La sérénité de l’instant

Paix et joie à chaque pas
Dangles, 1990 , traduit en 1992
15 cm x 21 cm, 130 pages
Couverture de La sérénité de l’instant

Quatrième de couverture

Comment les occupations de tous les jours, qui pèsent à plus d'un, peuvent-elles se dérouler dans la sérénité et la joie ? Comment la simple conduite de notre voiture ou la sonnerie du téléphone peuvent-elles contribuer à nous éveiller pleinement à la vie et à la paix ? Dans La sérénité de l’instant, Thich Nhat Hanh, moine zen vietnamien devenu instructeur de réputation internationale et ardent défenseur de la paix, nous prouve que dans l'ordinaire de la vie, les situations les plus simples – si souvent négligées au profit d'une fuite dans un ailleurs fantomatique – sont capables de nous transformer et de transformer peu à peu le monde. Car le changement planétaire que tous nous appelons de nos vœux est affaire de chacun.

Il nous faut revenir à l'instant présent pour découvrir la paix et la joie qu'il renferme, dit Thich Nhat Hanh, qui, ensuite, offre des expériences tirées de sa propre vie pour nous y aider, de même qu'un certain nombre de techniques – afin de pouvoir réaliser la pleine conscience en cet instant même, et changer notre manière de voir, d'être et d'agir.

La paix et le bonheur sont à notre portée d'instant en instant. La paix se confond avec chacun de nos pas, est chacun de nos pas. Ainsi que l'énonce le dalaï lama dans l'avant propos, « c'est un livre de grand mérite, capable de changer la vie, tant individuelle que collective ».

Extraits de l'ouvrage

• Sourire signe la vigilance

Voyant quelqu'un sourire, je sais aussitôt qu'il ou elle vit dans la vigilance. […] Notre sourire est gage de paix, pour nous-même et notre entourage.

page(s) 21
• Heureux maintenant

Si nous ne découvrons pas la paix et la joie maintenant, quand pourrions-nous les découvrir ? Demain ? Après-demain ? Qu'est-ce qui nous empêche d'être heureux tout de suite ?

page(s) 23
• Cultiver la guérison dans le présent

Le passé est révolu, le futur n'existe pas encore. Si nous ne revenons pas à nous-même dans l'instant présent, il nous est impossible d'être en contact avec la vie.

Étant en contact avec les éléments de régénération, d'apaisement et de guérison qui sont en nous et autour de nous, nous apprenons à les choyer et les protéger, et à les faire croître. Ces éléments propices à la paix nous sont accessibles à tout instant.

page(s) 25
• Nous sommes ce que nous ressentons et percevons

Les sens sont nos fenêtres sur le monde et parfois le vent s'y engouffre, créant un complet désordre en nous. Certains d'entre nous laissent leurs fenêtres ouvertes en permanence, permettant au monde de les envahir par la vue et l'ouïe […]

Regardant une mauvaise émission de télévision, nous la devenons. Nous sommes ce que nous ressentons et percevons. Étant en colère, nous sommes la colère. Étant amoureux, nous sommes l'amour. Regardant un sommet de montagne enneigé, nous sommes la montagne.

page(s) 26
• Douceur et persévérance dans la pratique

Nous devons pratiquer la méditation avec douceur, mais en étant persévérants, la prolonger dans notre vie quotidienne, ne pas perdre la moindre occasion d'examiner la vie dans sa vraie nature, ainsi que nos problèmes. Pratiquer de cette façon-là nous permet de rester en communion profonde avec la vie.

page(s) 30
• L’univers entier dans une mandarine

Un jour, j'ai offert un panier plein de mandarines à un groupe d'enfants. Le panier fit le tour de ces enfants et chacun d'eux prit une mandarine et la mit dans sa paume.

Tous regardèrent leur mandarine et je les ai invités à méditer sur l'origine du fruit. Il virent non seulement la mandarine elle-même, mais encore sa mère, le mandarinier. Sur mon conseil, ils se mirent à visualiser les fleurs de mandarine sous le soleil et la pluie. Puis ils virent les pétales tomber et le petit fruit vert apparaître. Le soleil et la pluie continuèrent d'alterner, et la petite mandarine grandit. Ensuite quelqu'un la cueillit et elle était devant nous.

Après avoir visualisé tout cela, chaque enfant fut invité à peler sa mandarine lentement en remarquant les embruns s'échapper de sa peau et l'arôme du fruit, puis à la porter à la bouche, prendre une bouchée attentive, pleinement conscient de la texture et du goût du fruit, et du jus qui en coulait. Nous avons mangé de cette manière-là, lentement.

Chaque fois que vous regardez un de ces fruits, vous pouvez voir au plus profond de lui. L’univers entier est contenu dans une seule mandarine. La peler et en sentir l'arôme est une merveille. Vous pouvez prendre tout votre temps pour en manger une et être très heureux en le faisant.

page(s) 33
• Quand je marche, je marche

La méditation permet de vraiment apprécier la marche. Nous ne marchons pas pour arriver quelque part, mais pour la marche elle-même.

page(s) 38