La voie commence là où vous êtes

La Table Ronde, 1994 , traduit en 2000
14 cm x 24 cm, 200 pages
Couverture de La voie commence là où vous êtes

Quatrième de couverture

La Voie n’est pas « ailleurs », « demain » ou « quand nous aurons changé ». Elle est exactement là où nous sommes, dans l'instant tel qu’il est, incluant l'état intérieur qui est le nôtre : notre humeur du moment vécue sans conflit.

Commentant les cinquante-neuf préceptes ou « slogans » d’un ancien texte tibétain (Texte-racine sur les sept points de l’entraînement de l'esprit), Pema Chödrön nous invite à embrasser la totalité de notre existence pour nous transformer : «  Quand j’ai lu pour la première fois ces enseignements, j'ai été frappée par le message inhabituel qu'ils transmettent sur la possibilité d’utiliser difficultés et problèmes pour éveiller le cœur. Au lieu de considérer les aspects indésirables de la vie comme des obstacles, ceux-ci deviennent la matière première nécessaire pour éveiller une compassion authentique et naturelle. »

Ces préceptes, que nous découvrons au fil d'anecdotes et d'exemples familiers, nous parlent de notre vie de tous les jours :

  • « Médite toujours sur tout ce qui t’exaspère. »
  • « Ne fais pas de la douleur d’autrui le matériau de ton bonheur. »
  • « Ne sois pas si prévisible. »
  • « N’agis pas de façon détournée. »
  • « Ne te laisse pas influencer par les circonstances extérieures. »
  • « Lorsque le monde est rempli de maux, transforme toutes les mésaventures dans la voie de la bodhi. »

Extraits de l'ouvrage

• Résister c'est entretenir

Résister à des circonstances non désirées, c'est leur donner le pouvoir de rester en vie et en pleine forme pendant fort longtemps.

page(s) 102 (11 - Vaincre la résistance)
• Les trois refuges

Prendre refuge dans le bouddha, c'est prendre refuge en quelqu'un qui a cessé de tout garder pour lui-même, tout comme on peut le faire aussi. Prendre refuge dans le dharma c'est s'en remettre à tous les enseignements qui favorisent et nourrissent la capacité innée de cesser de se tenir en retrait. Et prendre refuge dans la sangha, c'est intégrer cette communauté de gens qui partagent le désir profond de lâcher prise et de s'ouvrir au lieu de se protéger.

page(s) 106-107 (11 - Vaincre la résistance)
• Travailler avec les problèmes

Dans la méditation que nous faisons ici, nous essayons de faire nôtre un message d'un grand soutien : les problèmes de la vie réelle sont le matériau pour nous éveiller et non une raison pour cesser d'essayer.

page(s) 112 (12 - Le bateau vide)
• Le bonheur est déjà là

L'idée essentielle sous-jacente à toute notre étude et à notre pratique c'est que le bonheur que nous cherchons est là, disponible à n'importe quel moment. Le bonheur que nous recherchons est notre droit de naissance. Pour le découvrir, nous devons être plus doux avec nous-mêmes, plus compatissants envers nous-mêmes et notre univers.

Le bonheur que nous recherchons ne peut être trouvé en s'emparant des choses et en essayant de s'y cramponner. On ne peut pas le trouver à force de sérieux et de crispation, en voulant que les choses aillent dans la direction qui, selon nous, nous apportera le bonheur. Nous comprenons toujours de travers. L’essentiel c'est que le bonheur que nous recherchons est déjà là et que pour le trouver il vaut mieux se détendre et lâcher prise que se débattre.

page(s) 117 (13 - Enseignement pour la vie et pour la mort)
• Mourir et renaître à chaque souffle

Suzuki Roshi disait : « Soyez simplement disposés à mourir maintes et maintes fois. » Que chaque souffle expiré puisse être la fin de ce moment et la naissance de quelque chose de nouveau.

page(s) 119 (13 - Enseignement pour la vie et pour la mort)
• Fausse solution de la fermeture

