Extraits étiquetés avec : mandala

  • Être pleinement là

    On pourrait dire que le fait qu'on ne nous ait pas offert un siège de cabinet confortable sur lequel nous percher est un don de Dieu. On nous a présenté au contraire une lame de rasoir en guise de siège. Impossible de se percher sur une lame de rasoir, on ne peut qu'y être, en restant attentif. La lame de rasoir est une expression de l'espace de tous les autres domaines. Il se peut que les autres endroits soient menaçants et que la lame de rasoir devienne un lieu confortable sur lequel s'asseoir, comme il se peut que les autres endroits soient accueillants et que la lame soit menaçante.

    Quoi qu'il en soit, ce qui compte c'est la sensation d'être pleinement là, sans une once d'hésitation. Toute la situation devient extrêmement puissante et spacieuse, ce qui correspond à l'aspect éveillé ou transcendant du maṇḍala.

    Couverture de Mandala
    page(s) 33-34
  • Le maṇḍala, existence interdépendante des choses

    Le mot maṇḍala signifie littéralement « association » ou « société ». Le terme tibétain est kyilkhor. Kyil signifie « centre » et khor signifie « bordure », « gestalt », « périphérie ». C'est une façon d'aborder les choses sous un angle relatif : si cela existe, alors ceci existe, et si ceci existe, alors cela existe. Les choses existent en interdépendance, et cette existence interdépendante des choses se produit sous la forme d'un chaos ordonné.

    Couverture de Mandala
    page(s) 29
  • Notre confusion est méthodique

    Pour commencer, il faut examiner l'idée de chaos ordonné, qui est le principe du maṇḍala. Celui-ci est ordonné parce qu'il présente une structure ; et il est chaos dans la mesure où travailler sur cet ordre est désorientant. […]

    Si je dis que le chaos est ordonné, c'est que notre confusion est méthodique. En d'autres termes, elle est voulue. Elle est voulue parce que nous décidons de nous évader de nous-mêmes intentionnellement. Nous décidons de boycotter la sagesse et l'éveil.

    Couverture de Mandala
    page(s) 15-16
  • Un rituel vivant

    [L]'esprit dans lequel un rituel est effectué le différencie d'une corvée ennuyeuse ou d'une habitude machinale.

    C'est le soin porté à inventer ce qui le constitue – gestes, paroles, etc. –, l'attention à le suivre et l'unité des participants dans un même mouvement qui caractérisent un rituel vivant et qui font qu'il ouvre sur un monde au sens du mandala.

    Couverture de Méditer avec les enfants
    page(s) 37
  • Monde : totalité ou entièreté

    [L]e terme de « monde » désigne aujourd'hui, pour nous, l'ensemble exhaustif de tout ce qui est, des insectes aux étoiles – et il renvoie donc à une énumération quantitative, un catalogue statistique, de tout ce qui s'y trouve ou, selon l'analyse de Kant, la « totalité des objets d'une expérience possible ». Le monde est devenu une totalité là où le mandala est une entièreté.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 22
  • Le mandala est un monde

    Le mandala est un monde qui se perçoit immédiatement car il n'est ni une accumulation de choses diverses ni un contenant, mais un espace unitaire dans lequel se déploie une situation ayant sa cohérence propre. Un jeu entre un espace et des limites.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 21
  • Deux expériences conjointes

    Le mandala repose sur deux expériences conjointes.

    D'une part, nous apprenons à ne rien rejeter de ce qui est et à nous ouvrir aussi bien à la lumière qu'à l'ombre. Nous apprenons à les tisser ensemble, à ne pas les tenir séparées. Nous apprenons à faire que la douleur, au lieu de nous broyer, devienne chant.

    D'autre part, nous faisons de cette unité gagnée un cœur ouvert et vibrant.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 16
  • Unifier

    Lorsque nous dessinons ou contemplons un mandala, nous apprenons à unifier ensemble ce qui nous fait mal et ce qui nous éblouit, ce qui nous émerveille mais aussi ce qui nous fait peur.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 15
  • Retrouver un monde

    Le mandala nous apprend à retrouver un monde, c'est-à-dire l'unité où nous pouvons nous poser et nous sentir à nouveau reliés aux êtres et aux choses.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 9
  • Le langage de l’unité

    Aujourd'hui, l'image du mandala – cette figure tissée par des réseaux de liens autour d'un centre – touche nombre de gens […] Le mandala nous parle en effet la langue de l'unité – l'unité de notre corps, de nos émotions et de notre esprit, l'unité qui relie deux êtres humains qui s'aiment, l'unité qui relie la communauté de tous les êtres humains, l'unité qui nous relie à la nature.

    Couverture de Petite philosophie des mandalas
    page(s) 8