Extraits étiquetés avec : non-jugement

  • Voir sans juger

    Méditer comme une montagne avait également modifié le rythme de ses pensées. Il avait appris à « voir » sans juger, comme s'il donnait à tout ce qui pousse sur la montagne « le droit d'exister ».

    Couverture de Écrits sur l’hésychasme
    page(s) 14
  • Écouter d’un cœur tranquille

    La première chose qu'il apprit ce fut à écouter, à écouter d’un cœur tranquille, l'âme ouverte et attentive, sans passion, sans désir, sans jugement, sans opinion.

    Couverture de Siddhartha
    page(s) 142
  • Être en suspens

    Être en suspens, c'est revenir à la pénombre, à un point de relatif aveuglement et d'une certaine manière s'y tenir. Car en s'y tenant, autre chose apparaît, une autre limite, une autre rive.

    Quand le sujet ne cède pas aux mirages de l'intentionnalité, qu'il tente de désengager de son acte, de ses projections, de ses mouvements identificatoires, il arrive, en un certain sens, à faire rendre gorge à la subjectivité même. C'est une sorte d'universalité qui s'éprouve sur ce seuil. Le pas du funambule, s'il se suspend ainsi si près du vide, n'est peut-être plus tellement celui d'un personnage qui marche mais d'un corps tout entier devenu équilibre.

    La suspension du jugement est difficile et très artificielle, c'est un exercice épuisant, car ce qui risque de venir alors à la rencontre du sujet est hétérogène à sa nature. Non soluble dans son identité, lui venant du bord non familier, non apprivoisé du réel. Ce dont la névrose ordinaire a en horreur, elle dont le mouvement principal consiste toujours à ramener l'inconnu vers le connu, à n'importe quel prix.

    La philosophie, parce qu'elle est par essence le premier espace de questionnement, est un art du suspens.

    Couverture de Éloge du risque
    page(s) 36
  • Entendre la vérité

    Quand nous sommes […] totalement immergés [dans l'écoute musicale], notre esprit se retrouve à un niveau différent. Nous écoutons sans jugement ni interprétation intellectuelle, parce que nous écoutons avec le cœur. C'est ainsi qu'il faut écouter quand on veut entendre la vérité.

    Couverture de Bouddha rebelle
    page(s) 15
  • Regarder sans condamner

    Nous avons tous le désir d'être en sécurité, d'être tranquilles dans notre petit monde mesquin, ce monde « d'un ordre bien établi », lequel est désordre, le monde de toutes nos relations particulières bien à nous et que nous ne voulons pas voir troublé – les rapports établis entre l'homme et la femme où ils se cramponnent l'un à l'autre – et où règnent la souffrance, la méfiance, la peur, où il y a danger, jalousie, colère et domination.

    Il existe une manière de regarder en nous-même sans qu'il y ait peur ou danger : c'est de regarder sans condamner, sans justifier d'aucune manière, de simplement regarder sans interpréter, sans juger, sans soupeser. Pour cela, l'esprit doit être ardent dans son désir d'apprendre par son observation de ce qui est réel.

    Couverture de Le vol de l’aigle
    page(s) 26
  • Utiliser les pensées et les émotions

    Les pensées et les émotions ne cesseront jamais de se manifester. Le but de la pratique n'est pas de les éliminer. On ne peut pas davantage y mettre un terme que l'on ne peut arrêter les circonstances extérieures qui semblent jouer en notre faveur ou en notre défaveur. En revanche, on peut choisir d'accueillir ces mouvements de l'esprit et de coopérer avec eux. À un certain niveau, pensées et émotions ne sont rien d'autre que des sensations. On peut les mettre à profit pour progresser sur la voie à condition de ne pas les solidifier en les qualifiant de bonnes ou de mauvaises, justes ou fausses, favorables ou défavorables.

    Savoir utiliser à bon escient ses pensées et émotions consiste à observer la façon dont elles se manifestent et se dissolvent. Quand on pratique cet exercice, on s'aperçoit qu'elles sont insubstantielles. Lorsque l'on est capable de les voir comme des « transparences », on comprend qu'elles n'ont pas le pouvoir de nous attacher, de nous égarer ni d'altérer notre sens de la réalité. Et l'on ne s'attend plus à ce qu'elles cessent. Le fait même de penser qu'elles devraient cesser est en soi une erreur. La méditation permet de se libérer de cette conception erronée.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 42-43
  • Concilier notre potentiel et nos névroses

    Il nous faut atteindre une certaine maturité pour apprendre à concilier notre potentiel et nos névroses. La pratique de l'observation de l'esprit permet de développer cette maturité.

