Traité de morale pour triompher des emmerdes

Flammarion, 2019
13 cm x 21 cm, 170 pages
Couverture de Traité de morale pour triompher des emmerdes

Quatrième de couverture

Ce livre ne vous évitera pas les emmerdes mais il vous apprendra à les affronter.

Le nouveau livre de Fabrice Midal vous explique comment faire face aux difficultés.

En vous proposant une morale libérée des règles écrasantes, il vous fait découvrir des solutions là où vous pensiez qu'il n'y en avait plus. Reprenez votre vie en main !

Extraits de l'ouvrage

• Les paroles d’encouragement nous enfoncent

[L]es belles paroles d’encouragement ne suffisent pas. Elles ont même souvent l’effet inverse : elles sont une manière de ne pas affronter le réel, elles nous enfoncent dans la plainte, nous coupent de nous-mêmes, nous laissent perdus.

page(s) 12
• La réalité, c’est tout ce qui forme mon existence

La réalité, c’est tout ce qui forme mon existence, y compris ces petits grincements dont je pense qu’ils m’entravent : pourtant, ils sont la réalité même. C’est à eux que je dois poser des questions en regardant vers demain, vers la vie, vers ce qui fait sens pour moi. À cette condition, je retrouverai le désir de faire qui va me porter, me rendre heureux.

Notre rapport à la réalité est troublé par nos habitudes, par nos représentations, par nos constructions mentales et intellectuelles qui nous isolent dans une bulle illusoire, nous laissent à la marge de la vie. La réalité, ce sont ces fulgurances qui surgissent par effraction, qui sont parfois douloureuses, parfois simplement déstabilisantes, parfois extrêmement émouvantes.

page(s) 13
• La morale : faire au mieux dans la situation

Nous nous laissons souvent entraver dans nos vies par nos peurs, par nos habitudes, par les incertitudes, et nous en sommes malheureux.Or, agir est une exigence morale parce que c’est la seule manière de permettre à un être humain de s’accomplir. L’action est la vie même.

Au fond, la morale n’est que cela : ne pas renoncer, ne pas se laisser écraser, essayer de faire au mieux dans la situation qui se présente, telle qu’elle est. Prendre le risque d’aller avec ce que l’on pense être juste, après avoir regardé, avec vigilance et curiosité, les arêtes, les crevasses, les montagnes qui se dressent sur notre chemin et qui, si on accepte de les voir comme elles sont et non comme on appréhende qu’elles soient, se transforment en points d’appui pour avancer.

page(s) 17
• La psychothérapie est une ouverture au réel

La psychothérapie n’est pas un enfermement dans une identité, mais un questionnement qui défait les identités, ces fausses croyances qui nous égarent. Elle ne nous engloutit pas en nous-mêmes, mais elle a une dimension morale parce qu’elle est une ouverture au réel, une libération des filets qui nous entravent et que nous n’osons pas écarter. Elle ne se réalise pas dans une introspection solitaire, mais dans un dialogue dont on ne sait pas à l’avance ce qui surgira. Elle est ouverte sur l’avenir et jamais coincée dans le passé. Le vrai thérapeute ne définit pas, il dénoue. La pseudo-psychologie, elle, nous étiquette et nous emprisonne.

page(s) 22-23
• Mon être m’attend

« Mon être m’attend », disait […] Jankélévitch. Nous avons à le réaliser, à l’accomplir, à la faire être : il n’existe pas une fois pour toutes. Vertigineuse responsabilité ! Cela m’engage, m’oblige à avancer pour le rejoindre, le retrouver. Car je n’existe pas dans le passé, mais dans ce que j’ai à créer à partir de la réalité telle qu’elle est.

page(s) 24
• Danser avec la vague

La vague qui déferle ne peut pas être contrôlée ni annihilée. Refuser de la voir n’est pas non plus une solution : sa violence emporterait le surfeur le plus aguerri comme un simple fétu de paille. Le seul moyen de ne pas se laisser écraser par elle est d’entrer en rapport avec elle, de se mouvoir en harmonie avec elle, de danser avec elle et ainsi de la dompter.

page(s) 27
• La force, dire oui à la vie

La force naît quand nous apprenons à dire oui à la vie, à la laisser croître en nous plutôt que de nous auto-maltraiter par la plainte incessante. Elle n’est pas un préalable à l’engagement, mais une résultante de l’engagement.

page(s) 30