Le mandala de l’Être

Albin Michel, 2007 , traduit en 2008
15 cm x 24 cm, 380 pages


Couverture de Le mandala de l’Être

Quatrième de couverture

Au fond de notre cœur, nous savons tous que l'esprit humain est beaucoup plus que ce « moi » qui se sent menacé ou insatisfait en permanence. Intuitivement, nous sentons que nous avons la capacité de nous reconnecter à la source de notre être et de nous sentir pleinement vivant. Essentielle et authentique, cette aspiration est le cœur véritable de la vie spirituelle de l'humanité.

Le Mandala de l'Être est un manuel pour retrouver la sagesse de notre vrai moi, une aide à la découverte de notre identité totale – y compris dans ses aspects les plus obscurs. En effet, il est impossible de ressentir la plénitude en essayant d'éliminer une partie de notre expérience existentielle. Ce livre représente la synthèse de tout ce que le docteur Richard Moss a appris durant trente ans de pratique psychothérapeutique et d'enseignements autour du monde : comment vivre en individu authentiquement libre, affranchi de l'emprise de la peur.

Extraits de l'ouvrage

• L'esprit le futur, dans le passé

Quand l'esprit est dans le futur, le corps manifeste inquiétude ou espoir ; dans le passé, culpabilité, nostalgie ou regrets.

page(s) 12
• Un potentiel émotionnel supérieur

Quand notre conscience est ancrée dans le présent, nous avons accès à notre potentiel émotionnel supérieur : empathie, compassion et pardon. Nous faisons alors l'expérience d'un sentiment d'unité plus grand et d'un vaste champ de conscience qui transcende notre réalité personnelle limitée. Nous nous approchons de la Source pour boire à une fontaine de vie et d'intelligence où nous percevons la plénitude infuse en chaque instant, et ressentons un sentiment de gratitude, d'émerveillement et de confiance implicite dans la bonté de la vie.

page(s) 13
• Plus dominé par les émotions négatives

En percevant la variation dans nos sensations quand nous revenons dans « l'ici et maintenant », notre corps commence à identifier la Présence. À mesure que nous comprenons que notre propre conscience peut nous aider à vivre dans le présent, notre réalité émotionnelle se transforme. Ce ne sont plus les émotions dites négatives qui la dominent et nous voyons renaître un sentiment de joie et de liberté qui est notre nature véritable.

page(s) 13
• Lorsque notre esprit s'éloigne du présent

Plus notre esprit s'éloigne du présent, plus nous nous mettons à fonctionner sur un mode émotionnel limité. Un faible niveau d'énergie représente un rétrécissement de la conscience, et nous nous sentons diminué et isolé. Nous devenons dogmatique, inflexible et craintif. Alors, nous nous transformons en victime de la peur, de la colère, de la méfiance, du besoin et autres émotions potentiellement destructrices. Moins disponibles, les prodigieuses profondeurs de notre conscience élargie peuvent même devenir menaçantes. Notre aptitude innée à la joie de vivre disparaît. Au lieu de nous sentir relié à nous-même et d'accueillir la vie avec la totalité de notre être, nous vivons de plus en plus dans un soi factice et rigide, composé pour nous protéger de ce que nous ne voulons pas ressentir.

Dans cet état d'esprit, à la fois protecteur et limité, nous devenons un spectateur, le plus critique, et croyons que nous sommes — et que le monde est — ce que nous en pensons. Lorsque nous agissons sur ce mode d'évitement, penser sur nous, les autres et le reste du monde devient notre passe-temps favori, parce que nous ne savons pas ressentir notre profondeur dans l'« instant-Présent », ni goûter la vie directement. À terme, notre esprit finit par adopter une conduite addictive, vivant de plus en plus dissocié de l'immédiateté de notre être. C'est la raison fondamentale pour laquelle nous sommes si insatisfait de nous-même et manquons d'empathie envers les autres.

Le premier enseignant de l'esprit non éveillé est la peur. Enfant, nous vivons en permanence dans le présent, transparent à l'amour, mais aussi vulnérable à tous les traumatismes. Pour survivre émotionnellement, nous apprenons à projeter notre esprit loin de toute sensation bouleversante, comme la solitude ou la honte. Nous soustrayons notre conscience au présent, là où les émotions sont potentiellement les plus vivantes et les plus intenses. Progressivement, nous nous conditionnons à éviter le présent, et de ce fait, notre intimité avec nous-même et la vie s'amenuise.

page(s) 14
• Confiance et ouverture

Nous devons faire confiance à la profonde faculté de l'âme à faire face et à entrer en relation avec tout ce que nous ressentons, sans plus avoir besoin de nous défendre ni même de réagir.

page(s) 15
• Fermeture versus ouverture au ressenti

La relation du soi à chaque aspect de la vie est toujours préméditée : il cherche à accroître son plaisir, son pouvoir ou une sensation de sécurité, et se défend automatiquement contre tout ressenti et toute situation qui le menacent.

L'âme, au contraire, ne perçoit pas le ressenti comme une extension d'elle-même ou comme une menace. Elle l'apprécie pour ce qu'il est. Dans ce rapport non réactif, non prémédité, nous apprenons à laisser de la place à nos ressentis, au lieu de nous refermer et de fuir.

page(s) 15
• Nous sentir pleinement vivant et totalement libre

[I]l ne s'agit pas tant d'accéder à l'éveil que de vivre comme un individu authentiquement autonome et libéré de l'emprise de la peur. La maîtrise véritable, c'est la capacité à rester pleinement présent, quoi que la vie nous apporte, parce que nous avons confiance en qui nous sommes.

[N]ous [cherchons] tous, par des chemins multiples, à donner un sens et un but à notre vie, mais […] en réalité, ce que nous souhaitons vraiment,c'[est] nous sentir pleinement vivant et totalement libre.

page(s) 9