Petite philosophie des mandalas

Méditation sur la beauté du monde
Seuil, 2010
11 cm x 18 cm, 170 pages
Couverture de Petite philosophie des mandalas

Quatrième de couverture

Le terme mandala, principe clef du bouddhisme, est entré dans le langage courant. Avec le mandala, on apprend à retrouver un monde, une unité, ou à se sentir reliés à nouveau aux êtres et aux choses. Il questionne notre rapport à nous-mêmes et à ce qui nous entoure, démarche que l’on retrouve aussi bien dans la science, la psychanalyse, la philosophie que dans l’art moderne.

Une façon de trouver son centre.

Extraits de l'ouvrage

• Le joyau primordial

Toute la question est […] : mais comment s'ouvrir à la beauté, ce joyau primordial qui brille dans tout ce qui est quand nous le regardons justement, ou comme dirait Saint-Exupéry « avec le cœur » ?

page(s) 13
• Unifier

Lorsque nous dessinons ou contemplons un mandala, nous apprenons à unifier ensemble ce qui nous fait mal et ce qui nous éblouit, ce qui nous émerveille mais aussi ce qui nous fait peur.

page(s) 15
• Deux expériences conjointes

Le mandala repose sur deux expériences conjointes.

D'une part, nous apprenons à ne rien rejeter de ce qui est et à nous ouvrir aussi bien à la lumière qu'à l'ombre. Nous apprenons à les tisser ensemble, à ne pas les tenir séparées. Nous apprenons à faire que la douleur, au lieu de nous broyer, devienne chant.

D'autre part, nous faisons de cette unité gagnée un cœur ouvert et vibrant.

page(s) 16
• Le mandala est un monde

Le mandala est un monde qui se perçoit immédiatement car il n'est ni une accumulation de choses diverses ni un contenant, mais un espace unitaire dans lequel se déploie une situation ayant sa cohérence propre. Un jeu entre un espace et des limites.

page(s) 21
• Monde : totalité ou entièreté

[L]e terme de « monde » désigne aujourd'hui, pour nous, l'ensemble exhaustif de tout ce qui est, des insectes aux étoiles – et il renvoie donc à une énumération quantitative, un catalogue statistique, de tout ce qui s'y trouve ou, selon l'analyse de Kant, la « totalité des objets d'une expérience possible ». Le monde est devenu une totalité là où le mandala est une entièreté.

page(s) 22
• Le langage de l’unité

Aujourd'hui, l'image du mandala – cette figure tissée par des réseaux de liens autour d'un centre – touche nombre de gens […] Le mandala nous parle en effet la langue de l'unité – l'unité de notre corps, de nos émotions et de notre esprit, l'unité qui relie deux êtres humains qui s'aiment, l'unité qui relie la communauté de tous les êtres humains, l'unité qui nous relie à la nature.

page(s) 8
• Retrouver un monde

Le mandala nous apprend à retrouver un monde, c'est-à-dire l'unité où nous pouvons nous poser et nous sentir à nouveau reliés aux êtres et aux choses.

page(s) 9