Trois minutes à méditer

L'iconoclaste, 2017
14 cm x 22 cm, 200 pages


Couverture de Trois minutes à méditer

Quatrième de couverture

Une introduction simple et joyeuse à la méditation. Chaque jour, trois minutes pour respirer, se concentrer et lâcher prise. Trois minutes en apesanteur avec soi-même.

Voilà plus de deux mille ans que l’on médite, en Orient comme en Occident. Aujourd’hui, les bénéfices de la méditation sont confirmés par de nombreuses études scientifiques. Laïque et accessible, la méditation de pleine conscience se pratique dans les cabinets des médecins, à l’école, dans l’entreprise ou chez soi. Nous offrant sérénité, force et lucidité, elle nous aide aussi à résister aux maux de notre époque : égoïsme, matérialisme, dispersion digitale.

Issu de l’émission de France Culture Trois minutes à méditer, ce livre propose 40 exercices pour prendre conscience de notre état intérieur, écouter la rumeur du monde ou contempler la nature. Véritable traité pour entrer en amitié avec soi-même et avec le monde, il nous invite à un fascinant entraînement de l’esprit.

Si vous êtes débutant, ces exercices, présentés par l’un des pionniers de la méditation laïque en France, vous donneront le goût d’aller plus loin. Si vous méditez déjà, ils peuvent être un moyen de rafraîchir votre pratique et de la faire vivre chaque jour.

 

Extraits de l'ouvrage

• La force intérieure : méditation de la montagne

Des tempêtes peuvent souffler à votre esprit, des pensées, des émotions, des inquiétudes douloureuses peuvent balayer votre conscience. Mais vous aussi vous pouvez rester là posé, centré, à respirer quoiqu'il advienne. Les nuages passeront et le ciel bleu reviendra, sur la montagne comme dans votre esprit.

page(s) Chronique n°13
• L’instant présent

Notre esprit est capable de vagabonder dans le temps, mais pas notre corps. Le corps, lui, est toujours dans le présent.

page(s) Chronique n°14
• Regarder les humains avec tendresse

Comme l'écrit le poète Christian Bobin : « Quelque soit la personne que tu regardes, saches qu'elle a déjà plusieurs fois traversé l'enfer. »

Tous ces humains ont pleuré, ont connu le malheur, les trahisons, les abandons. Parmi les plus âgés, beaucoup sont malades, ont vu mourir des proches. Tous vont mourir un jour, peut-être prochain. Tous vont pleurer et trembler quand ils vont le comprendre. Comme vous, comme moi, comme nous tous, même les agaçants, même les vantards, même les bruyants. Tous ne sont que de petites choses fragiles, mortelles. Tous méritent notre tendresse et notre compassion.

page(s) Chronique n°18
• Le bavardage des pensées

Dès que nous nous éveillons, des idées, des projets, des images, des envies envahissent notre esprit. Notre cerveau produit des pensées, comme nos poumons produisent du souffle, c'est normal. Mais nous pouvons prendre de la distance avec ces pensées, les repérer, les observer, sans y adhérer, sans les suivre ; s'apercevoir qu'elles nous ont embarqués et nous en détacher. Les laisser passer comme si, au bord d'un fleuve, nous regardions passer les flots au lieu de nous y débattre.

page(s) Chronique n°2
• Ne rien faire

Dans la méditation, on demande souvent aux participants de se désengager des actions et des distractions, et de ne rien faire. Ne rien faire, cela ne consiste pas à somnoler ou à rêvasser, mais à rester pleinement éveillé dans la non action. […]

[L]a non action, ce n'est pas l'inaction. C'est une pleine activité intérieure dans la non activité extérieure. C'est un plein éveil. On ne fait rien, mais on ressent tout, on voit tout, on écoute tout. Comme le dit le philosophe André Comte-Sponville en parlant de la méditation zen : « Certes il s'agit de ne rien faire, mais à fond. »

page(s) Chronique n°25
• Savourer

Nous commettons souvent cette erreur : voir ou sentir les instants de bonheur ou de beauté, mais ne pas nous y rendre présents. Ce n'est pas la même chose de noter mentalement que le ciel est beau ou bien de tout arrêter pour savourer. Car pour savourer, il faut s'arrêter pour de vrai et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.

page(s) Chronique n°3
• Le corps

Souvent nous faisons un mauvais usage de notre corps. Nous nous en servons comme d'un outil qui doit nous obéir. Nous ne faisons attention à lui que lorsqu'il nous fait souffrir ou qu'il nous donne du plaisir. Puis nous le négligeons. Et nous privilégions encore et toujours la pensée sur les ressentis. En méditation, on apprend à utiliser son corps de manière plus respectueuse et intelligente, en commençant par se mettre à son écoute régulièrement.

page(s) Chronique n°8