    Cette réflexion introspective désigne l'attitude d'esprit et la méthode qui consistent à regarder en toute lucidité et sans jugement de valeur tout ce qui surgit dans notre esprit. C'est un exercice difficile : nous avons en effet tendance à rejeter nos expériences déplaisantes et à susciter les plus agréables. La beauté et la bonté extraordinaires inhérentes à cette méthode résident dans le fait qu'elle exige tout simplement de faire l'expérience de l'ensemble de ce que nous vivons.

    Couverture de Petit guide du bouddhisme à l’usage de tous
    page(s) 26-27
  • Chaque expérience est unique

    Lorsqu'un enfant s'exprime sur son expérience durant la méditation, par la parole ou le dessin, il est capital de lui laisser toute latitude pour donner son point de vue.

    Chacun doit avoir la possibilité de témoigner d'un vécu différent de celui des autres enfants ou de l'adulte, sans que son témoignage soit jugé ou comparé.

    Couverture de Méditer avec les enfants
    page(s) 31
  • Comme dans un miroir que rien ne peut obscurcir

    Comme le dit Wanshi : « Tout fonctionne sans laisser de trace. Tout est reflété comme dans un miroir que rien ne peut obscurcir. » L'esprit et tous les phénomènes s'harmonisent puisqu'on pratique sans utiliser sa conscience personnelle. C'est-à-dire sans vouloir obtenir quelque chose ou rejeter quoi que ce soit, sans juger, sans discriminer, avec un esprit complètement ouvert – mushin – sans intention, sans arrière-pensées. Ainsi on peut trouver la paix de l'esprit.

    Couverture de Le champ de la vacuité
    page(s) 13
  • Ne pas se juger pour les escapades de son esprit

    Bien entendu, je pouvais encore être emporté par des pensées ou des lambeaux de rêverie, passer d'un état d'agitation à un état de torpeur. Mon père me conseilla une autre fois de ne pas trop m'inquiéter de ces événements anodins. Je me rappellerais tôt ou tard qu'il fallait retourner à la simple tâche d'observer tout ce qui se passait à l'instant présent. L'important, c'était de ne pas me juger pour ces baisses d'attention. Cela s'avéra une leçon essentielle parce que, en effet, je n'arrêtais pas de me juger pour ces dérives.

    Mais voici que, une fois encore, cette instruction m'enjoignant de simplement observer mon esprit fut à l'origine d'une surprenante réalisation. Ce qui, dans l'ensemble, me dérangeait, c'étaient ces jugements sur mon expérience.

    Couverture de Bonheur de la sagesse
    page(s) 31
  • Le cœur ouvert et sans jugement

    Je vais être opérée sous peu – avec un diagnostic sévère.

    Je serais heureuse que vous receviez cette nouvelle comme je l'ai reçue : le cœur ouvert et sans jugement. Toute existence est singulière ; celle que je vis – et qui peut-être se prolongera – est une vraie vie pleine à ras bord d'amour et d'amitié, de rencontres et de ferveur, d'engagements pour le vivant et de folie. Les épreuves y ont leur place comme tout le reste et je reçois sans marchander celle qui maintenant vient à ma rencontre.

    Couverture de Derniers fragments d’un long voyage
    page(s) 14-15
  • Communion totale

    Au cours des jours d'éveil, j'étais pour ainsi dire Un avec toute chose, j'étais en fusion avec elles, en communion totale. Pourtant, mon sentiment d'avoir une individualité diffuse subsistait. Ma conscience subjective était suffisamment présente pour me permettre de jouir de ce qui se passait. Par contre, mon sens du jugement s'était évanoui. J'appréciais tout ce qui se passait sans discrimination.

    Couverture de La guérison du cœur
    page(s) 238
  • Regarder, sans condamner, la dévastation

    [C]e sera toujours la noblesse des doux de pouvoir, sans condamner, poser un regard sur ce qui dévaste et sur ce que dévastent les violents.

