Où tu vas, tu es

Apprendre à méditer en tous lieux et en toutes circonstances
Jean-Claude Lattès, 1994 , traduit en 1996
13 cm x 20 cm, 310 pages
J’ai lu, 2013


Couverture de Où tu vas, tu es
Couverture poche de Où tu vas, tu es

Quatrième de couverture

En 1979, le Dr Jon Kabat-Zinn s'associe à l'université du Massachusetts pour créer le Centre de recherche clinique pour la réduction du stress.

Ses méthodes, fondées sur les techniques bouddhiques de la méditation et de la pleine conscience, obtiennent très vite des succès remarquables, tant auprès de grands malades dont les souffrances sont enfin apaisées, qu'auprès de victimes de troubles psychiques qui reprennent goût à la vie. Mais le programme du Dr Kabat-Zinn propose aussi des applications préventives, comme la création d'une consultation pour les minorités urbaines défavorisées, ou l'élaboration d'un travail avec des prisonniers sur la maîtrise de leur agressivité.

Avec Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine et docteur en biologie moléculaire, a voulu élargir son public en s'adressant à tous ceux qui se laissent dévorer par le stress et la tension de la vie quotidienne. À ceux-là, toujours plus nombreux, il offre ce petit livre de sagesse qui ne se veut pas une méthode, mais une introduction à la pleine conscience. Débrancher le pilote automatique pour faire de chaque instant de sa vie un moment privilégié, un livre désormais devenu un classique dans le monde entier.

Extraits de l'ouvrage

• Préoccupés par le passé ou par l'avenir

En général, nous sommes plutôt préoccupés par ce qui est déjà arrivé dans le passé, ou par un avenir qui n'est pas encore là. Nous cherchons un ailleurs où nous espérons que tout sera meilleur ou comme avant. La plupart du temps, nous avons à peine conscience du conflit que cela provoque en nous.

Par exemple, nous assumons automatiquement que nos idées et nos opinions sur ce qui se passe autour de nous et ce qui se passe à l'intérieur de nous sont la vérité.

page(s) 14
• Être soi-même et mieux se connaître

La méditation aide simplement à être soi-même et à mieux se connaître.

page(s) 15
• Nous libérer de la camisole de l'inconscient

Lorsque nous nous engageons à « prêter attention », avec un esprit ouvert, dénué de tout préjugé, en faisant abstraction de nos sympathies ou de nos antipathies, de nos projections et de nos espoirs, de nouvelles possibilités s'ouvrent à nous qui nous permettent de nous libérer de la camisole de force de l'inconscient.

page(s) 24
• La discipline pour aller à la rencontre de notre ombre

Si la pratique de la pleine conscience paraît simple, elle n'est pas nécessairement facile. Elle exige beaucoup d'efforts et de discipline parce que les forces qui nous empêchent de « faire attention », c'est-à-dire nos habitudes et nos réactions automatiques, sont extrêmement tenaces. Ces habitudes sont si fortes et tellement ancrées en nous qu'il faut un engagement certain et un travail régulier pour atteindre et soutenir cet état de pleine conscience. […]

Ce travail est également révélateur car il nous permet littéralement de voir avec plus d'acuité des domaines de notre existence que nous préférions ignorer. Cela peut mettre en lumière des émotions profondément enfouies – tristesse, douleur, amour-propre blessé, colère, peur – sentiments d'habitude refoulés dans notre inconscient.

page(s) 26
• Un acte gratuit

[La méditation] est l'unique activité humaine, accomplie systématiquement et volontairement, par laquelle nous ne devons ni rechercher un résultat ni nous perfectionner – seulement être conscients. C'est sans doute cela qui en fait la valeur. Peut-être avons-nous tous besoin de faire un acte gratuit ?

Mais il n'est pas tout à fait correct de dire que la méditation relève du « faire ». C'est plus un état qu'une action. Quand nous comprenons que « tout est là », nous pouvons abandonner le passé et l'avenir et nous éveiller à ce que nous sommes maintenant, dans le moment présent.

page(s) 32-33
• Un avec le souffle

Respirer et avoir conscience que l'on respire. Cela n'implique pas de respirer profondément, ni de forcer sur l'expiration, ni d'essayer de sentir quelque chose de spécial. Encore moins de se demander si « on le fait bien ». Cela ne veut pas dire non plus penser à sa respiration. Il s'agit plutôt d'une conscience instinctive du souffle qui rentre et du souffle qui ressort.

page(s) 39
• Un bric-à-brac de vieilleries

Dès que l'on se met à apprivoiser son souffle, on s'aperçoit que l'absence de conscience est partout. Notre respiration nous enseigne que non seulement l'absence de conscience accompagne notre vie intérieure mais elle est cette vie intérieure.Nous nous en rendons compte en découvrant des milliers de fois combien il est difficile de coller à la respiration. De nombreuses intrusions surviennent qui nous emportent ailleurs et nous empêchent de nous concentrer. Nous constatons qu'au cours des années, les préjugés, les idées reçues, se sont accumulés dans notre esprit comme un bric-à-brac de vieilleries entassées dans un grenier.

page(s) 41