La voie du chevalier

Pratique de la méditation laïque
Payot, 2005
11 cm x 17 cm, 150 pages
Couverture de La voie du chevalier

Quatrième de couverture

Oser être soi, agir avec éthique, surmonter ses peurs, retrouver le sens de la générosité : la méditation peut s’appliquer à notre vie quotidienne et nous permettre de la concilier avec l’aspiration à une existence plus digne et spirituelle, soucieuse des autres et du monde. Tel est aussi le sens de la voie ancestrale et universelle de la chevalerie dont Fabrice Midal, l’un des principaux enseignants de la méditation en France, montre qu'elle peut aujourd’hui s’avérer d'une aide précieuse pour se connaître, s'épanouir et s'émanciper.

Extraits de l'ouvrage

• Ouvrir son cœur et clarifier son esprit

Être généreux envers les autres, c'est aussi libérer en soi des forces de vie.

Sans ouvrir son propre cœur et clarifier son esprit, comment aider le monde ? Comment ne pas y projeter sa douleur et sa confusion ?

page(s) 12
• Qu'est-ce qui aujourd'hui nous menace ?

Notre civilisation est en danger. Qu'est-ce qui aujourd'hui nous menace ?

La bonté, la tendresse, la sincérité ou l'amour sont considérés comme inefficaces. Inutiles. « Ne faites rien », nous dit-on. Entrez dans le troupeau de ceux qui ont renoncé. N'aspirez plus à rien.

La maladie contre laquelle la chevalerie doit aujourd'hui s'engager est cette dictature de l'utilité dont le slogan est : « Débarrassez-vous de tout ce qui dans votre vie ne sert à rien et vous fait perdre du temps », c'est-à-dire aussi bien l'amour, l'amitié, le geste gratuit, le soin aux malades que la pensée…

page(s) 13
• La possibilité de la bonté

Affirmer un art d'être bon (libre de tout moralisme comme de la mièvrerie des bons sentiments) est la plus grande provocation qui se puisse faire. La plus nécessaire aussi. La possibilité de la bonté, voilà le véritable tabou de notre société.

page(s) 14
• Vertu de courage

On prétend que le courage n'est plus une vertu propre à notre temps. Quelle erreur ! L'homme doit pouvoir dire non à la médiocrité et à la lâcheté s'il veut garder le sens de sa dignité. Aujourd'hui comme hier.

Le courage est d'abord ce sentiment ardent, ce souffle d'indignation, cet enthousiasme. Il est la dimension de l'intelligence la plus haute, celle du cœur ouvert et vivant.

Les figures chevaleresques à travers les âges nous rappellent que nos peurs et nos faiblesses ne s'opposent pas au courage, mais en sont la possibilité même [.]

page(s) 16
• Importance de la confiance en soi

Il importe d'avoir « confiance en soi », c'est-à-dire de se fier à sa propre personnalité. Cette confiance en soi est non seulement la condition de toute authentique création, mais elle peut seule ramener la vie politique à son principe, c'est-à-dire à la liberté, et combattre le despotisme de masse ou la tyrannie de l'opinion publique en laquelle elle tend à dégénérer.

page(s) 21
• Chacun de nous est responsable

Dans notre monde, chacun de nous est responsable de ce qu'il est, et ce, devant tous les hommes. Plus encore, chacun est en un sens responsable de l'ensemble de l'humanité. C'est une lourde tâche.

page(s) 28
• Qu'est-ce qu'un chevalier ?

Qu'est-ce qu'un chevalier ? Un être qui cherche à ce que son action ait du sens et soit bénéfique aux autres.

page(s) 9