle le remplit d'amertume : il est toujours prêt à se plaindre et à rejeter la responsabilité de ses problèmes sur autrui. C'est la raison pour laquelle on éprouve un grand malaise à l'écouter et que l'on s'efforce de l'éviter.

page(s) 9