Tout le dharma converge en un même point. Tous les enseignements et toutes les pratiques ne disent qu'une seule chose : lorsque nous nous protégeons fortement nous-mêmes, la souffrance elle aussi est alors forte. Si l'ego ou le cocon devient plus léger, alors la souffrance s'allège elle aussi.

page(s) 125 (14 - La bienveillance et la compassion)
• Le point tendre originel

Au lieu du péché originel, on a le point tendre originel.

page(s) 125 (14 - La bienveillance et la compassion)
• Travailler avec les circonstances

Tôt ou tard, vous vous trouverez dans une situation où vous ne pourrez absolument pas modifier les circonstances extérieures, et vous vous rendrez compte que tout se ramène à la manière dont vous entrez en contact avec les choses – soit vous continuez à vous battre contre tout ce qui vous arrive, soit vous vous mettez à travailler avec les choses.

Dans ce genre de situation, il peut être bien utile de se rappeler ce slogan : « Garde toujours le même cœur joyeux. »

page(s) 131 (15 - Ne pas se prendre trop au sérieux)
• Ne pas se prendre au sérieux

Cette gravité et ce sérieux à propos de tout dans sa vie – pratique comprise –, cette attitude orientée vers un but à atteindre, cette mentalité de marche ou crève, sont les plus grands rabat-joie du monde. Nous sommes si solennels en toute circonstance qu'il n'y a aucun sentiment d'appréciation. Au contraire, un esprit joyeux est très ordinaire et détendu. […]

Quand on aspire à ne plus se prendre tant au sérieux, on commence à avoir de l'humour. Les choses n'arrêtent pas de bousculer notre état d'esprit sérieux. Outre l'humour, le ressort essentiel d'un esprit joyeux est la curiosité, l’attention, l'intérêt pour le monde autour de soi.

page(s) 133 (15 - Ne pas se prendre trop au sérieux)
• Ce que nous avons est digne d'être apprécié

Pour moi, il me semble qu'à la racine de la guérison, à la racine de l’accession à l’âge adulte, il y a le préalable que nous n'allons pas essayer d'éliminer quoi que ce soit, que ce que nous avons est digne d'être apprécié. Mais c'est difficile à avaler si ce que nous avons c'est de la souffrance.

page(s) 138 (16 - Abandonne tout espoir de fruit)
• L'impression de ne pas être assez bien

S’il y a en nous le désir de nous changer, c'est que nous avons l'impression de ne pas être assez bien. Ce désir provient d'une agression envers soi-même, de l'aversion envers son esprit, sa parole ou son corps actuels.

page(s) 138-139 (16 - Abandonne tout espoir de fruit)
• L’intelligence que nous avons déjà

Il y a un enseignement de vie dans le bouddhisme selon lequel le Bouddha, mot qui signifie « éveillé », n'est pas quelqu'un à qui on rend un culte. Bouddha n'est pas quelqu'un qu'on ambitionne de devenir ; Bouddha n'est pas quelqu'un qui est né il y a plus de deux mille ans et qui était plus intelligent qu'on ne le sera jamais. Bouddha c'est notre nature innée – notre nature-de-bouddha – et cela signifie que si nous grandissons jusqu'à la maturité, nous commençons à entrer en contact avec l’intelligence que nous avons déjà.

page(s) 139 (16 - Abandonne tout espoir de fruit)
• Toujours la chaleur et la brillance sont là

Il n'y a aucun besoin de nous améliorer. Tout ce cirque que nous faisons – la peur tenace d'être mauvais et l'espoir d'être bons, les identités auxquelles nous nous accrochons tant, la rage, la jalousie et les dépendances de toutes sortes – n'atteint jamais notre richesse fondamentale. Ce sont autant de nuages qui obscurcissent temporairement le soleil. Mais toujours la chaleur et la brillance sont bien là.