    Couverture de Puissance de la douceur
    page(s) 30
  • Philia ambassadrice d'agapê

    La Grèce ancienne distinguait quatre degrés d'aimer : porneia, eros, philia, agapê, soit la sexualité basse et vulgaire, le désir amoureux, l'amitié, enfin l'amour pur et universel. Ainsi, l'amitié est ce qui s'approche le plus de l'amour véritable qui est don total, patience, non-jugement. Philia n'est pas la servante d'agapê, elle en serait plutôt l'ambassadrice. Philia joue aussi le rôle d'éducatrice d'eros, lui enseignant ce qu'il ne voit pas encore, l'élevant au-dessus du désir égoïste, de la soif de sensualité, du goût de la fusion et de l'appropriation.

    L'amitié est l'annonciation de l'Amour. Et il y a plus loin d'eros à philia que de philia à agapê.

    Couverture d'Aimer d’amitié
    page(s) 29
  • La psychothérapie comme moyen habile

    Je suggère souvent à un étudiant de suivre une thérapie. Je la vois comme un moyen habile particulier qui est, pour certains, extrêmement utile. Pour certains d'entre nous, travailler régulièrement avec un thérapeute qui ne porte pas de jugement permet de vaincre les peurs et de développer enfin la bienveillance envers nous-mêmes.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 187 (21 - Inverser la roue du samsara)
  • Observer sans juger

    La première méthode, ne plus lutter, est résumée dans les consignes de śamatha-vipassanā. Quand nous nous asseyons en méditation, quoi qu'il se présente à notre esprit, nous le regardons en face, l'appelons « penser » et revenons à la simplicité et au caractère immédiat de la respiration. Encore et toujours, nous revenons à la conscience éveillée d'origine, dénuée de concepts. La pratique de la méditation est la manière dont nous cessons de lutter contre nous-mêmes, contre les circonstances, les émotions ou les sautes d’humeur. Cette instruction de base est l'outil dont nous pouvons nous servir pour apprendre à pratiquer et à mener notre vie. Quoi qu'il advienne, nous pouvons l'observer sans porter de jugement.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 166-167 (19 - Trois méthodes pour travailler avec le chaos)
  • Toucher une bulle avec une plume

    [Dans la méditation o]n nous encourage à ne rien juger de ce qui surgit dans notre esprit. Qui plus est, on nous recommande de ne pas nous accrocher à ce qui s'y produit. Ce que d'habitude nous appelons bon ou mauvais, nous nous contentons de le reconnaître comme du « penser », sans tout le cinéma habituel qui accompagne le bon ou le mauvais. On nous enseigne à laisser les pensées aller et venir comme si on touchait une bulle avec une plume. Cette discipline simple nous prépare à cesser le combat et à découvrir un état frais et sans préjugé.

    Couverture de Quand tout s’effondre
    page(s) 83 (9 - Six sortes de solitude)
  • Assumer la responsabilité de ses actes

    Assumer la responsabilité de ses actes est une autre façon de parler de l'éveil de la bodhicitta, parce qu'une partie de la prise de responsabilité consiste à être capable de voir les choses très clairement. Une autre partie de cette responsabilité c'est la douceur, ce qui suppose aussi de ne pas porter de jugements, ne pas désigner les choses comme justes ou fausses, bonnes ou mauvaises mais plutôt se regarder soi-même avec douceur et honnêteté. Enfin, c'est aussi la capacité de continuer à aller de l'avant.

    Couverture de La voie commence là où vous êtes
    page(s) 153 (18 - Prendre la responsabilité de ses actes)
  • Laisser passer les idées, aussi farfelues soient-elles

    [Q]uelles que soient les idées qui me passent par la tête, aussi farfelues soient-elles, il n'y a aucun problème. Si j'ai envie d'étrangler ma belle-mère avec son soutien-gorge, je laisse passer. Cette idée ne s'attarde pas en moi. Je la laisse quitter mon esprit avec bienveillance, sans la condamner. Car cela aussi serait la retenir, la fixer. Le bouddhisme tibétain suggère de regarder nos pensées comme s'il s'agissait de nos enfants que nous contemplons, que nous surveillons paisiblement.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 113
  • Écouter l'autre sans le juger

    Il ne s'agit bien entendu pas de figer « l'ami dans le bien » dans une définition. Mais ce qui me semble le caractériser, c'est le non-jugement. Les textes zen emploient l'image du miroir vide à ce propos. Force est de constater que la chose la plus difficile, en tous cas à mes yeux, est d'écouter l'autre sans le juger.

    Couverture du Petit traité de l’abandon
    page(s) 23