Méditer

108 leçons de pleine conscience
Les Arènes, 2005 , traduit en 2010
14 cm x 22 cm, 150 pages
Couverture de Méditer

Quatrième de couverture

Nous pouvons tous apprendre à méditer. Il suffit de s'arrêter quelques minutes par jour pour retrouver la paix de l'esprit et du cœur.

S'inspirant des traditions anciennes, Jon Kabat-Zinn a élaboré une forme de méditation dite de « pleine conscience » voici plus de trente ans. Elle est aujourd'hui pratiquée dans plus de huit cent hôpitaux dans le monde et ses bienfaits sont validés par la science.

Les douze méditations réunies dans ce CD ont déjà inspiré des dizaines de milliers de personnes. Elles sont écrites dans un langage simple et universel.

Accordez-vous le droit de vous asseoir simplement et de ne rien faire. Laissez-vous guider par la voix de Bernard Giraudeau.

Extraits de l'ouvrage

• Un mode de vie

Peut-être est-il temps de reconnaître à quel point nous sommes distraits. Peut-être est-il temps d’y mettre un terme et d’en faire un mode de vie.

page(s) 129
• S’emprisonner

Chaque fois que nous sommes la proie d'un désir, d'une émotion, d'une impulsion non examinée, d'une idée ou d'une opinion, par notre façon de réagir nous nous emprisonnons nous-mêmes instantanément, de manière tout à fait concrète – qu'il s'agisse d'une habitude de repli ou de distanciation, comme dans la dépression et la tristesse, ou d'une explosion, voire d'un « kidnapping » émotionnel quand nous tombons tête la première dans l'anxiété ou la colère. Ces épisodes sont toujours accompagnés d'une contraction dans l'esprit comme dans le corps.

page(s) 25
• Douleur

Si vous accédez à la pure conscience alors que vous souffrez, même pour un très bref instant, la relation que vous entretiendrez avec votre douleur se modifiera instantanément. Elle ne peut pas ne pas changer car le fait même de l'étreindre, même un court instant, même une seconde ou deux, révèle déjà sa plus grande dimensionnalité. Et cette modification de votre relation à l'expérience vous donne plus de marge de manœuvre dans votre attitude et dans vos actions pour une situation donnée, quelle qu'elle soit… même si vous ne savez pas quoi faire.

page(s) 32
• Conscience illimitée

La conscience est fondamentalement non conceptuelle – elle précède le moment où la pensée scinde l'expérience en un sujet et un objet.

La conscience est également vide et peut donc tout contenir, y compris la pensée. Elle est illimitée.

Et, étonnamment, elle est intrinsèquement connaissante.

page(s) 45
• Pure présence

L'incarnation de la dignité intérieure et extérieure reflète et irradie immédiatement la souveraineté de votre vie, le fait que vous soyez qui vous êtes et ce que vous êtes – au-delà des mots, des concepts et des descriptions, et au-delà de ce que l'on pense de vous, voire de ce que vous-même pensez de vous.

Il s'agit d'une dignité sans affirmation de soi – qui ne s'achemine pas vers quoi que ce soit, ni ne recule devant quoi que ce soit –, un équilibre dans la pure présence.

page(s) 57
• Les pensées sont-elles vraies ?

En général, nous sommes très attachés à nos pensées et à nos sensations, quelles qu'elles soient, et nous nous fions aveuglément à leur contenu, comme s'il s'agissait de la vérité, en reconnaissant rarement que pensées et sensations sont en réalité des événements discrets au sein du champ de la conscience, des apparitions minuscules et fugaces qui sont le plus souvent, au moins en partie sinon essentiellement, inexactes et peu fiables.

page(s) 65
• Bulles de savon

C'est la conscience même, plutôt que les objets de notre attention, qui importe. Pouvons-nous demeurer dans la conscience même, être la conscience, la dimension de notre propre mental qui connaît immédiatement tout mouvement en son sein, toute apparition d'une pensée ou d'une émotion, une idée, une opinion, un jugement, une aspiration ?

Dans la conscience, chaque pensée peut être vue et connue. Son contenu est vu et connu pour ce qu'il est. Sa charge émotionnelle peut être vue et connue pour ce qu'elle est.

Et c'est tout. Nous n'intervenons pas pour la rechercher ou la réprimer, l'agripper ou la repousser. Chaque apparition est simplement vue et connue, reconnue, si vous préférez, et ainsi « touchée » par la conscience même, par son enregistrement instantané comme pensée.

Et dans ce contact, dans cette connaissance, dans cette vision, la pensée, telle une bulle de savon touchée du bout des doigts, se dissipe, se dissout, s'évapore instantanément. On pourrait dire, à la manière des Tibétains, qu'en cet instant de reconnaissance, la pensée, quelle qu'elle soit, s'autolibère.

page(s) 68-69
• Vagues

Toutes les pensées sont des événements – elles apparaissent et disparaissent dans la vastitude du champ de la conscience même, sans effort de notre part, sans intention de notre part, tout comme les vagues de l'océan s'élèvent un instant, puis retombent dans l'océan même, perdant ainsi leur identité, leur relative individualité momentanée, pour retourner à leur nature indifférenciée.

C'est la conscience qui se charge du travail. Nous n'avons rien à faire, hormis cesser de nourrir la pensée, interrompant ainsi sa prolifération en une autre pensée, une autre vague, une autre bulle.

page(s) 70