page(s) 14 (1 - Pas de fuite, pas de problème)
• Le fumier de l'éveil

Quand l'un des empereurs de Chine a demandé à Bodhidharma (le maître zen qui a fait passer le zen de l'Inde à la Chine) ce qu'était l'éveil, il a répondu : « Énormément d'espace, rien de saint. » La méditation n'a rien de saint. Par conséquent, il n'y a rien de ce que nous pensons ou ressentons qui soit à ranger dans la catégorie « péché ». Il n'y a rien de ce que nous pensons ou ressentons qui soit à ranger dans la catégorie « mauvais ». Tout est du bon et riche matériau – le fumier de l'éveil, le fumier de la réalisation de l'éveil, l’art de vivre à l'instant présent.

page(s) 142 (16 - Abandonne tout espoir de fruit)
• Travailler avec son propre matériau non désiré et inacceptable

C'est qu'on est devenu si sincère et si honnête envers celui ou celle qu'on est et ce qu'on fait, tout cela est si familier, qu'on commence à comprendre la condition humaine tout entière et qu'on peut répondre de façon appropriée à la situation.

Le terrain de base de l'action compatissante, c'est l'importance de travailler avec plutôt que de se battre contre, ce que je veux dire par là c'est de travailler avec son propre matériau non désiré et inacceptable, afin que si le non désiré et l'inacceptable surgissent, on entre en relation avec tout ça, car on a appris à pratiquer la bienveillance envers soi-même. Il ne s'agit pas alors de condescendance. Cette approche non dualiste vient du cœur, puisqu'elle est basée sur notre parenté avec les uns et les autres. Nous savons quoi dire, parce que nous avons fait l'expérience de la fermeture, de l’isolement, de la colère, de la douleur, de la révolte et ainsi de suite et que nous avons établi un rapport avec tout cela en nous-mêmes.

Il ne s'agit pas de résoudre un problème. C'est une approche plus ouverte et plus courageuse. On ne sait pas ce qui va arriver.

page(s) 145 (17 - L’action compatissante)
• Rien n'est plus sacré que le moment présent

Comme on a tendance à fuir, on perd continuellement l'occasion d'être là précisément, d'être là en ce moment même. On passe son temps à manquer le moment où l'on est. Pourtant, si on arrive à faire l’expérience du moment dans lequel on est, on découvre qu'il est unique, précieux et totalement frais. Il ne survient jamais deux fois. On peut jouir de chaque moment et le célébrer — il n'existe rien de plus sacré. Rien de plus vaste ni de plus absolu. En fait, il n'y a rien de plus !

page(s) 15 (1 - Pas de fuite, pas de problème)
• Assumer la responsabilité de ses actes

Assumer la responsabilité de ses actes est une autre façon de parler de l'éveil de la bodhicitta, parce qu'une partie de la prise de responsabilité consiste à être capable de voir les choses très clairement. Une autre partie de cette responsabilité c'est la douceur, ce qui suppose aussi de ne pas porter de jugements, ne pas désigner les choses comme justes ou fausses, bonnes ou mauvaises mais plutôt se regarder soi-même avec douceur et honnêteté. Enfin, c'est aussi la capacité de continuer à aller de l'avant.

page(s) 153 (18 - Prendre la responsabilité de ses actes)
• Renoncer à savoir quoi faire

Si nous voulons vraiment communiquer, nous devons renoncer à savoir quoi faire. Quand nous arrivons avec notre programme, il ne fait que nous empêcher de voir la personne en face de nous.

page(s) 162 (19 - La communication qui vient du cœur)
• C'est le processus qui compte

L'essentiel n'est pas d'essayer d'atteindre l'harmonie ou d'aplanir toutes les choses. Je vous souhaite bonne chance si c'est votre but. Il s'agit de vivre ensemble sur cette terre avec nos différences et de communiquer pour le plaisir de communiquer. C'est le processus qui compte, non le fruit.

page(s) 165 (19 - La communication qui vient du cœur)
• Le merveilleux et le misérable

