La vie quotidienne comme pratique méditative

Douze ans de retraite dans une grotte de l’Himalaya
Courrier du livre, 2002 , traduit en 2015
16 cm x 24 cm, 390 pages


Couverture de La vie quotidienne comme pratique méditative

Quatrième de couverture

Cet ouvrage aborde les questions que partagent tous les Occidentaux qui s'intéressent au bouddhisme, et nous offre des réponses claires et pratiques. Tout au long du livre, Tenzin Palmo transmet dans une simplicité et une limpidité déconcertantes des enseignements incroyablement riches et profonds. Elle nous montre comment les doctrines bouddhistes qui paraissent théoriques et éloignées de notre quotidien, telles que les trois entraînements, les six royaumes, śamatha et vipassanā, ou encore la visualisation des déités, sont en réalité des outils très concrets qui, s'ils sont compris et mis en pratique, nous transforment jusqu'au plus profond de nous-mêmes.

Extraits de l'ouvrage

• Présent sans projections, opinions, idées, ni bavardages

En méditation, nous essayons de comprendre l'esprit et de devenir toujours plus conscients, toujours plus lucides, toujours plus éveillés. En temps normal, notre esprit est à moitié endormi et même quand nous croyons être en train de réfléchir à plein de choses, être pleins de vitalité et très présents, nous réagissons presque comme des robots ou comme si nous étions en train de somnoler.

Tout l'intérêt de la méditation est d'apprendre à nous réveiller, à développer une plus grande clarté, à être plus conscients et plus pleinement dans l'instant. À être conscients dans l'instant présent, sans nos sempiternels projections, opinions, idées et bavardages mentaux.

Dans l'absolu, nous sommes la conscience. L'intérêt est vraiment d'apprendre à entrer en contact avec cette conscience, à la développer et à être avec elle.

page(s) 43
• Tous profondément reliés les uns aux autres

Qui sort du saṃsāra ? En vérité, contrairement à ce que nous percevons, nous ne sommes pas des gouttes d'eau autonomes, indépendantes les unes des autres. Nous ne pouvons retirer une gouttelette et laisser les autres derrière, parce qu'en fait, nous sommes tous intensément et profondément reliés les uns aux autres.

page(s) 48
• Pour qui agissons-nous ?

Nous devons examiner avec soin la motivation qui sous-tend chacun de nos actes. Est-ce que nous agissons ainsi pour nous-mêmes ou pour les autres ?

page(s) 50
• Tout donner

Nous donnons tout, toutes nos réalisations, tout notre bonheur, toute notre vertu. Nous dédions aux autres tout ce qui est bien dans notre vie. Quand cette attitude commence à grandir dans notre cœur, de petits germes de compréhension apparaissent pour tout transformer.

page(s) 51
• Pour tous les êtres

Nous avons une responsabilité : nous devons faire certaines choses, non pas parce que nous le voulons, non pas parce qu'elles vont nous être bénéfiques, mais parce que beaucoup de gens ne savent pas encore comment les faire. Nous devons les faire pour eux.

Quand nous faisons zazen, nous ne nous asseyons pas seulement pour nous-mêmes, mais pour tous les êtres. Tous les êtres sont assis, ici, avec nous.

page(s) 52
• Conscients de la racine de chacune de nos actions

Nous devrions être conscients du corps, de nos actes, de notre façon de parler, des objets de notre pensée. Nous devrions toujours être conscients de la racine de chacune de nos actions. […]

Une des beautés de la pratique zen est son accent sur la pleine conscience dans les tâches quotidiennes.

Mais la pleine conscience n'est pas suffisante. Après tout, nous pourrions très bien dévaliser une banque en pleine conscience !

page(s) 53
• Tout est dans l'intention

Peu importe que notre acte semble vertueux à première vue ou qu'il ne cause aucun mal. Si l'intention sous-jacente est teintée d'ignorance, d'aversion, de colère, de haine, ou d'avidité et de désir (et cela englobe une grande partie de ce que nous faisons, pensons et disons), alors l'action est fondamentalement malsaine.

À l'inverse, toute action motivée par l'opposé de ces trois racines, à savoir absence d'ignorance, l'absence d'aversion et l'absence d'avidité, c'est-à-dire le discernement, l'amour, la bonté, la générosité, et un sens de renonciation intérieure ou de détachement, sera saine. Non seulement les résultats de ces actes dans le futur seront bons, mais l'accomplissement de tels actes va aussi purifier notre esprit.

page(s) 54