Le merveilleux et le misérable ont besoin l'un de l'autre. L'un nous inspire, l'autre nous attendrit. Ils vont ensemble.

page(s) 173 (20 - Le gros étau)
• Clarté & esprit de décision

[N]ous devons parler et agir avec clarté et esprit de décision. La clarté et l'esprit de décision proviennent de la disposition à ralentir, à écouter et à observer ce qui se produit. Ils viennent de ce que nous ouvrons notre cœur, sans prendre la fuite. L'action et la parole sont alors en accord avec ce qu'il faut faire, pour nous et pour l'autre.

page(s) 178 (20 - Le gros étau)
• Trois difficultés

Il y a trois difficultés. La première est de voir la névrose comme névrose et la seconde est d'être disposé à faire quelque chose de différent. La troisième est l’aspiration à faire de cela un mode de vie.

page(s) 179 (20 - Le gros étau)
• Cesser de se dérober à soi-même

Bien que ce soit gênant et douloureux, cela soulage beaucoup de cesser de se dérober à soi-même. Cela guérit de connaître toutes les façons qu'on a d'être sournois, de se cacher, de se refermer, de nier, de condamner, de critiquer les gens, toutes ses curieuses petites manies. On peut connaître tout ça avec une certaine dose d'humour et de douceur. En se connaissant soi-même, on est amené à connaître l'humanité tout entière. On est tous aux prises avec ces difficultés. On est tous logés à la même enseigne.

page(s) 18 (1 - Pas de fuite, pas de problème)
• Travailler sur soi & aider les autres

Nous travaillons sur nous-mêmes pour aider les autres, mais aussi nous aidons les autres pour travailler sur nous-mêmes.

page(s) 184 (21 - Une pratique où l’on joue gros)
• Être là pour tout le monde

Si nous voulons authentiquement être là pour tout le monde, sans exclure qui que ce soit ou quoi que ce soit de notre cœur, la jolie petite image de nous-mêmes montrant à quel point nous sommes gentils et compatissants en prend un sacré coup.

page(s) 184 (21 - Une pratique où l’on joue gros)
• L'ami spirituel nous tend un miroir

L'ami spirituel ne confirme pas notre existence mais il sert de miroir pour que nous puissions voir où nous sommes coincés. Cette relation nous encourage à nous éveiller.

 

page(s) 189 (21 - Une pratique où l’on joue gros)
• Quand mûrit le cœur éveillé

Le principe de base du lojong veut qu'on puisse se lier d'amitié avec ce qu'on rejette, ce qu'on considère comme « mauvais » en soi-même et chez les autres. En même temps, on peut apprendre à être généreux envers ce qu'on aime, ce qu'on considère comme « bon ». Si on commence à vivre de cette façon, quelque chose qui a pu être enfoui en soi-même depuis longtemps commence à mûrir. La tradition appelle ce « quelque chose » bodhicitta, ou cœur éveillé. C'est quelque chose qu'on possède déjà mais qu'on n'a, généralement, pas encore découvert.

page(s) 19 (1 - Pas de fuite, pas de problème)
• La pluie du dharma nous attendrit doucement

Nous essayons si fort de nous accrocher aux enseignements et de « les piger », mais en fait la vérité coule comme la pluie dans une terre très compacte. La pluie est très douce et nous nous attendrissons lentement, à notre propre rythme. Mais quand cela se produit, quelque chose a fondamentalement changé en nous.

page(s) 195 (22 - Entraînez-vous de tout votre cœur)
• Voir notre richesse

Si nous pouvions enfin comprendre à quel point nous sommes riches, le sentiment de porter un lourd fardeau serait moins présent, tandis que le sentiment de curiosité n'en serait que plus grand.

page(s) 24 (2 - Ne pas en faire tout un plat)
• Tendresse & tristesse

Il n'y a rien à disséquer ni à saisir. Plus on observe et plus on voit qu'il n'y a qu'un sentiment de tendresse, teinté d'une sorte de tristesse.

page(s) 25 (2 - Ne pas en faire tout un plat)
• Entrer dans l'inconnu

S'éloigner du confort et de la sécurité, pour entrer dans l'inconnu, l'inexploré et l’incertain, c’est ce qu'on appelle l'éveil, la libération.

page(s) 33 (3 - Retirer le tapis sous les pieds)
• Ce ne sont que des pensées

Si, l'espace d'une seconde, nous pouvions vraiment sentir à fond que ce ne sont que des pensées, cela serait un instant d'éveil total.

page(s) 36 (3 - Retirer le tapis sous les pieds)
• Trois principaux poisons de l'esprit

Dans les enseignements bouddhistes, on appelle cette chose confuse kleśa, mot sanscrit qui signifie poison. En ramenant le tout à sa plus simple expression, il y a trois poisons principaux : la passion, l'agression et l'ignorance. On peut en parler de différentes manières – par exemple : désir véhément, aversion et je-m'en-fichisme. Les dépendances de toutes sortes appartiennent à la catégorie du désir véhément, qui consiste à vouloir, vouloir et vouloir encore – c'est que nous devons en arriver à une sorte de solution. L'aversion inclut la violence, la rage, la haine et toutes sortes de sentiments négatifs, aussi bien que l'irritation policée. Et l'ignorance ? De nos jours, l'ignorance c'est le plus souvent la tendance à nier la réalité.

page(s) 46-47 (5 - Le poison comme remède)
• Soulagement illusoire du passage à l’acte

Nous passons à l'acte parce que nous croyons, paradoxalement, obtenir ainsi un certain soulagement. Nous assimilons ce passage à l’acte au bonheur. Souvent il y a quelque soulagement, pour un instant. Quelqu'un qui souffre d'une dépendance et qui y cède peut éprouver de brefs moments de soulagement. Ensuite, le cauchemar s'aggrave. Même chose pour l'agression.

page(s) 54 (6 - Commencez là où vous en êtes)
• Bienveillance aimante pour soi et pour autrui

En étant bon envers nous-mêmes, nous devenons bon envers les autres. En étant bon envers les autres – si cela se fait de manière adéquate, avec une compréhension adéquate – nous en bénéficions nous aussi.

page(s) 55 (6 - Commencez là où vous en êtes)
• Le chevalier qui s'éveille

Le mot bodhisattva est synonyme de guerrier qui s'éveille, qui cultive la vaillance et la compassion.

page(s) 67 (7 - Ramener sur la voie tout ce qu'on rencontre)
• Le point tendre sous l'armure

Au lieu de nous protéger, de tout repousser, nous commençons à entrer en contact avec le fait qu'il y a un point très tendre sous l'armure et que le blâme est probablement une de nos armures les plus perfectionnées.

page(s) 77 (8 - Ramène à toi tous les blâmes)
• Faire la paix avec son ombre

Faire la paix avec les aspects de nous-mêmes que nous avons rejetés. En agissant ainsi, nous faisons aussi la paix avec les gens que nous n'aimons pas. De plus, fréquenter ceux que nous n'aimons pas est souvent un catalyseur pour entrer en amitié avec nous-mêmes.

page(s) 83 (9 - Sois reconnaissant envers tous)
• Nous permettre de nous sentir blessés

Personne ne nous encourage jamais à nous permettre d'abord de nous sentir blessés pour ensuite trouver la parole appropriée et l'action adéquate qui pourraient suivre.

page(s) 90 (9 - Sois reconnaissant envers tous)
• Travailler à partir de la confusion

Tout est de la matière première pour s'éveiller. Nous pouvons utiliser la torpeur, la sentimentalité et même l'apitoiement sur nous-mêmes – n'importe quoi – tant qu'il s'agit d'aller plus profondément, derrière le scénario. C'est là qu'on touche à ce qu'est l'être humain et c'est de là que viennent la joie et le bien-être – du sentiment d'être réel et de voir la réalité chez les autres.

page(s) 93 (10 - Entamer la solidité des pensées)